ANSM - Mis ÃÂ jour le : 17/06/2022
1. DENOMINATION DU MEDICAMENTÂ Â 
OXOMEMAZINE VIATRIS 0,33 mg/ml, sirop
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVEÂ Â 
Oxomémazine...................................................................................................................... 0,033 g
pour 100 ml de sirop.
Excipient àeffet notoire : Ce médicament contient 730 mg de saccharose et 3 mg de benzoate de sodium par ml de sirop.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques  
4.2. Posologie et mode d'administration  
RESERVE A L'ADULTE ET A L'ENFANT DE PLUS DE 2 ANS.
Posologie
Chez l'adulte
10 ml par prise, 4 fois par jour.
Population pédiatrique
Chez lâÂÂenfant, la posologie quotidienne est fonction du poids de l'enfant (1 ml de sirop par kg de poids corporel et par jour), soit àtitre indicatif :
÷ enfant de 13 à20 kg (soit 2 à6 ans) : 5 ml par prise, 2 à3 fois par jour,
÷ enfant de 20 à30 kg (soit 6 à10 ans) : 10 ml par prise, 2 à3 fois par jour,
÷ enfant de 30 à40 kg (soit 10 à12 ans) : 10 ml par prise, 3 à4 fois par jour.
÷ enfant de plus de 40 kg (soit 12 ans) : 10 ml par prise, 4 fois par jour.
Les prises sont àrenouveler en cas de besoin et espacées de 4 heures minimum.
Mode dâÂÂadministration
Voie orale.
Utiliser le gobelet doseur.
Il convient de privilégier les prises vespérales en raison de l'effet sédatif, surtout en début de traitement, de l'oxomémazine.
Ce médicament est CONTRE-INDIQUE dans les cas suivants :
÷ hypersensibilité àla substance active ou àlâÂÂun des excipients mentionnés àla rubrique 6.1, notamment aux antihistaminiques.
÷ en raison de la présence d'oxomémazine :
o nourrisson (moins de 2 ans) (voir rubrique 4.4),
o antécédents d'agranulocytose,
o risque de rétention urinaire liée àdes troubles urétro-prostatiques,
o risque de glaucome par fermeture de l'angle,
÷ en association avec la cabergoline et le quinagolide (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  
Les toux productives, qui sont un élément fondamental de la défense broncho-pulmonaire, sont àrespecter.
Il est illogique d'associer un expectorant ou un mucolytique àce médicament antitussif.
Avant de prescrire un traitement antitussif, il convient de rechercher les causes de la toux qui requièrent un traitement spécifique.
Si la toux résiste àun antitussif administré àune posologie usuelle, on ne doit pas procéder àune augmentation des doses, mais àun réexamen de la situation clinique.
Précautions d'emploi
LIEES A LA PRESENCE DâÂÂOXOMEMAZINE :
Dans la mesure où les phénothiazines ont été considérées comme d'hypothétiques facteurs de risque dans la survenue de mort subite du nourrisson, l'oxomémazine ne doit pas être utilisée chez l'enfant de moins de 2 ans.
La surveillance (clinique et éventuellement électrique) doit être renforcée chez les épileptiques en raison de la possibilité d'abaissement du seuil épileptogène.
L'oxomémazine doit être utilisée avec prudence :
÷ chez le sujet âgé présentant:
o une plus grande sensibilité àl'hypotension orthostatique, aux vertiges et àla sédation,
o une constipation chronique (risque d'iléus paralytique),
o une éventuelle hypertrophie prostatique,
÷ chez les sujets porteurs de certaines affections cardio-vasculaires, en raison des effets tachycardisants et hypertenseurs des phénothiazines,
÷ en cas d'insuffisance hépatique et/ou rénale sévères (en raison du risque d'accumulation).
En cas d'utilisation chez l'enfant, il convient d'éliminer un asthme bronchique ou un reflux gastro-à Âsophagien avant d'utiliser l'oxomémazine comme antitussif.
La prise de boissons alcoolisées ou de médicaments contenant de l'alcool (voir rubrique 4.5) est fortement déconseillée pendant la durée du traitement.
Compte-tenu de l'effet photosensibilisant des phénothiazines, il est préférable de ne pas s'exposer au soleil pendant le traitement.
Les antihistaminiques H1 doivent être utilisés avec prudence en raison du risque de sédation. L'association avec d'autres médicaments sédatifs doit être déconseillée (voir rubrique 4.5).
Excipients
Ce médicament contient :
÷ 3,7 g de saccharose pour une dose unitaire de 5 ml de sirop.
÷ 7,3 g de saccharose pour une dose unitaire de 10 ml de sirop. Ceci est àprendre en compte pour les patients atteints de diabète sucré.
Les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient :
÷ 15,0 mg de benzoate de sodium pour une dose unitaire de 5 ml de sirop.
÷ 30,0 mg de benzoate de sodium pour une dose unitaire de 10 ml de sirop.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c.-à-d. quâÂÂil est essentiellement ë sans sodium û.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  
+ Médicaments abaissant le seuil épileptogène
L'utilisation conjointe de médicaments proconvulsivants, ou abaissant le seuil épileptogène, devra être soigneusement pesée, en raison de la sévérité du risque encouru. Ces médicaments sont représentés notamment par la plupart des antidépresseurs (imipraminiques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), les neuroleptiques (phénothiazines et butyrophénones), la méfloquine, la chloroquine, le bupropion, le tramadol.
+ Médicaments atropiniques
Il faut prendre en compte le fait que les substances atropiniques peuvent additionner leurs effets indésirables et entraîner plus facilement une rétention urinaire, une poussée aiguë de glaucome, une constipation, une sécheresse de la bouche, etc.
Les divers médicaments atropiniques sont représentés par les antidépresseurs imipraminiques, la plupart des antihistaminiques H1 atropiniques, les antiparkinsoniens anticholinergiques, les antispasmodiques atropiniques, le disopyramide, les neuroleptiques phénothiaziniques ainsi que la clozapine.
+ Médicaments sédatifs
Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer àdiminuer la vigilance. Il s'agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide.
Associations contre-indiquées
+ Dopaminergiques, hors Parkinson (cabergoline, quinagolide) : antagonisme réciproque de lâÂÂagoniste dopaminergique et des neuroleptiques.
Associations déconseillées
+ Autres médicaments sédatifs : potentialisation de lâÂÂeffet sédatif des antihistaminiques H1.
+ Consommation dâÂÂalcool : majoration par lâÂÂalcool de lâÂÂeffet sédatif de ces substances. LâÂÂaltération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et lâÂÂutilisation de machines. Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
Associations faisant l'objet de précautions dâÂÂemploi
+ Topiques gastroâÂÂintestinaux, antiacides et charbon : diminution de lâÂÂabsorption digestive des neuroleptiques phénothiaziniques. Prendre les topiques gastroâÂÂintestinaux et antiacides àdistance des neuroleptiques phénothiaziniques (plus de 2 heures, si possible).
Associations ÃÂ prendre en compte
+ Antihypertenseurs : majoration du risque dâÂÂhypotension, notamment orthostatique.
+ BêtaâÂÂbloquants (sauf esmolol et sotalol) : effet vasodilatateur et risques dâÂÂhypotension, notamment orthostatique (effet additif).
+ BêtaâÂÂbloquants dans lâÂÂinsuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédidol, métoprolol, nébivolol) : effet vasodilatateur et risques dâÂÂhypotension, notamment orthostatique (effet additif).
+ Dérivés nitrés et apparentés : majoration du risque dâÂÂhypotension, notamment orthostatique.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  
Grossesse
Aspect malformatif
Il n'y a pas de données fiables de tératogenèse chez l'animal.
Il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou fà Âtotoxique de l'oxomémazine lorsqu'elle est administrée pendant la grossesse.
Aspect fà Âtotoxique
Chez les nouveau-nés de mères traitées au long cours par de fortes posologies de médicaments anticholinergiques ont été rarement décrits des signes digestifs liés aux propriétés atropiniques (distension abdominale, iléus méconial, retard àl'émission du méconium, difficulté de la mise en route de l'alimentation, tachycardies, troubles neurologiques...).
Compte-tenu de ces données, l'utilisation de ce médicament est déconseillée au cours du premier trimestre de la grossesse. Il ne sera prescrit que si nécessaire par la suite, en se limitant au 3ème trimestre, àun usage ponctuel.
Si l'administration de ce médicament a eu lieu en fin de grossesse, il semble justifié d'observer une période de surveillance des fonctions neurologiques et digestives du nouveau-né.
Allaitement
Le passage de l'oxomémazine dans le lait maternel n'est pas connu. Compte-tenu des possibilités de sédation ou d'excitation paradoxale du nouveau-né, et plus encore des risques d'apnée du sommeil évoqués avec les phénothiazines, ce médicament est déconseillé en cas d'allaitement.
4.7. Effets sur l'aptitude àconduire des véhicules et àutiliser des machines  
Ce phénomène est accentué par la prise de boissons alcoolisées ou de médicaments contenant de l'alcool.
4.8. Effets indésirables  
Les caractéristiques pharmacologiques de la molécule d'oxomémazine sont àl'origine d'effets indésirables d'inégale intensité et liés ou non àla dose (voir rubrique 5.1) :
Effets neurovégétatifs :
÷ sédation ou somnolence, plus marquée en début de traitement;
÷ effets anticholinergiques àtype de sécheresse des muqueuses, constipation, troubles de l'accommodation, mydriase, palpitations cardiaques, risque de rétention urinaire;
÷ hypotension orthostatique;
÷ troubles de l'équilibre, vertiges, baisse de la mémoire ou de la concentration (plus fréquent chez le sujet âgé);
÷ incoordination motrice, tremblements;
÷ confusion mentale, hallucinations;
÷ plus rarement, effets àtype d'excitation: agitation, nervosité, insomnie.
Réactions de sensibilisation :
÷ érythèmes, eczéma, prurit, purpura, urticaire éventuellement géant;
÷ à Âdème, plus rarement à Âdème de Quincke;
÷ choc anaphylactique;
÷ photosensibilisation.
Troubles hématologiques :
÷ leucopénie, neutropénie, agranulocytose exceptionnelle;
÷ thrombocytopénie;
÷ anémie hémolytique.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
Un traitement symptomatique sera institué en milieu spécialisé.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUESÂ Â 
5.1. Propriétés pharmacodynamiques  
Classe pharmacothérapeutique : antihistaminiques àusage systémique, code ATC : R06AD08 (R: Système respiratoire).
Oxomémazine : antihistaminique H1, phénothiazine àchaîne latérale aliphatique, qui se caractérise par :
÷ un effet sédatif marqué aux doses usuelles, d'origine histaminergique et adrénolytique centrale ;
÷ un effet anticholinergique àl'origine d'effets indésirables périphériques ;
÷ un effet adrénolytique périphérique, pouvant retentir au plan hémodynamique (risque d'hypotension orthostatique).
Les antihistaminiques ont en commun la propriété de s'opposer, par antagonisme compétitif plus ou moins réversible, aux effets de l'histamine notamment sur la peau, les bronches, l'intestin, et les vaisseaux.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques  
Les données de pharmacocinétique avec l'oxomémazine font défaut.
Pour l'ensemble des antihistaminiques, notamment phénothiaziniques, des éléments d'ordre général peuvent être apportés :
÷ La biodisponibilité est généralement moyenne.
÷ Le cas échéant, le métabolisme peut être intense, avec formation de nombreux métabolites, ce qui explique le très faible pourcentage de produit retrouvé inchangé dans les urines.
÷ La demi-vie est variable mais souvent prolongée, autorisant une seule prise quotidienne.
÷ La liposolubilité de ces molécules est àl'origine de la valeur élevée du volume de distribution.
Variation physiopathologique : risque d'accumulation des antihistaminiques chez les insuffisants rénaux ou hépatiques.
5.3. Données de sécurité préclinique  
Glycérol, saccharose, acide citrique monohydraté, citrate de sodium, benzoate de sodium, arôme caramel, colorant caramel (E150c), eau purifiée.
Composition de l'arôme caramel : vanilline, éthylvanilline, benzaldéhyde, propylène glycol.
6.3. Durée de conservation  
Après ouverture : 6 mois.
6.4. Précautions particulières de conservation  
Avant ouverture : pas de précautions particulières de conservation.
Après ouverture : àconserver àune température ne dépassant pas 25ðC.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur  
150 ml en flacon (verre brun type III) avec gobelet doseur (polypropylène) avec capsule (polyéthylène basse densité).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières dâÂÂélimination et de manipulation  
Pas d'exigences particulières.
7. TITULAIRE DE LâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
1 RUE DE TURIN
69007 LYON
8. NUMERO(S) DâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
34009 492 466 9 4 : 150 ml en flacon (verre brun) avec gobelet doseur (polypropylène).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LâÂÂAUTORISATION  
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTEÂ Â 
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUESÂ Â 
Médicament non soumis àprescription médicale.