ANSM - Mis ÃÂ jour le : 22/07/2022
1. DENOMINATION DU MEDICAMENTÂ Â 
PANTOPRAZOLE VIATRIS CONSEIL 20 mg, comprimé gastro-résistant
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVEÂ Â 
Chaque comprimé gastro-résistant contient 22,55 mg de pantoprazole sodique sesquihydraté, équivalent à20 mg de pantoprazole.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé gastro-résistant.
Comprimés pelliculés jaune foncé, ovales, biconvexes, dâÂÂenviron 4,3 mm sur 8,4 mm, sans marque sur chaque face.
4.1. Indications thérapeutiques  
4.2. Posologie et mode d'administration  
La dose recommandée par voie orale est de 20 mg de pantoprazole (un comprimé) par jour.
La prise des comprimés pendant 2 ou 3 jours consécutifs peut être nécessaire pour l'obtention d'une amélioration des symptômes. Une fois les symptômes disparus, le traitement doit être arrêté.
La durée du traitement ne doit pas excéder 4 semaines sans avis médical.
En cas de persistance des symptômes après 2 semaines de traitement continu, le patient doit consulter un médecin.
Populations particulières
Aucune adaptation de la dose nâÂÂest nécessaire chez le sujet âgé ou lâÂÂinsuffisant hépatique ou rénal.
Population pédiatrique
LâÂÂutilisation de PANTOPRAZOLE VIATRIS CONSEIL nâÂÂest pas recommandée chez lâÂÂenfant et lâÂÂadolescent de moins de 18 ans en raison de lâÂÂinsuffisance des données relatives àson efficacité et sa tolérance.
Mode dâÂÂadministration
PANTOPRAZOLE VIATRIS CONSEIL, ne doit pas être croqué ou écrasé. Il doit être avalé entier avec un peu dâÂÂeau avant un repas.
Ne doit pas être administré avec lâÂÂatazanavir (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  
Il est conseillé aux patients de prendre un avis médical en cas :
÷ De perte non intentionnelle de poids, anémie, saignement digestif, dysphagie, vomissements persistants ou vomissements avec du sang, car la prise de pantoprazole peut masquer les symptômes et retarder le diagnostic dâÂÂune affection sévère. Dans ces cas, une affection maligne doit être écartée.
÷ DâÂÂantécédents dâÂÂulcère gastrique ou de chirurgie digestive.
÷ De traitement symptomatique continu dâÂÂune digestion difficile ou dâÂÂun pyrosis depuis 4 semaines ou plus.
÷ De jaunisse, dâÂÂinsuffisance hépatique ou de maladie hépatique.
÷ De toute autre maladie grave affectant lâÂÂétat général.
÷ DâÂÂapparition de nouveaux symptômes ou modification récente de symptômes chez des patients âgés de plus de 55 ans.
Les patients souffrant de troubles persistants et récidivants de type digestion difficile (dyspepsie) ou brûlures dâÂÂestomac (pyrosis) doivent régulièrement consulter leur médecin. Plus particulièrement, les patients âgés de plus de 55 ans prenant quotidiennement un médicament en vente libre en raison dâÂÂune digestion difficile ou de brûlures dâÂÂestomac doivent en informer leur pharmacien ou leur médecin.
Les patients ne doivent pas prendre simultanément un autre inhibiteur de la pompe àprotons ou un anti-H2.
Les patients devant faire lâÂÂobjet dâÂÂune endoscopie ou dâÂÂun test respiratoire àlâÂÂurée, doivent consulter leur médecin avant de prendre ce médicament.
Les patients doivent être informés que les comprimés ne sont pas destinés àapporter un soulagement immédiat.
La prise de pantoprazole peut apporter un soulagement symptomatique après environ un jour de traitement. Toutefois, il peut sâÂÂavérer nécessaire de poursuivre le traitement pendant 7 jours en vue dâÂÂune disparition complète des brûlures dâÂÂestomac.
Le pantoprazole ne doit pas être pris àtitre préventif.
Une diminution de lâÂÂacidité gastrique, quelle quâÂÂen soit la cause y compris les inhibiteurs de la pompe àprotons, augmente la quantité de bactéries normalement présentes dans le tractus gastro-intestinal. Un traitement par un médicament antiacide peut conduire àune légère augmentation du risque dâÂÂinfections gastro-intestinales, notamment àSalmonella, Campylobacter ou C. difficile.
Lupus érythémateux cutané subaigu (LECS)
Les inhibiteurs de la pompe àprotons sont associés àdes cas très occasionnels de LECS. Si des lésions se développent, notamment sur les zones cutanées exposées au soleil, et si elles s'accompagnent d'arthralgie, le patient doit consulter un médecin rapidement et le professionnel de santé doit envisager d'arrêter PANTOPRAZOLE VIATRIS CONSEIL. La survenue dâÂÂun LECS après traitement par un inhibiteur de la pompe àprotons peut augmenter le risque de LECS avec d'autres inhibiteurs de la pompe àprotons.
Interférence avec les tests de laboratoire
LâÂÂaugmentation du taux de Chromogranine A (CgA) peut interférer avec les tests réalisés pour lâÂÂexploration des tumeurs neuroendocrines. Pour éviter cette interférence, le traitement par pantoprazole doit être interrompu au moins 5 jours avant de mesurer le taux de CgA (voir rubrique 5.1). Si les taux de CgA et de gastrine ne se sont pas normalisés après la mesure initiale, les mesures doivent être répétées 14 jours après lâÂÂarrêt du traitement par inhibiteur de la pompe àprotons.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  
Le pantoprazole peut réduire lâÂÂabsorption des substances actives dont la biodisponibilité dépend du pH gastrique (par exemple le kétoconazole).
LâÂÂadministration concomitante dâÂÂatazanavir 300 mg/ritonavir 100 mg et dâÂÂoméprazole (40 mg une fois par jour) ou dâÂÂatazanavir 400 mg et de lansoprazole (dose unique de 60 mg) chez des volontaires sains a entraîné une réduction substantielle de la biodisponibilité de l'atazanavir. LâÂÂabsorption de lâÂÂatazanavir est pH-dépendante, par conséquent le pantoprazole ne doit pas être administré avec lâÂÂatazanavir (voir rubrique 4.3).
Le pantoprazole est métabolisé au niveau du foie, par le système des isoenzymes du cytochrome P450. Une interaction entre le pantoprazole et dâÂÂautres substances métabolisées par le même système enzymatique ne peut être exclue. Cependant, aucune interaction cliniquement significative n'a été observée au cours dâÂÂétudes spécifiques avec les médicaments suivants : carbamazépine, caféine, diazépam, diclofénac, digoxine, éthanol, glibenclamide, métoprolol, naproxène, nifédipine, phénytoïne, piroxicam, théophylline et un contraceptif oral contenant du lévonorgestrel et de lâÂÂéthinylestradiol.
Bien qu'aucune interaction n'ait été observée lors de l'administration concomitante de phenprocoumone ou de warfarine au cours des études de pharmacocinétique clinique, quelques cas isolés de modification de l'International Normalised Ratio (INR) ont été rapportés, lors de leur administration simultanée, après la mise sur le marché. En conséquence, chez les patients traités avec des anticoagulants coumariniques (par exemple phenprocoumone ou warfarine), le suivi de lâÂÂINR/ taux de prothrombine est recommandé au début et àl'arrêt du traitement, ou en cas d'administration intermittente de pantoprazole.
Chez certains patients, lâÂÂutilisation concomitante de fortes doses de méthotrexate (par ex. 300 mg) et dâÂÂinhibiteurs de la pompe àprotons augmente les taux de méthotrexate. Dans les cas où une forte dose de méthotrexate est utilisée, par exemple en cas de cancer et de psoriasis, il peut être nécessaire dâÂÂenvisager une interruption temporaire du pantoprazole.
Il n'existe pas d'interaction avec les antiacides administrés de manière concomitante.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  
Grossesse
Il n'existe pas de données suffisantes concernant l'utilisation du pantoprazole chez la femme enceinte. Les études chez lâÂÂanimal on montré des signes de fà Âtotoxicité pour la reproduction. Des études précliniques nâÂÂont révélé aucun signe dâÂÂaltération de la fertilité ou dâÂÂeffet tératogène (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel chez lâÂÂhomme n'est pas connu. Le pantoprazole ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse.
Il nâÂÂexiste aucune donnée sur le passage du pantoprazole dans le lait humain. Des études menées chez lâÂÂanimal ont montré que le pantoprazole passait dans le lait maternel. Le pantoprazole ne doit pas être utilisé pendant lâÂÂallaitement.
Fertilité
Aucune preuve dâÂÂaltération de la fertilité suite àlâÂÂadministration de pantoprazole nâÂÂest apparue lors des études chez lâÂÂanimal (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude àconduire des véhicules et àutiliser des machines  
Les patients présentant ce type d'effets indésirables ne doivent pas conduire de véhicule ni utiliser des machines.
4.8. Effets indésirables  
Environ 5 % des patients sont susceptibles de présenter des effets indésirables. Les effets indésirables le plus souvent rapportés sont une diarrhée et des céphalées, chez environ 1 % des patients. Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec le pantoprazole.
Les effets indésirables mentionnés dans le tableau ci-dessous sont classés selon l'ordre de fréquence suivant:
Très fréquents (âÂÂ¥ 1/10), fréquents (âÂÂ¥ 1/100,
Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Tableau 1. Effets indésirables du pantoprazole rapportés lors des essais cliniques et notifiés après commercialisation
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Fréquence Système organe |
Fréquent |
Peu fréquent |
Rare |
Très rare |
Fréquence indéterminée |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Agranulocytose |
Thrombopénie ; Leucopénie ; Pancytopénie |
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Affections du système immunitaire |
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Hypersensibilité (y compris réactions et choc anaphylactique) |
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Affections du métabolisme et de la nutrition |
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Hyperlipidémies et augmentation des lipides (triglycérides, cholestérol) ; variations de poids |
Hyponatrémie, hypomagnésémie, hypocalcémie associée àune hypomagnésémie |
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Affections psychiatriques |
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Troubles du sommeil |
Dépression (et autres aggravations) |
Désorientation (et autres aggravations) |
Hallucinations ; confusion (en particulier chez les patients prédisposés et aggravation de ces symptômes, lorsquâÂÂils sont préexistants) |
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Affections du système nerveux |
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Céphalées ; vertiges |
Altération du goût |
Paresthésies |
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Affections oculaires |
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Troubles de la vue / vision floue |
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Affections gastro-intestinales |
Polypes des glandes fundiques (bénins) |
Diarrhée ; nausées / vomissements ; distension abdominale et ballonnements ; constipation ; sécheresse de la bouche ; douleur et gêne abdominales |
Colite microscopique |
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Affections hépato-biliaires |
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Elévation des enzymes hépatiques (transaminases, gamma-glutamyltranspeptidases) |
Elévation de la bilirubine |
Lésion hépatocellulaire ; ictère ; insuffisance hépatocellulaire |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Rash cutané / exanthème / éruption ; prurit |
Urticaire ; à Âdème de Quincke |
Syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, syndrome de Lyell lupus érythémateux cutané subaigu (voir rubrique 4.4), photosensibilité |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Arthralgies ; Myalgies |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Néphrite interstitielle |
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Affections des fonctions reproductives et du sein |
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Gynécomastie |
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Troubles généraux et anomalies au site dâÂÂadministration |
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Asthénie, fatigue et malaise |
Elévation de la température corporelle ; oedème périphérique |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Aucun symptôme de surdosage nâÂÂest connu chez l'homme.
Des doses allant jusquâÂÂà240 mg par voie intraveineuse ont été administrées pendant deux minutes et ont été bien tolérées.
Le pantoprazole est fortement lié aux protéines et nâÂÂest donc pas facilement dialysable.
En cas de surdosage avec des signes cliniques d'intoxication, aucune recommandation thérapeutique spécifique ne peut être donnée, àl'exception d'un traitement symptomatique et de soutien.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUESÂ Â 
5.1. Propriétés pharmacodynamiques  
Classe pharmacothérapeutique : INHIBITEURS DE LA POMPE A PROTONS, Code ATC : A02BC02.
Mécanisme d'action
Le pantoprazole est un benzimidazole substitué qui inhibe la sécrétion d'acide chlorhydrique de l'estomac, par un blocage spécifique des pompes àprotons des cellules pariétales.
Le pantoprazole est transformé en sa forme active, un sulfénamide cyclique, dans les canalicules acides de la cellule pariétale, où il inhibe lâÂÂenzyme H+/K+ ATPase, câÂÂest-à-dire la phase finale de la sécrétion dâÂÂacide chlorhydrique gastrique.
Cette inhibition est dose-dépendante et concerne àla fois la sécrétion acide basale et stimulée. Chez la plupart des patients, la disparition des symptômes de pyrosis et de reflux acide est obtenue en une semaine. Le pantoprazole diminue lâÂÂacidité gastrique et augmente proportionnellement la gastrinémie. Cette augmentation est réversible. Le pantoprazole se liant avec lâÂÂenzyme responsable de la phase terminale, il diminue la sécrétion acide malgré la stimulation par dâÂÂautres substances (acétylcholine, histamine, gastrine). LâÂÂeffet est identique que la voie dâÂÂadministration soit orale ou intraveineuse.
La gastrinémie àjeun est augmentée sous pantoprazole. En traitement de courte durée, les valeurs de gastrinémie ne dépassent pas les limites supérieures de la normale dans la plupart des cas. Ces valeurs doublent le plus souvent lors des traitements au long cours. Toutefois, une élévation excessive n'a été notée que dans des cas isolés. En conséquence, une augmentation légère àmodérée du nombre des cellules endocrines spécifiques de lâÂÂestomac (cellules ECL) a été observée dans de rares cas lors du traitement au long cours (de lâÂÂaugmentation simple àlâÂÂhyperplasie adénomatoïde). Cependant, selon les études menées àce jour, lâÂÂapparition de précurseurs carcinoïdes (hyperplasie atypique) ou de tumeurs carcinoïdes gastriques, tels que décrits chez l'animal (voir rubrique 5.3), nâÂÂa pas été observée chez lâÂÂhomme.
Pendant le traitement par des médicaments antisécrétoires, la concentration sérique de gastrine augmente en réaction àla diminution de la sécrétion acide. De même, le taux de CgA augmente àcause de la diminution de lâÂÂacidité gastrique. LâÂÂaugmentation du taux de CgA peut interférer avec les tests réalisés pour lâÂÂexploration des tumeurs neuroendocrines.
DâÂÂaprès des données publiées, la prise dâÂÂinhibiteurs de la pompe àprotons devrait être interrompue entre 5 jours et 2 semaines avant de mesurer le taux de CgA. Le but est de permettre un retour àla normale des taux de CgA qui auraient été artificiellement augmentés par la prise dâÂÂIPP.
Efficacité clinique
Une analyse rétrospective de 17 études menées chez 5960 patients atteints de reflux gastro-à Âsophagien (RGO), traités par le pantoprazole (20 mg) en monothérapie, a évalué les symptômes associés au reflux, par exemple pyrosis et régurgitation acide, selon une méthodologie standardisée. Les études sélectionnées devaient comporter au moins une mesure des symptômes de reflux acide àdeux semaines. Dans ces études, le diagnostic de RGO a été établi par un examen endoscopique, àlâÂÂexception de lâÂÂune dâÂÂentre elles où lâÂÂinclusion des patients reposait uniquement sur la symptomatologie.
Au cours de ces études, dans le groupe pantoprazole, la disparition totale du pyrosis est intervenue chez 54,0 % à80,6% des patients au bout de 7 jours, chez 62,9% à88,6% au bout de 14 jours et chez 68,1% à92,3% au bout de 28 jours.
Les résultats concernant la disparition complète des régurgitations acides ont été similaires àceux obtenus pour le pyrosis. Le pourcentage des patients ayant bénéficié dâÂÂune disparition complète des régurgitations acides a été de 61,5% à84,4% au bout de 7 jours, de 67,7% à90,4% au bout de 14 jours et de 75,2% à94,5% au bout de 28 jours.
La supériorité du pantoprazole versus placebo et anti-H2 a été démontrée de manière constante, de même quâÂÂune non-infériorité versus les autres inhibiteurs de la pompe àprotons. Les taux de soulagement des symptômes de reflux acide ont été largement indépendants du stade initial du RGO.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques  
Absorption
Le pantoprazole est totalement et rapidement absorbé après une administration orale. La biodisponibilité absolue du comprimé a été dâÂÂenviron 77%. Les concentrations plasmatiques maximales (Cmax) sont atteintes en moyenne 2,0 h â 2,5 h (tmax) après la prise dâÂÂune dose orale unique de 20 mg et elles sont de lâÂÂordre de 1 â 1,5 üg/ml ; ces valeurs restent constantes après administrations répétées. Une prise concomitante de nourriture nâÂÂa pas influencé la biodisponibilité (ASC ou Cmax) mais a augmenté la variabilité du temps de latence (tlag).
Distribution
Le volume de distribution a été dâÂÂenviron 0,15 l/kg et la liaison aux protéines sériques dâÂÂenviron 98%.
Métabolisme et excrétion
La clairance est dâÂÂenviron 0,1 l/h/kg et la demi-vie terminale (t1/2) dâÂÂenviron 1 h. Il a été noté quelques cas isolés de sujets chez lesquels lâÂÂélimination est retardée. Le pantoprazole se fixant spécifiquement aux pompes àprotons des cellules pariétales gastriques, sa demi-vie dâÂÂélimination ne rend pas compte de sa durée dâÂÂaction beaucoup plus longue (inhibition de la sécrétion acide).
Le pantoprazole est presque exclusivement métabolisé par le foie. LâÂÂélimination rénale est la principale voie dâÂÂexcrétion des métabolites (environ 80%), le reste étant éliminé dans les fèces. Le principal métabolite retrouvé àla fois dans le sérum et les urines est le déméthylpantoprazole, sous la forme dâÂÂun sulfoconjugué. Sa demi-vie dâÂÂélimination (environ 1,5 h) nâÂÂest pas largement supérieure àcelle du pantoprazole.
Populations particulières
Insuffisants rénaux
Aucune diminution de la dose de pantoprazole nâÂÂest nécessaire chez lâÂÂinsuffisant rénal (y compris les patients dialysés, seules de très faibles quantités de pantoprazole étant dialysées). Comme chez le sujet sain, la demi-vie dâÂÂélimination du pantoprazole est courte. Bien que le principal métabolite ait une demi-vie légèrement prolongée (2 à3 h), lâÂÂexcrétion reste rapide et aucune accumulation nâÂÂest donc observée.
Insuffisants hépatiques
Chez des patients insuffisants hépatiques (classes A, B et C de Child-Pugh), malgré lâÂÂallongement de la demi-vie jusquâÂÂà3 à7 heures et lâÂÂaugmentation de lâÂÂASC dâÂÂun facteur 3 à6, lâÂÂadministration du pantoprazole nâÂÂa que légèrement augmenté la concentration sérique maximale (x 1,3) comparativement au sujet sain.
Sujets âgés
La légère augmentation de lâÂÂASC et de la Cmax observée chez le sujet âgé comparativement au sujet plus jeune nâÂÂa aucune incidence clinique.
5.3. Données de sécurité préclinique  
Au cours d'une étude de carcinogénicité sur 2 ans chez le rat, sont apparues des néoplasies neuro- endocriniennes. De plus, des papillomes des cellules squameuses ont été trouvés au niveau de lâÂÂestomac antérieur du rat dans une étude. Le mécanisme conduisant àla formation de carcinoïdes gastriques sous lâÂÂeffet de benzimidazoles substitués a été étudié de façon approfondie et permet de conclure quâÂÂil sâÂÂagissait dâÂÂune réaction secondaire àlâÂÂélévation massive de la gastrinémie survenue chez le rat lors de traitements chroniques àdose élevée.
Durant les études sur 2 ans chez le rongeur, une augmentation du nombre des tumeurs hépatiques a été observée chez le rat (au cours dâÂÂune seule étude) et chez la souris femelle, et a été imputée àun métabolisme hépatique important du pantoprazole.
Une légère augmentation des transformations néoplasiques de la thyroïde a été notée dans le groupe de rats recevant la dose la plus élevée (200 mg/kg) au cours dâÂÂune étude sur 2 ans. LâÂÂapparition de ces néoplasies est associée aux modifications induites par le pantoprazole dans la dégradation de la thyroxine au niveau hépatique chez le rat. La dose thérapeutique chez lâÂÂhomme étant faible, aucun effet sur la glande thyroïde nâÂÂest attendu.
Lors dâÂÂétudes chez le rat, la dose sans effet indésirable observé (NOAEL) pour lâÂÂembryotoxicité a été de 5 mg/kg. Les études nâÂÂont montré aucune action sur la fertilité ni d'effet tératogène.
Le passage transplacentaire a été étudié chez le rat et semble augmenter au fur et àmesure de lâÂÂavancement de la gestation. En conséquence, la concentration du pantoprazole chez le fà Âtus est augmentée peu de temps avant la naissance.
Composition de l'enrobage gastro-résistant :
EUDRAGIT L 30 D-55 [Laurylsulfate de sodium, polysorbate 80 (E433), copolymère d'acide méthacrylique et d'acrylate d'éthyle (1 :1)], triéthylcitrate (E1505).
Composition du pelliculage : OPADRY Yellow (OY-52945) [hypromellose, macrogol 400, dioxyde de titane (E171), oxyde de fer jaune (E172)].
6.3. Durée de conservation  
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation  
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   
Plaquette de 7, 14, comprimés sous films (Aluminium/Aluminium) avec ou sans dessicant, dans une boite en carton.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières dâÂÂélimination et de manipulation  
Pas dâÂÂexigences particulières.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément àla réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
1 RUE DE TURIN
69007 LYON
8. NUMERO(S) DâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
÷ 34009 416 579 0 0 : 7 comprimés sous films (Aluminium/Aluminium) sans dessicant.
÷ 34009 416 580 9 9 : 14 comprimés sous films (Aluminium/Aluminium) sans dessicant.
÷ 34009 300 174 8 7 : 7 comprimés sous films (Aluminium/Aluminium) avec dessicant.
÷ 34009 300 174 9 4 : 14 comprimés sous films (Aluminium/Aluminium) avec dessicant.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LâÂÂAUTORISATION  
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTEÂ Â 
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUESÂ Â 
Médicament non soumis àprescription médicale.