ANSM - Mis ÃÂ jour le : 15/06/2022
1. DENOMINATION DU MEDICAMENTÂ Â 
DICLOFENAC VIATRIS 1 %, gel
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVEÂ Â 
Diclofénac de diéthylamine..................................................................................................... 1,16 g
Quantité correspondant àdiclofénac sodique.......................................................................... 1,00 g
Pour 100 g de gel.
Excipient àeffet notoire : ce médicament contient 125 mg de propylène glycol pour une application de 2,5 g de gel.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques  
Chez lâÂÂadulte (àpartir de 15 ans) :
÷ Traitement local de courte durée en cas de traumatisme bénin : entorse (foulure), contusion ;
÷ Traitement local dâÂÂappoint des douleurs dâÂÂorigine musculaire et tendino-ligamentaire ;
÷ Traitement symptomatique des poussées douloureuses de lâÂÂarthrose, après au moins un avis médical.
4.2. Posologie et mode d'administration  
Réservé àl'adulte (àpartir de 15 ans).
La posologie dépend de lâÂÂindication. La survenue d'effets indésirables peut être minimisée par l'utilisation de la dose la plus faible possible pendant la durée de traitement la plus courte nécessaire au soulagement des symptômes (voir rubrique 4.4).
Traumatisme bénin : entorse (foulure), contusion
1 application locale, 2 à3 fois par jour, pour une durée maximale de 4 jours. Si la douleur persiste au-delà, un médecin doit être consulté.
Sur avis médical, la durée maximale de traitement est de 7 jours.
La dose administrée àchaque application ne doit pas dépasser 2,5 g de gel (soit 6 cm de gel environ).
Douleurs dâÂÂorigine musculaire et tendino-ligamentaire
En traitement dâÂÂappoint : 1 application locale, 3 à4 fois par jour, pour une durée maximale de 7 jours. Si la douleur persiste au-delà, un médecin doit être consulté.
Sur avis médical, la durée maximale de traitement est de 14 jours.
La dose administrée àchaque application ne doit pas dépasser 2,5 g de gel (soit 6 cm de gel environ).
Poussées douloureuses de lâÂÂarthrose
Uniquement après au moins un avis médical.
1 application locale, 3 à4 fois par jour, pour une durée de 7 jours. Le traitement peut être poursuivi, si besoin, pendant une durée maximale de 14 jours. Si la douleur persiste au-delà, un médecin doit être consulté.
La dose administrée àchaque application ne doit pas dépasser 4 g de gel (soit 10 cm de gel environ).
Populations particulières
Population pédiatrique
Le diclofénac est contre-indiqué chez les enfants âgés de moins de 15 ans (voir rubrique 4.3).
Sujets âgés
Ce médicament doit être utilisé avec précaution chez les personnes âgées qui sont dâÂÂavantage sujettes aux effets indésirables (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Mode d'administration
Voie locale.
Faire pénétrer le gel par un massage doux et prolongé sur la région douloureuse ou inflammatoire.
÷ Les mains doivent être essuyées avec du papier absorbant (par exemple), puis lavées (sauf en cas de poussée dâÂÂarthrose digitale, voir rubrique 4.4). Le papier absorbant doit être jeté àla poubelle après utilisation.
÷ Les patients doivent attendre que DICLOFENAC VIATRIS 1 %, gel sèche avant de prendre une douche ou un bain.
Ce médicament est contre-indiqué dans les cas suivants :
÷ Hypersensibilité àla substance active ou àlâÂÂun des excipients mentionnés àla rubrique 6.1.
÷ Grossesse, àpartir du début du 6ème mois (au-delàde 24 semaines dâÂÂaménorrhée) (voir rubrique 4.6).
÷ Peau lésée, quelle que soit la lésion: dermatoses suintantes, eczéma, lésion infectée, brûlure ou plaie.
÷ Chez lâÂÂenfant et lâÂÂadolescent de moins de 15 ans.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  
Ne pas appliquer sur les muqueuses, ni sur les yeux.
L'apparition d'une éruption cutanée après application impose l'arrêt immédiat du traitement.
Ce médicament contient 125 mg de propylène glycol pour une application de 2,5 g de gel.
Précautions particulières d'emploi
Le port de gants par le masseur kinésithérapeute, en cas d'utilisation intensive, est recommandé.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  
LâÂÂinhibition de la synthèse des prostaglandines par les AINS peut affecter le déroulement de la grossesse et/ou le développement de lâÂÂembryon ou du fà Âtus.
Risques associés àlâÂÂutilisation au cours du 1er trimestre
Les données des études épidémiologiques suggèrent une augmentation du risque de fausse-couche, de malformations cardiaques et de gastroschisis, après traitement par un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début de grossesse. Le risque absolu de malformation cardiovasculaire est passé de moins de 1 % dans la population générale, àapproximativement 1,5 % chez les personnes exposées aux AINS. Le risque paraît augmenter en fonction de la dose et de la durée du traitement.
Chez lâÂÂanimal, il a été montré que lâÂÂadministration dâÂÂun inhibiteur de la synthèse des prostaglandines provoquait une perte pré et post-implantatoire accrue et une augmentation de la létalité embryo-foetale. De plus, une incidence supérieure de certaines malformations, y compris cardiovasculaires, a été rapportée chez des animaux ayant reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours de la phase dâÂÂorganogénèse de la gestation.
Risques associés àlâÂÂutilisation àpartir de la 12ème semaine dâÂÂaménorrhée et jusquâÂÂàla naissance
A partir de la 12ème semaine dâÂÂaménorrhée et jusquâÂÂàla naissance, tous les AINS, par lâÂÂinhibition de la synthèse des prostaglandines, peuvent exposer le fà Âtus àune atteinte fonctionnelle rénale :
÷ in utero pouvant s'observer dès 12 semaines d'aménorrhée (mise en route de la diurèse fà Âtale) : oligoamnios (le plus souvent réversible àl'arrêt du traitement), voire anamnios en particulier lors d'une exposition prolongée ;
÷ àla naissance, une insuffisance rénale (réversible ou non) peut persister en particulier en cas d'exposition tardive et prolongée (avec un risque d'hyperkaliémie sévère retardée).
Risques associés àlâÂÂutilisation au-delàde la 24ème semaine dâÂÂaménorrhée et jusquâÂÂàla naissance
Au-delàde la 24ème semaine dâÂÂaménorrhée, les AINS peuvent exposer le fà Âtus àune toxicité cardio-pulmonaire (fermeture prématurée du canal artériel et hypertension artérielle pulmonaire). La constriction du canal artériel peut survenir àpartir du début du 6ème mois (au-delàde la 24ème semaine dâÂÂaménorrhée) et peut conduire àune insuffisance cardiaque droite fà Âtale ou néonatale voire àune mort fà Âtale in utero. Ce risque est d'autant plus important que la prise est proche du terme (moindre réversibilité). Cet effet existe même pour une prise ponctuelle.
En fin de grossesse, la mère et le nouveau-né peuvent présenter
÷ un allongement du temps de saignement du fait dâÂÂune action anti-agrégante pouvant survenir même après administration de très faibles doses de médicament ;
÷ une inhibition des contractions utérines entraînant un retard de terme ou un accouchement prolongé.
En conséquence
Sauf nécessité absolue, ce médicament ne doit pas être prescrit chez une femme qui envisage une grossesse ou au cours des 5 premiers mois de grossesse (24 premières semaines dâÂÂaménorrhée). Si ce médicament est administré chez une femme souhaitant être enceinte ou enceinte de moins de 6 mois, la dose devra être la plus faible possible et la durée du traitement la plus courte possible. Une prise prolongée est fortement déconseillée.
A partir du début du 6ème mois (au-delàde 24 semaines d'aménorrhée) : toute prise de ce médicament, même ponctuelle, est contre-indiquée. Une prise par mégarde àpartir de cette date justifie une surveillance cardiaque et rénale, fà Âtale et/ou néonatale selon le terme d'exposition. La durée de cette surveillance sera adaptée àla demi-vie d'élimination de la molécule.
Allaitement
Les A.I.N.S. passant dans le lait maternel, ce médicament est déconseillé chez la femme qui allaite.
En cas d'allaitement, ce médicament ne doit en aucun cas être appliqué sur la poitrine.
Fertilité
Comme tous les AINS, l'utilisation de ce médicament peut temporairement altérer la fertilité féminine en agissant sur lâÂÂovulation ; il est donc déconseillé chez les femmes souhaitant concevoir un enfant. Chez les femmes rencontrant des difficultés pour concevoir ou réalisant des tests de fertilité, l'arrêt du traitement doit être envisagé.
4.7. Effets sur l'aptitude àconduire des véhicules et àutiliser des machines  
4.8. Effets indésirables  
Les effets indésirables sont classés par ordre de fréquence, décroissant, selon les conventions suivantes :
÷ très fréquent (âÂÂ¥ 1/10) ;
÷ fréquent (âÂÂ¥ 1/100 ÃÂ
÷ peu fréquent (âÂÂ¥ 1/1 000 ÃÂ
÷ rare (âÂÂ¥ 1/10 000 à1
÷ très rare (
÷ fréquence indéterminée (ne peut être estimée àpartir des données disponibles).
Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.
Affections du système immunitaire
Très rare : réactions dâÂÂhypersensibilité (incluant lâÂÂurticaire), à Âdème angioneurotique (à Âdème de Quincke).
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Très rare : la survenue de crise d'asthme peut être liée chez certains sujets àune allergie àl'aspirine ou àun AINS. Dans ce cas, ce médicament est contre-indiqué.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent : dermatite (incluant les dermatites de contact), éruptions, érythèmes, eczéma, prurit.
Rare : dermatose bulleuse.
Très rare : éruption pustuleuse, réactions de photosensibilité, purpura et ulcérations locales.
Indéterminée : sensation de brûlure au site dâÂÂapplication, sécheresse cutanée.
Autres effets systémiques des AINS : ils sont fonction du passage transdermique du principe actif et donc de la quantité de gel appliquée, de la surface traitée, du degré d'intégrité cutanée, de la durée du traitement et de l'utilisation ou non d'un pansement occlusif (effets digestifs, rénaux).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
En cas de surdosage, essuyer le surplus de gel avec du papier absorbant puis rincer abondamment ÃÂ l'eau.
En cas d'ingestion accidentelle, des effets similaires àceux observés en cas de surdosage de diclofénac par voie orale et ayant pour conséquence des effets indésirables peuvent survenir. Les mesures thérapeutiques qui s'imposent sont celles généralement adoptées en cas d'intoxication avec les AINS. Le lavage gastrique et l'administration de charbon actif doivent être envisagés, surtout lorsque l'ingestion est récente.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUESÂ Â 
5.1. Propriétés pharmacodynamiques  
Le diclofénac est un anti-inflammatoire non stéroïdien, dérivé de l'acide phénylacétique du groupe des acides arylcarboxyliques.
Sous forme de gel, il possède une activité locale anti-inflammatoire et antalgique.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques  
Appliqué localement sous forme de gel, le diclofénac est absorbé àtravers la peau.
Absorption
La quantité de diclofénac absorbée àtravers la peau est proportionnelle àla surface traitée et dépend àla fois de la dose totale appliquée et du degré dâÂÂhydratation cutanée.
Le passage systémique du gel, par rapport àcelui des formes orales de diclofénac chez les volontaires sains, est de l'ordre de 6 %, par estimation d'après son excrétion urinaire et celle de ses métabolites hydroxylés, après administration unique. Une occlusion de 10 heures conduit àune multiplication par trois de la quantité de diclofénac absorbée.
Le passage systémique du gel, par rapport àcelui des formes orales de diclofénac chez les volontaires sains, est de l'ordre de 13,9 % après administration réitérée.
Les concentrations mesurées dans le liquide synovial, de même que dans le tissu synovial, sont 40 fois supérieures aux concentrations plasmatiques.
Distribution
Les concentrations de diclofénac ont été mesurées dans le plasma, le tissu synovial et le liquide synovial après administration locale du gel sur les articulations de la main et du genou. Les concentrations plasmatiques maximales sont environ 100 fois inférieures àcelles mesurées après lâÂÂadministration orale de la même quantité de diclofénac. 99,7 % du diclofénac sont liés àdes protéines sériques, essentiellement lâÂÂalbumine (99,4 %).
Le diclofénac sâÂÂaccumule dans la peau, qui agit comme un réservoir àpartir duquel le médicament est libéré de manière durable dans les tissus sous-jacents. De là, le diclofénac est distribué et persiste préférentiellement dans les tissus enflammés profonds, comme lâÂÂarticulation, où on le trouve àdes concentrations pouvant atteindre 20 fois celle mesurée dans le plasma.
Biotransformation
La biotransformation du diclofénac fait intervenir en partie une glucurono-conjugaison de la molécule intacte, mais essentiellement une hydroxylation unique et multiple de plusieurs métabolites phénoliques, dont la majorité est convertie en conjugués glucuronides. Deux des métabolites phénoliques sont biologiquement actifs, mais dans une moindre mesure, comparé au diclofénac.
ÃÂlimination
La clairance systémique totale du diclofénac depuis le plasma est de 263 ñ 56 mL/min. Les demi-vies plasmatiques terminales sont de 1 à2 heures. Quatre des métabolites, y compris les deux métabolites actifs, présentent également des demi-vies plasmatiques courtes comprises entre 1 et 3 heures. Un métabolite, le 3'-hydroxy-4'-méthoxy-diclofénac, possède une demi-vie supérieure mais il est pratiquement inactif. Le diclofénac et ses métabolites sont excrétés essentiellement dans lâÂÂurine.
Caractéristiques chez les patients
Aucune accumulation de diclofénac et de ses métabolites nâÂÂest attendue chez les patients présentant une altération rénale. Chez les patients souffrant dâÂÂune hépatite chronique ou dâÂÂune cirrhose non décompensée, la cinétique et le métabolisme du diclofénac sont les mêmes que chez les patients sans atteinte hépatique.
5.3. Données de sécurité préclinique  
Des études ont démontré que le diclofénac de diéthylamine 1,16 g/100 g sous forme de gel est bien toléré. Il n'a pas été observé de potentiel phototoxique chez la souris et le cobaye avec le diclofénac de diéthylamine 1,16 g/100 g sous forme de gel et ce dernier n'occasionne pas de sensibilisation cutanée lors des tests chez le cobaye.
Diéthylamine, carbomère 974 P, ester d'acides caprylique et caprique, alcool isopropylique, paraffine liquide, propylène glycol, polyéthylène glycol 1000, eau purifiée.
6.3. Durée de conservation  
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation  
Pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur  
50 g en tube (aluminium) ; boîte de 1.
6.6. Précautions particulières dâÂÂélimination et de manipulation  
Pas dâÂÂexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
1 RUE DE TURIN
69007 LYON
8. NUMERO(S) DâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
÷ 34009 383 374 6 4 : 50 g en tube (aluminium) ; boîte de 1.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LâÂÂAUTORISATION  
[A compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTEÂ Â 
[A compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUESÂ Â 
Médicament non soumis àprescription médicale.