ANSM - Mis ÃÂ jour le : 11/04/2022
1. DENOMINATION DU MEDICAMENTÂ Â 
LOPERAMIDE TEVA CONSEIL 2 mg, gélule
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVEÂ Â 
Chlorhydrate de lopéramide ............................................................................................... 2,00 mg
Quantité correspondant àlopéramide base ......................................................................... 1,86 mg
Pour une gélule.
Excipients ÃÂ effet notoire : lactose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques  
Ce traitement est un complément des mesures diététiques.
4.2. Posologie et mode d'administration  
Réservé àl'adulte (àpartir de 15 ans).
Posologie initiale: 2 gélules, puis 1 gélule supplémentaire, àprendre après chaque selle non moulée, mais:
÷ ne jamais dépasser 6 gélules par jour,
÷ ne jamais dépasser 2 jours de traitement.
Sujets âgés
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire.
Insuffisance rénale
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire.
Insuffisance hépatique
Bien qu'il n'existe pas de données pharmacocinétiques chez les patients insuffisants hépatiques, le lopéramide doit être utilisé avec précaution chez ces patients du fait de la réduction de l'effet de premier passage (voir rubrique 4.4).
Mode dâÂÂadministration
Voie orale
Les gélules doivent être avalées avec un liquide.
÷ Enfant de moins de 15 ans.
En traitement de première intention :
÷ Poussées aiguës de rectocolite hémorragique (risque de colectasie).
÷ En cas de diarrhée hémorragique et/ou de fièvre importante (dysenterie aiguë).
÷ Chez les patients souffrant dâÂÂentérocolite bactérienne due àune bactérie invasive telle que Salmonella, Shigella ou Campylobacter.
÷ Chez les patients souffrant de colite pseudomembraneuse associée àl'administration d'antibiotiques àlarge spectre.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  
Ce médicament n'est pas adapté àl'enfant de moins de 15 ans.
Le traitement de la diarrhée par le chlorhydrate de lopéramide est uniquement symptomatique. LorsquâÂÂune étiologie sous-jacente peut être déterminée, un traitement spécifique doit être administré, le cas échéant.
Si, au bout de 2 jours de traitement la diarrhée persiste, le traitement par lopéramide devra être arrêté et les patients doivent être invités àconsulter leur médecin. La nécessité d'une réhydratation par soluté de réhydratation orale ou par voie intraveineuse devra être envisagée.
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Précautions d'emploi
÷ Le lopéramide ne doit pas être utilisé comme traitement de première intention dans les dysenteries aiguës avec présence de sang dans les selles et fièvre importante.
÷ Le lopéramide ne doit pas être utilisé en cas de diarrhée survenant au cours d'un traitement antibiotique àlarge spectre. En effet, on doit craindre alors une colite pseudomembraneuse avec toxi-infection. Dans ce cas, tout traitement entraînant une stase fécale doit être évité.
÷ En règle générale, le lopéramide ne doit pas être utilisé lorsqu'une inhibition du péristaltisme doit être évitée et son administration doit être interrompue en cas d'apparition de constipation ou de distension abdominale.
÷ Les patients sidéens traités par chlorhydrate de lopéramide en cas de diarrhée doivent cesser le traitement dès lâÂÂapparition des premiers signes de distension abdominale. Des cas isolés de constipation avec risque accru de mégacôlon toxique ont été rapportés chez des patients sidéens atteints de colite infectieuse àagents pathogènes viraux et bactériens, et traités par le chlorhydrate de lopéramide.
÷ Des effets cardiaques, y compris un allongement de l'intervalle QT et un élargissement du complexe QRS, et des torsades de pointes, ont été signalés en relation avec un surdosage. Pour certains de ces cas, lâÂÂévolution a été fatale (voir la rubrique 4.9). Le surdosage peut révéler un syndrome de Brugada existant. Les patients ne doivent pas dépasser la dose et/ou la durée de traitement recommandées.
÷ Bien qu'il n'existe pas de données pharmacocinétiques chez les patients insuffisants hépatiques, le lopéramide doit être utilisé avec précaution chez ces patients du fait de la réduction de l'effet de premier passage. L'insuffisant hépatique doit faire l'objet d'une surveillance particulière concernant lâÂÂapparition des signes de toxicité du système nerveux central (SNC).
÷ Ce médicament doit être utilisé avec précaution chez les patients souffrant dâÂÂinsuffisance hépatique car il peut provoquer un surdosage relatif conduisant àune toxicité du système nerveux central (SNC).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  
La co-administration de lopéramide (dose unique de 4 mg) et dâÂÂitraconazole, un inhibiteur du CYP3A4 et de la glycoprotéine P, a entraîné une augmentation des concentrations plasmatiques de lopéramide de 3 à4 fois la normale. Au cours de la même étude un inhibiteur du CYP2C8, le gemfibrozil, a doublé les concentrations plasmatiques de lopéramide. La combinaison itraconazole et gemfibrozil a augmenté les concentrations plasmatiques maximales de lopéramide de 4 fois la normale et lâÂÂexposition plasmatique totale de 13 fois la normale. Ces augmentations nâÂÂont pas été associées àdes effets sur le système nerveux central (SNC), mesurables par des tests psychomoteurs (par ex. la somnolence subjective et le test de substitution chiffre-symbole).
LâÂÂadministration concomitante de lopéramide (dose unique de 16 mg) et de kétoconazole, un inhibiteur du CYP3A4 et de la glycoprotéine P, a donné lieu àune augmentation des concentrations plasmatiques de lopéramide 5 fois la normale. Cette augmentation nâÂÂest pas liée àun renforcement des effets pharmacodynamiques tels que mesurés par pupillométrie.
LâÂÂadministration concomitante de desmopressine orale a augmenté de 3 fois la concentration plasmatique de la desmopressine, probablement àcause du ralentissement de la motilité gastro-intestinale.
Il est attendu que les médicaments ayant les mêmes propriétés pharmacologiques peuvent potentialiser lâÂÂeffet de lopéramide, et que les médicaments accélérant le transit gastro-intestinal peuvent diminuer son effet.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  
Il nâÂÂest pas recommandé dâÂÂadministrer ce médicament pendant la grossesse.
Les femmes enceintes ou allaitantes doivent donc être invitées àconsulter leur médecin pour un traitement approprié.
4.7. Effets sur l'aptitude àconduire des véhicules et àutiliser des machines  
4.8. Effets indésirables  
La sécurité du chlorhydrate de lopéramide a été évaluée auprès de 3076 adultes et enfants âgés de plus de 12 ans qui ont participé à31 études cliniques contrôlées et non contrôlées, lors desquelles le chlorhydrate de lopéramide a été utilisé pour le traitement de diarrhées. Parmi celles-ci, 26 études portaient sur la diarrhée aigüe (N=2755), et 5 autres sur la diarrhée chronique (N=321).
Les effets indésirables les plus fréquemment signalés (avec une incidence âÂÂ¥1%) dans les essais cliniques avec le chlorhydrate de lopéramide dans la diarrhée aigüe étaient : constipation (2,7%), flatulences (1,7%), maux de tête (1,2%) et nausée (1.1%).
Lors des essais cliniques dans la diarrhée chronique, les effets indésirables les plus fréquemment signalés (avec une incidence âÂÂ¥1%) étaient : flatulences (2,8%), constipation (2,2%), nausée (1.2%) et vertiges (1,2%).
Les effets indésirables présentés ci-dessous sont classés par système organe et par ordre de fréquence. La classification selon la fréquence utilise la convention suivante : effets très fréquents (âÂÂ¥ 1/10), fréquents (âÂÂ¥ 1/100 ;
Fréquence des effets indésirables rapportés lors de lâÂÂutilisation du chlorhydrate de lopéramide au cours dâÂÂessais cliniques chez lâÂÂadulte et lâÂÂenfant âgé de plus de 12 ans
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Classes de systèmes dâÂÂorganes |
Indication |
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Diarrhée aigüe (N=2755) |
Diarrhée chronique (N=321) |
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Affections du système nerveux |
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Céphalées |
Fréquent |
Peu fréquent |
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Vertiges |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Affections gastro-intestinale |
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Constipation, nausées, flatulences |
Fréquent |
Fréquent |
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Douleurs abdominales, inconfort abdominal, bouche sèche |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
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Douleur abdominale haute, vomissements |
Peu fréquent |
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Dyspepsie |
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Peu fréquent |
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Distension abdominale |
Rare |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Eruption cutanée |
Peu fréquent |
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Effets indésirables issus des données post-commercialisation:
LâÂÂanalyse des données de sécurité collectées depuis la commercialisation du lopéramide nâÂÂa pas identifié de profiles de tolérance différents en fonction des indications (chronique ou aigue) ou en fonction de lâÂÂâge (adultes, enfants).
Les effets indésirables identifiés depuis la commercialisation du chlorhydrate de lopéramide sont listés ci-dessous par système organe-classe et dâÂÂaprès la classification MedDRA :
Affections du système immunitaire : réactions dâÂÂhypersensibilité, réaction anaphylactique (y compris choc anaphylactique), réaction anaphylactoïde.
Affections du système nerveux : somnolence, perte de connaissance, stupeur, diminution du niveau de conscience, hypertonie, troubles de la coordination.
Affections oculaires : myosis.
Affections gastro-intestinales : iléus (y compris iléus paralytique), mégacôlon (y compris mégacôlon toxique), glossodynie, pancréatite aiguë.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané : éruption bulleuse (y compris syndrome de Stevens Johnson, nécrolyse épidermique toxique et érythème polymorphe), à Âdème de Quincke, urticaire, démangeaisons.
Affections du rein et des voies urinaires : rétention urinaire.
Troubles généraux et anomalies au site dâÂÂadministration : fatigue.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
En cas de surdosage (y compris de surdosage lié àune insuffisance hépatique), une dépression du système nerveux central (diminution de la vigilance, somnolence, myosis, hypertonie, dépression respiratoire, incoordination motrice), une rétention urinaire et un iléus peuvent être observés. Les enfants peuvent être plus sensibles aux effets sur le système nerveux central.
Des effets cardiaques, tels quâÂÂun allongement de l'intervalle QT et un élargissement du complexe QRS, des torsades de pointes, dâÂÂautres arythmies ventriculaires graves, un arrêt cardiaque et une syncope ont été observés chez les personnes ayant ingéré des doses excessives de lopéramide (voir la rubrique 4.4). Des cas mortels ont également été signalés. Le surdosage peut révéler un syndrome de Brugada existant.
Procédure d'urgence, antidote:
La Naloxone peut être utilisée comme antidote. La durée d'action de la spécialité étant plus longue que celle de la Naloxone (1 à3 heures), il peut être nécessaire de renouveler l'administration de cette dernière. En conséquence, le patient doit être maintenu sous surveillance médicale pendant au moins 48 heures pour déceler toute dépression du système nerveux central.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUESÂ Â 
5.1. Propriétés pharmacodynamiques  
Classe pharmacothérapeutique : ANTIDIARRHEIQUE, code ATC: A07DA03
(A: appareil digestif et métabolisme)
Antidiarrhéique analogue structurel des opiacés.
Activité antisécrétoire par augmentation du flux hydro-électrolytique de la lumière intestinale vers le pôle plasmatique de l'entérocyte et réduction du flux inverse.
Ralentissement du transit colique avec augmentation des contractions segmentaires.
Effets rapides et durables.
Respecte les caractères bactériologiques et parasitologiques des selles.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques  
Le lopéramide est peu résorbé par voie digestive. Il subit un important effet de premier passage hépatique.
Les concentrations plasmatiques sont faibles (2 ng/ml après l'administration d'environ 8 mg de lopéramide par jour).
Chez l'homme, le pic plasmatique se situe entre 2 et 4 heures.
Le lopéramide est principalement métabolisé par le foie, et sa demi-vie d'élimination est de 10 à15 heures. Son élimination se fait essentiellement dans les fèces.
5.3. Données de sécurité préclinique  
Lactose monohydraté, amidon de riz, talc, stéarate de magnésium.
Composition de l'enveloppe de la gélule: gélatine, dioxyde de titane.
6.3. Durée de conservation  
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation  
Pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur  
6 gélules sous plaquette (PVC/Aluminium)
12 gélules sous plaquette (PVC/Aluminium)
6.6. Précautions particulières dâÂÂélimination et de manipulation  
7. TITULAIRE DE LâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
100-110, ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE
92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX
8. NUMERO(S) DâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
÷ 34009 346 418 3 1: 6 gélules sous plaquettes (PVC/Aluminium).
÷ 34009 382 350 6 7: 12 gélules sous plaquettes (PVC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LâÂÂAUTORISATION  
[A compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTEÂ Â 
[A compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUESÂ Â 
Médicament non soumis àprescription médicale.