ANSM - Mis ÃÂ jour le : 10/02/2022
1. DENOMINATION DU MEDICAMENTÂ Â 
NICOPASS 1,5 mg SANS SUCRE EUCALYPTUS, pastille édulcorée àl'aspartam et àlâÂÂacésulfame potassique
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVEÂ Â 
Nicotine.............................................................................................................................. 1,50 mg
Sous forme de résinate de nicotine...................................................................................... 8,33 mg
Excipients ÃÂ effet notoire :
Isomalt (E953) (2.33g), aspartam (E951) (5,00 mg),
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Pastille carrée, opaque, blanche.
4.1. Indications thérapeutiques  
Le taux de réussite du sevrage tabagique est généralement amélioré sâÂÂil est accompagné de conseils et dâÂÂun soutien.
Bien que l'arrêt définitif de la consommation de tabac soit préférable, ce médicament peut être utilisé dans :
÷ les cas où un fumeur s'abstient temporairement de fumer,
÷ une stratégie de réduction du tabagisme comme une étape vers l'arrêt définitif.
Réservé àlâÂÂadulte et àlâÂÂadolescent (de plus de 15 ans.)
4.2. Posologie et mode d'administration  
Adulte et adolescent de plus de 15 ans.
NICOPASS ne doit pas être utilisé chez les fumeurs de moins de 18 ans sans recommandation dâÂÂun professionnel de santé.
Les pastilles dosées à1,5 mg en monothérapie sont adaptées pour les fumeurs faiblement ou modérément dépendants àla nicotine (score au test de Fagerström ⤠6).
Posologie
Quelle que soit lâÂÂindication, ne pas dépasser 30 pastilles par jour.
Arrêt complet du tabac
Ce médicament peut être utilisé en monothérapie ou en association avec les dispositifs transdermiques nicotiniques.
En cas dâÂÂassociation, il est conseillé aux patients de prendre un avis médical.
÷ Monothérapie :
Le traitement de la dépendance àla nicotine se fait habituellement en 2 phases.
1ère phase
Sucer lentement une pastille chaque fois que l'envie de fumer apparaît.
Le nombre de pastilles dosées à1,5 mg est généralement de 8 à12 par jour et ne doit en aucun cas dépasser 30 pastilles par jour.
La durée de cette phase est d'environ 3 mois, mais peut varier en fonction de la réponse individuelle.
2ème phase
Quand l'envie de fumer est complètement surmontée, réduire progressivement le nombre de pastilles par jour.
Le traitement sera arrêté lorsque la consommation est réduite à1 à2 pastilles par jour.
Il est recommandé de ne pas utiliser les pastilles au-delàde 12 mois.
÷ En association avec les dispositifs transdermiques àla nicotine
Les personnes qui, malgré une monothérapie bien conduite, continuent de ressentir des envies irrépressibles de fumer ou les personnes qui ont échoué en monothérapie peuvent associer les pastilles NICOPASS 1,5 mg avec une forme délivrant de la nicotine tout au long de la journée : les dispositifs transdermiques. LâÂÂassociation des dispositifs transdermiques avec les substituts nicotiniques par voie orale a donné des résultats supérieurs àceux obtenus pour chacun des traitements pris séparément.
o Traitement initial :
Le traitement devra débuter par un dispositif transdermique adapté au niveau de dépendance qui sera appliqué quotidiennement sur la peau le matin et associé, si nécessaire, àla pastille. Dans ce cas, sucer lentement une pastille chaque fois que lâÂÂenvie impérieuse de fumer apparaît, avec un minimum de 4 pastilles par jour.
Généralement 5 à6 pastilles procurent lâÂÂeffet adéquat.
Ne pas utiliser plus de 24 pastilles par jour.
Ce schéma posologique devra être utilisé pendant 6 à12 semaines, période après laquelle un sevrage progressif des produits de substitution devra être initié.
o Sevrage progressif des produits de substitution :
Celui-ci devra être effectué de la façon suivante : utiliser des dispositifs transdermiques moins dosés, selon les durées respectives dâÂÂutilisation spécifiées pour le dispositif transdermique utilisé, tout en continuant àutiliser si nécessaire le même nombre de pastilles quâÂÂen début de traitement, puis réduire ensuite le nombre de pastilles dosées à1,5 mg utilisées par jour, jusquâÂÂàun maximum de 12 mois de traitement total.
Abstinence temporaire du tabac
Sucer lentement une pastille chaque fois que l'envie de fumer apparaît.
Le nombre de pastilles dosées à1,5 mg est généralement de 8 à12 par jour et ne doit en aucun cas dépasser 30 pastilles par jour.
Réduction tabagique
Dans la mesure du possible, alterner les pastilles àla nicotine et les cigarettes. Sucer lentement une pastille quand l'envie de fumer apparaît, pour rester aussi longtemps que possible sans fumer.
Utiliser chaque jour un nombre suffisant de pastilles sans dépasser 30 par jour.
Progressivement continuer àessayer de diminuer votre consommation de cigarettes, si possible jusqu'àl'arrêt complet.
Quand vous ne fumerez plus depuis quelques semaines, réduire progressivement le nombre de pastilles àsucer par jour.
Le traitement sera arrêté lorsque la consommation est réduite à1 à2 pastilles par jour.
Il est recommandé de ne pas utiliser les pastilles au-delàde 12 mois.
Mode dâÂÂadministration
VOIE BUCCALE.
La pastille doit être placée dans la bouche où elle va se dissoudre progressivement. Elle doit être régulièrement déplacée dâÂÂun côté de la bouche àlâÂÂautre et sucée lentement jusquâÂÂàdissolution complète. La structure matricielle de la pastille a été conçue pour assurer sa dissolution en environ 30 minutes permettant ainsi une libération progressive de la nicotine et donc une absorption lente de celle-ci au niveau de la muqueuse buccale.
Par conséquent, elle ne doit pas être croquée ou avalée.
Il faut sâÂÂabstenir de boire ou de manger lorsque la pastille est dans la bouche.
÷ Non fumeur ou fumeur occasionnel.
÷ Hypersensibilité àla nicotine ou àlâÂÂun des excipients mentionnés àla rubrique 6.1
÷ Phénylcétonurie, en raison de la présence d'aspartam.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  
En raison des effets pharmacologiques de la nicotine, certaines pathologies nécessitent un avis médical ainsi qu'une surveillance médicale :
÷ ulcère gastrique ou duodénal en évolution,
÷ insuffisance hépatique et/ou rénale sévère.
Les mises en garde et précautions particulières dâÂÂemploi de lâÂÂassociation dâÂÂun dispositif transdermique àla nicotine avec des pastilles de NICOPASS sont celles de chaque traitement utilisé seul.
Mises en garde particulières liées aux excipients àeffet notoire :
Ce médicament contient de :
÷ lâÂÂisomalt (E953). Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose (maladie héréditaire rare).
÷ 5,00 mg dâÂÂaspartam (E951) dans chaque pastille. LâÂÂaspartam contient une source de phénylalanine qui peut être dangereux pour les personnes atteintes de phénylcétonurie (PCU).
-moins de 1mmol (23mg) de sodium par pastille, câÂÂest-à-dire quâÂÂil est essentiellement ë sans sodium ûPopulation pédiatrique
La nicotine est une substance toxique. Ne pas laisser ce médicament àla portée des enfants. En effet, la dose thérapeutique destinée àl'adulte pourrait provoquer une intoxication grave voire mortelle chez l'enfant (voir rubrique 4.9).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  
Interactions médicamenteuses liées àla nicotine :
Il n'y a pas de données sur d'éventuelles interactions entre les pastilles contenant de la nicotine et d'autres médicaments.
Interactions liées au sevrage tabagique :
Le sevrage tabagique, avec ou sans substitut nicotinique, peut entrainer, chez les ex-fumeurs, une augmentation de la réponse aux médicaments associés. Les hydrocarbures polycycliques (goudrons), présents dans le tabac, étant des inducteurs enzymatiques forts du cytochrome CYP1A2, les patients dont le traitement par des médicaments métabolisés par cette enzyme étaient stabilisés avant lâÂÂarrêt du tabac, peuvent être surexposés àces médicaments suite àla réduction de lâÂÂactivité du cytochrome CYP1A2 en lâÂÂabsence de fumée de tabac. Ainsi, pour les médicaments àmarge thérapeutique étroite, tels que la théophylline, la méthadone, la clozapine et le ropinirole, des conséquences cliniques notables peuvent être observées. Les médecins devraient considérer la réduction graduelle de la dose lors de lâÂÂinitiation du traitement par les substituts nicotiniques.
Les médicaments suivants peuvent nécessiter un ajustement de dose àlâÂÂarrêt du tabagisme :
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Une diminution de dose peut être nécessaire àlâÂÂarrêt du tabagisme |
Possible mécanisme dâÂÂaction |
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théophylline, clozapine, ropinirole, méthadone |
Induction réduite du CYP1A2 |
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Insuline |
Augmentation de lâÂÂabsorption sous-cutanée de lâÂÂinsuline |
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  
Grossesse
Les études expérimentales effectuées dans plusieurs espèces n'ont pas montré d'effet tératogène ou fà Âtotoxique de la nicotine administrée àdébit continu, et cela àdoses maternotoxiques. Dans les mêmes conditions d'administration, une hypotrophie fà Âtale s'observe àdoses encore plus élevées dans une seule espèce, la souris, mais pas chez le rat ou le lapin. En clinique, des observations en nombre encore limité ne montrent pas de retentissement délétère, maternel ou fà Âtal, de la nicotine utilisée dans l'indication du sevrage tabagique.
Chez la femme enceinte, il convient de toujours recommander un arrêt complet de la consommation de tabac, sans traitement de substitution àla nicotine.
Le tabagisme chez la femme enceinte peut être àl'origine d'un retard de croissance intra-utérin, dâÂÂune mort fà Âtale in utero, dâÂÂune prématurité et d'une hypotrophie néonatale. Ces effets semblent corrélés àlâÂÂimportance de lâÂÂimprégnation tabagique durant la grossesse car ils sâÂÂobservent lorsque lâÂÂimprégnation tabagique se poursuit pendant le 3ème trimestre.
Si le sevrage tabagique nâÂÂest pas obtenu chez les fumeuses enceintes fortement dépendantes, il est recommandé de consulter un professionnel de santé avant lâÂÂinitiation dâÂÂun traitement de substitution nicotinique.
LâÂÂarrêt du tabac, avec ou sans traitement de substitution, ne doit pas sâÂÂenvisager de façon isolée mais sâÂÂinscrire dans le cadre dâÂÂune prise en charge globale, prenant en compte le contexte psycho-social et les autres dépendances éventuellement associées. Une consultation spécialisée dans le sevrage tabagique est donc conseillée.
La nicotine libérée par les traitements de substitution nâÂÂest pas dépourvue dâÂÂeffets délétères sur le foetus, comme en témoignent les effets hémodynamiques observés au 3ème trimestre (par exemple modifications de la fréquence cardiaque), qui peuvent retentir sur le fà Âtus proche du terme..
Cependant, le risque encouru pour le fà Âtus est probablement plus faible que celui lié àla poursuite du tabagisme puisque :
÷ les concentrations plasmatiques maximales de nicotine sont plus faibles avec un traitement de substitution que celles obtenues avec la nicotine inhalée, et par conséquent, une exposition àla nicotine inférieure ou non supérieure àcelle liée àla consommation tabagique.
÷ il nâÂÂy a pas dâÂÂexposition aux hydrocarbures polycycliques ni au monoxyde de carbone.
Par conséquent, au-delàdu 6ème mois de grossesse, la pastille ne doit être utilisée que sous surveillance médicale chez les fumeuses enceintes nâÂÂayant pas réussi àarrêter de fumer avant le 3ème trimestre.
Information liée àla présence de nicotine :
La nicotine passe dans le lait maternel en quantité qui pourrait avoir une incidence sur lâÂÂenfant, même aux doses thérapeutiques. Les produits de substitution nicotinique, de même que le tabagisme, doivent donc être évités durant lâÂÂallaitement.
En cas de dépendance tabagique sévère, le recours àlâÂÂallaitement artificiel doit être envisagé chaque fois que possible.
Si lâÂÂarrêt du tabac nâÂÂest pas obtenu, lâÂÂutilisation de la pastille durant lâÂÂallaitement ne doit être initiée que sur avis médical.
Information liée àla présence de dérivés terpéniques dans les excipients:
Il est préférable de ne pas utiliser ce médicament en cas dâÂÂallaitement du fait :
÷ de lâÂÂexistence de données cinétiques limitées sur le passage des dérivés terpéniques dans le lait
÷ et de leur toxicité neurologique potentielle chez le nourrisson
Fertilité
Chez lâÂÂanimal, il a été démontré que la nicotine pouvait altérer la fertilité (voir section 5.3).
Chez lâÂÂHomme, le tabagisme diminue la fertilité de lâÂÂhomme et de la femme, la contribution spécifique de la nicotine dans la survenue de ces effets nâÂÂétant pas connue.
4.7. Effets sur l'aptitude àconduire des véhicules et àutiliser des machines  
4.8. Effets indésirables  
Les pastilles de nicotine peuvent entraîner des effets indésirables similaires àla nicotine administrée par d'autres modes.
Les effets indésirables sont classées selon leur fréquence, en utilisant la convention suivante : très fréquents (âÂÂ¥ 1/10), fréquents (âÂÂ¥ 1/100 ÃÂ
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SYSTEME DE CLASSES ORGANES |
Fréquents (âÂÂ¥1/100, |
Peu fréquents (âÂÂ¥1/1000, |
Rares (âÂÂ¥ 1/10 000 à|
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Troubles du système immunitaire |
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Réactions dâÂÂhypersensibilité telles que lâÂÂangioedème |
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Troubles du système nerveux |
Etourdissements, Céphalées |
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Troubles cardiovasculaires |
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Palpitations |
Fibrillation auriculaire réversible |
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Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux |
Douleur pharyngolaryngée, Hoquet |
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Troubles gastrointestinaux |
Maux de gorge Irritation de la bouche (sensation de brûlure et de chatouillement) Sécheresse buccale Nausée Vomissement Inconfort digestif Oesophagite Stomatite Flatulence |
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Troubles cutanés et sous cutanés |
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Erythème, Urticaire |
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Comme avec dâÂÂautres substituts nicotiniques, des gastrites peuvent survenir.
Quelques symptômes tels quâÂÂétourdissement, céphalées, et insomnie peuvent être liés au sevrage tabagique.
Une augmentation de lâÂÂapparition dâÂÂaphtes buccaux peut survenir après lâÂÂarrêt du tabac.
Les effets indésirables pouvant apparaître lors de lâÂÂutilisation de lâÂÂassociation (dispositif transdermique et pastilles) ne diffèrent pas de ceux de chaque traitement seul en termes dâÂÂeffets indésirables locaux liés aux formes pharmaceutiques. La fréquence de ces effets indésirables est comparable àcelle mentionnée dans les RCPs de chaque spécialité respective.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Un surdosage en nicotine peut apparaître si plusieurs pastilles sont sucées en même temps ou si dâÂÂautres traitements pour le sevrage tabagique àbase de nicotine sont utilisés de façon concomitante.
Les symptômes de surdosage sont ceux dâÂÂune intoxication aiguë àla nicotine incluant nausées, hypersalivation, douleurs abdominales, diarrhée, sueurs, céphalées, étourdissement, diminution de lâÂÂacuité auditive et faiblesse générale. A doses élevées, peuvent apparaître une hypotension, un pouls faible et irrégulier, une gêne respiratoire, une prostration, un collapsus cardiovasculaire et des convulsions.
Suite àun surdosage, lâÂÂapparition des symptômes peut être rapide en particulier chez lâÂÂenfant.
Les doses de nicotine tolérées par les fumeurs adultes et adolescents peuvent entraîner une intoxication sévère pouvant être fatale chez le jeune enfant. En cas de suspicion dâÂÂintoxication chez lâÂÂenfant, consulter immédiatement un médecin.
Conduite ÃÂ tenir en cas de surdosage
LâÂÂadministration de nicotine doit être interrompue immédiatement et un traitement symptomatique sera instauré. Surveiller les signes vitaux. Les vomissements sont généralement spontanés. LâÂÂadministration orale de charbon actif et les lavages gastriques doivent être mis en à Âuvre dès que possible dans lâÂÂheure suivant lâÂÂingestion. Ventilation assistée et oxygénothérapie seront entreprises si nécessaires.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUESÂ Â 
5.1. Propriétés pharmacodynamiques  
Classe pharmacothérapeutique : MEDICAMENTS UTILISES DANS LA DEPENDANCE A LA NICOTINE, code ATC : N07BA01.
La nicotine, alcaloïde principal des produits dérivés du tabac, substance naturelle agissant sur le système nerveux autonome, est un agoniste des récepteurs nicotiniques des systèmes nerveux central et périphérique. Consommée via le tabac, la nicotine induit une dépendance.
LâÂÂarrêt brutal de la consommation de tabac après un usage journalier et prolongé entraîne un syndrome de sevrage comprenant au moins quatre des symptômes suivants : dysphorie ou humeur dépressive, insomnie, irritabilité, sentiments de frustration ou de colère, anxiété, difficulté de concentration, agitation ou impatience, ralentissement du rythme cardiaque, augmentation de lâÂÂappétit, augmentation du poids. La sensation du besoin impérieux de nicotine est considérée comme un symptôme clinique àpart entière du syndrome de sevrage.
Les études cliniques ont montré que les produits de substitution nicotinique peuvent aider les fumeurs àsâÂÂabstenir de fumer ou àréduire leur consommation de tabac en diminuant les symptômes de sevrage.
Les effets néfastes de la poursuite de l'intoxication tabagique chez les patients coronariens et/ou des patients ayant des antécédents d'accident vasculaire cérébral ont été clairement démontrés. Des études réalisées chez ces patients ont démontré l'absence d'effet délétère des substituts nicotiniques dans les pathologies coronariennes stables.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques  
La dissolution complète de la pastille dans la cavité buccale est généralement atteinte en 30 minutes.
La nicotine de ce médicament présenté sous forme de pastille est liée àune résine échangeuse d'ions.
La nicotine est absorbée au niveau de la muqueuse buccale.
Une concentration maximale dâÂÂenviron 4,20 ng/ml est atteinte après une seule prise en 50 minutes environ.
Distribution
Le volume de distribution après administration I.V. de nicotine est de 2-3 l/kg et la demi-vie est approximativement de 2 heures.
La fixation aux protéines plasmatiques est inférieure à5%. Par conséquent, la modification de la fixation de la nicotine aux protéines plasmatiques par interaction médicamenteuse ou par altération des protéines plasmatiques, nâÂÂa a priori pas de retentissement sur les paramètres cinétiques de la nicotine. La nicotine traverse la barrière hémato-encéphalique, le placenta et passe dans le lait maternel.
Biotransformation
Le métabolisme est principalement hépatique.
Plus de vingt métabolites de la nicotine ont été identifiés, ils sont tous considérés comme moins actifs que la nicotine. Le principal métabolite plasmatique de la nicotine, la cotinine, a une demi-vie de 15 à20 heures et sa concentration atteint des taux 10 fois supérieurs àceux de la nicotine.
La nicotine est également métabolisée au niveau des reins et des poumons.
ÃÂlimination
La clairance plasmatique moyenne est dâÂÂenviron 70 litres par heure.
Les principaux métabolites excrétés dans les urines sont la cotinine (15% de la dose) et la trans-3-hydroxycotinine (45% de la dose). Environ 10 % de la nicotine sont excrétés sous forme inchangée dans les urines. Ce taux peut augmenter jusquâÂÂà30% en cas de filtration glomérulaire importante ou dâÂÂacidification des urines (pH
Populations particulières :
Insuffisance rénale
LâÂÂaggravation de lâÂÂinsuffisance rénale est associée àune diminution de la clairance totale de la nicotine. La clairance de la nicotine a été réduite dâÂÂenviron 50% chez les patients souffrant dâÂÂinsuffisance rénale sévère. Des taux de nicotine élevés ont été observés chez des patients fumeurs hémodyalisés.
Insuffisance hépatique
Etant donné que la nicotine est fortement métabolisée et que sa clairance systémique totale est dépendante du flux sanguin hépatique, une influence potentielle de lâÂÂinsuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la nicotine (clairance réduite) doit être anticipée.
Personne âgée
Une faible diminution de la clairance totale de la nicotine a été constatée chez des sujets âgés sains, ne justifiant cependant pas un ajustement posologique
5.3. Données de sécurité préclinique  
La nicotine nâÂÂest pas mutagène in vitro sur bactéries (test d'Ames) et cellules de mammifère bien que des résultats positifs aient été observés àde fortes concentrations et sans activation métabolique.
In vivo, les effets clastogènes de la nicotine ont été démontrés en utilisant plusieurs modèles expérimentaux, mais toujours après administration orale de fortes doses.
Seules des informations limitées sont disponibles sur lâÂÂutilisation àlong terme de la nicotine chez lâÂÂanimal afin dâÂÂévaluer les risques cancérogènes La nicotine peut potentialiser des effets cancérogènes et favoriser lâÂÂangiogénèse.
La nicotine peut affecter la fertilité des rats mâles et femelles, àdes doses relativement basses. Quand elle est administrée pendant le développement embryonnaire, la nicotine induit des résorptions embryonnaires, un retard de croissance du fà Âtus, et un retard du développement neuronal. De plus, lâÂÂexposition pré et post-natale àla nicotine a été associée àplusieurs pathologies chroniques.
Les données expérimentales après application de la pastille contenant de la nicotine sur la muqueuse buccale de hamster ont montré une bonne tolérance locale du produit.
6.3. Durée de conservation  
2 ans
6.4. Précautions particulières de conservation  
A conserver àune température ne dépassant pas +30ðC.
A conserver dans l'emballage extérieur, àl'abri de l'humidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   
Boîtes de 12, 24, 36, 48, 60, 72, 84, 96, 144 ou 180) pastilles sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC/Aluminium)
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières dâÂÂélimination et de manipulation  
Pas dâÂÂexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
Les Cauquillous
81500 Lavaur
8. NUMERO(S) DâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
÷ 376 798-9 ou 34009 376 798 9 3 : 24 pastilles sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC/Aluminium)
÷ 376 799-5 ou 34009 376 799 5 4 : 36 pastilles sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC/Aluminium)
÷ 376 800-3 ou 34009 376 800 3 5 : 48 pastilles sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC/Aluminium)
÷ 376 802-6 ou 34009 376 802 6 4 : 60 pastilles sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC/Aluminium)
÷ 376 803-2 ou 34009 376 803 2 5 : 72 pastilles sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC/Aluminium)
÷ 376 804-9 ou 34009 376 804 9 3 : 84 pastilles sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC/Aluminium)
÷ 376 805-5 ou 34009 376 805 5 4 : 96 pastilles sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC/Aluminium)
÷ 397 436-9 ou 34009 397 436 9 1 : 144 pastilles sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC/Aluminium)
÷ 397 437-5 ou 34009 397 437 5 2 : 180 pastilles sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC/Aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LâÂÂAUTORISATION  
Date de première autorisation: 17 juillet 2006
Renouvellement illimité depuis le 5 juillet 2009 (courrier du 2 janvier 2015)
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTEÂ Â 
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUESÂ Â 
Médicament non soumis àprescription médicale.