ANSM - Mis ÃÂ jour le : 31/08/2022
1. DENOMINATION DU MEDICAMENTÂ Â 
DOLIRHUMEPRO PARACETAMOL, PSEUDOEPHEDRINE ET DOXYLAMINE, comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVEÂ Â 
Comprimé jour :
Paracétamol.................................................................................................................... 500,00 mg
Chlorhydrate de pseudoéphédrine...................................................................................... 30,00 mg
Pour un comprimé oblong.
Excipients àeffet notoire : amidon de blé (contenant du gluten), lactose.
Comprimé nuit :
Paracétamol.................................................................................................................... 500,00 mg
Hydrogénosuccinate de doxylamine..................................................................................... 7,50 mg
Pour un comprimé rond.
Excipient ÃÂ effet notoire : lactose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé jour : comprimé blanc, oblong.
Comprimé nuit : comprimé blanc àblanc cassé, rond.
4.1. Indications thérapeutiques  
Traitement au cours des rhumes de lâÂÂadulte et lâÂÂadolescent de plus de 15 ans :
÷ des sensations de nez bouché,
÷ de lâÂÂécoulement nasal clair,
÷ des maux de tête et/ou fièvre.
4.2. Posologie et mode d'administration  
RESERVE A LâÂÂADULTE ET A LâÂÂADOLESCENT DE PLUS DE 15 ANS.
Dans la journée : 1 comprimé oblong àrenouveler si nécessaire au bout de 4 heures minimum, sans dépasser 3 omprimés par jour.
Le soir au coucher : 1 comprimé rond si nécessaire.
Le comprimé est àavaler tel quel avec un grand verre dâÂÂeau.
En lâÂÂabsence dâÂÂamélioration au bout de 4 jours de traitement, il est nécessaire de prendre un avis médical.
Insuffisance rénale : en cas dâÂÂinsuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à10 ml/min), lâÂÂintervalle entre 2 prises sera au minimum de 8 heures. La dose de paracétamol ne devra pas dépasser 3 g par jour.
Autres situations cliniques :
La dose journalière efficace la plus faible possible doit être envisagée, sans excéder 60 mg/kg/jour (sans dépasser 3 g/jour) dans les situations suivantes :
÷ poids
÷ insuffisance hépatocellulaire légère àmodérée,
÷ alcoolisme chronique,
÷ déshydratation,
÷ réserves basses en glutathion telles que par exemple malnutrition chronique, jeûne, amaigrissement récent, sujet âgé de plus de 75 ans ou de plus de 65 ans et polypathologique, hépatite virale chronique et VIH, mucoviscidose, cholémie familiale (Maladie de Gilbert).
Mode dâÂÂadministration
Voie orale.
Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :
÷ Hypersensibilité àlâÂÂun des constituants du produit.
÷ Chez lâÂÂenfant de moins de 15 ans.
÷ En cas dâÂÂantécédents dâÂÂaccident vasculaire cérébral ou de facteurs de risque susceptibles de favoriser la survenue dâÂÂaccident vasculaire cérébral, en raison de lâÂÂactivité sympathomimétique alpha du vasoconstricteur.
÷ En cas dâÂÂhypertension artérielle sévère ou mal équilibrée par le traitement.
÷ En cas dâÂÂinsuffisance coronarienne sévère.
÷ En cas de risque de glaucome par fermeture de lâÂÂangle.
÷ En cas de risque de rétention urinaire liée àdes troubles urétro-prostatiques.
÷ En cas dâÂÂantécédents de convulsions.
÷ En cas dâÂÂinsuffisance hépatocellulaire sévère en raison de la présence de paracétamol.
÷ En cas dâÂÂallaitement (voir rubrique 4.6).
÷ Chez les patients présentant une allergie au blé (autre que maladie cà Âliaque).
÷ En association avec les IMAO non sélectifs en raison du risque dâÂÂhypertension paroxystique et dâÂÂhyperthermie pouvant être fatale (voir rubrique 4.5).
÷ En association aux sympathomimétiques àaction indirecte : vasoconstricteurs destinés àdécongestionner le nez, quâÂÂils soient administrés par voie orale ou nasale [phényléphrine (alias néosynéphrine), pseudoéphédrine, éphédrine] ainsi que le méthylphénidate, en raison du risque de vasoconstriction et /ou de poussées hypertensives (voir rubrique 4.5).
÷ En association aux sympathomimétiques de type alpha : vasoconstricteurs destinés àdécongestionner le nez, quâÂÂils soient administrés par voir orale ou nasale [étiléfrine, naphazoline, oxymétazoline, phényléphrine (alias néosynéphrine), synéphrine, tétryzoline, tuaminoheptane, tymazoline], ainsi que midodrine, en raison du risque de vasoconstriction et/ou poussées hypertensives (voir rubrique 4.5).
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L'association de deux décongestionnants est contre indiquée, quelle que soit la voie d'administration (orale et/ou nasale) : une telle association est inutile et dangereuse et correspond àun mésusage. |
Ce médicament NE DOIT GENERALEMENT PAS ETRE UTILISE pendant la grossesse (voir rubrique 4.6).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  
En cas de fièvre élevée ou persistante, de survenue de signes de surinfection ou de persistance des symptômes au-delàde 4 jours, une réévaluation du traitement doit être faite.
Mises en garde spéciales :
En raison de la présence de pseudoéphédrine
÷ Il est impératif de respecter strictement la posologie, la durée de traitement de 4 jours, les contre-indications (voir rubrique 4.8).
÷ Les patients doivent être informés que la survenue dâÂÂune hypertension artérielle, de tachycardie, de palpitations ou de troubles du rythme cardiaque, de nausées ou de tout signe neurologique (tels que lâÂÂapparition ou la majoration de céphalées) impose lâÂÂarrêt du traitement.
÷ Il est conseillé aux patients de prendre un avis médical en cas dâÂÂhypertension artérielle, dâÂÂaffections cardiaques, dâÂÂhyperthyroïdie, de psychose ou de diabète.
La prise de ce médicament est déconseillée, en raison du risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives lié àson activité sympathomimétique indirecte avec les médicaments suivants (voir rubrique 4.5) :
÷ IMAO-A sélectifs.
÷ Alcaloïdes de lâÂÂergot de seigle dopaminergiques (bromocriptine, cabergoline, lisuride ou pergolide) ou vasoconstricteurs (dihydroergotamine, ergotamine, méthylergométrine ou méthysergide).
÷ En association avec le linézolide.
÷ Des troubles neurologiques àtype de convulsions, dâÂÂhallucinations, de troubles du comportement, dâÂÂagitation, dâÂÂinsomnie ont été décrits, plus fréquemment chez des enfants, après administration de vasoconstricteurs par voie systémique, en particulier au cours dâÂÂépisodes fébriles ou lors de surdosages.
Par conséquent, il convient notamment :
÷ de ne pas prescrire ce traitement en association avec des médicaments susceptibles dâÂÂabaisser le seuil épileptogène tels que : dérivés terpéniques, clobutinol, substances atropiniques, anesthésiques locaux⦠ou en cas dâÂÂantécédents convulsifs,
÷ de respecter, dans tous les cas, la posologie préconisée, et dâÂÂinformer le patient des risques de surdosage en cas dâÂÂassociation avec dâÂÂautres médicaments contenant des vasoconstricteurs.
Colite ischémique
Des cas de colite ischémique ont été rapportés avec la pseudoéphédrine. Le traitement par pseudoéphédrine doit être interrompu et un avis médical doit être demandé en cas de douleur abdominale soudaine, de rectorragie ou de tout autre symptôme de colite ischémique.
Neuropathie optique ischémique
Des cas de neuropathie optique ischémique ont été rapportés avec la pseudoéphédrine. La pseudoéphédrine doit être arrêtée en cas de perte soudaine de la vision ou de diminution de lâÂÂacuité visuelle, comme dans le cas dâÂÂun scotome.
Réactions cutanées graves
Des réactions cutanées graves telles que la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) peuvent survenir avec des produits contenant de la pseudoéphédrine. Cette éruption pustuleuse aiguë peut survenir dans les 2 premiers jours de traitement, avec de la fièvre et de nombreuses petites pustules non folliculaires survenant sur un érythème à Âdémateux étendu, et principalement localisée au niveau des plis cutanés, sur le tronc et les membres supérieurs. Les patients doivent être surveillés attentivement. Si des signes et des symptômes tels qu'une fièvre, un érythème ou de nombreuses petites pustules sont observés, l'administration de DOLIRHUMEPRO PARACETAMOL, PSEUDOEPHEDRINE ET DOXYLAMINE, comprimé doit être interrompue et des mesures appropriées doivent être prises si nécessaire.
En raison de la présence de paracétamol
Pour éviter un risque de surdosage, vérifier lâÂÂabsence de paracétamol dans la composition dâÂÂautres médicaments.
Chez l'adulte et l'enfant de moins de 50 kg, LA DOSE TOTALE DE PARACETAMOL NE DOIT PAS EXCEDER 3 GRAMMES PAR JOUR (voir rubrique 4.9).
Chez lâÂÂadulte et lâÂÂenfant de plus de 50 kg, LA DOSE TOTALE DE PARACETAMOL NE DOIT PAS EXCEDER 4 GRAMMES PAR JOUR (voir rubrique 4.9).
En raison de la présence de doxylamine
LâÂÂabsorption de boissons alcoolisées ou de médicaments contenant de lâÂÂalcool est déconseillée pendant le traitement (voir rubrique 4.5).
En cas de lever nocturne possibilité de :
÷ Réactions ralenties avec risque de chute,
÷ Sensation de vertige.
Liées aux excipients
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé jour et par comprimé nuit, câÂÂest-à-dire quâÂÂil est essentiellement ë sans sodium û.
Ce médicament contient du lactose (comprimé jour et comprimé nuit). Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Le comprimé jour contient une très faible teneur en gluten (provenant de lâÂÂamidon de blé). Il est considéré comme ë sans gluten û et est donc peu susceptible dâÂÂentraîner des problèmes en cas de maladie cà Âliaque. Un comprimé jour ne contient pas plus de 6,37 microgrammes de gluten.
Les patients avec une allergie au blé (différente de la maladie cà Âliaque), ne doivent pas prendre ce médicament (voir rubrique 4.3).
Précautions dâÂÂemploi :
En raison de la présence de paracétamol
LâÂÂadministration de paracétamol peut exceptionnellement entrainer une toxicité hépatique, même àdose thérapeutique, après un traitement de courte durée et chez des patients sans antécédent de troubles hépatiques (voir rubrique 4.8).
Le paracétamol est àutiliser avec précaution sans dépasser 3 g/jour dans les situations suivantes (voir rubrique 4.2) :
÷ poids
÷ insuffisance hépatocellulaire légère àmodérée,
÷ insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine
÷ alcoolisme chronique,
÷ déshydratation,
÷ réserves basses en glutathion telles que par exemple malnutrition chronique, jeûne, amaigrissement récent, sujet âgé de plus de 75 ans ou de plus de 65 ans et polypathologique, hépatite virale chronique et VIH, mucoviscidose, cholémie familiale (Maladie de Gilbert),
÷ allergie àlâÂÂaspirine et/ou aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
La consommation de boissons alcoolisées pendant le traitement est déconseillée.
En cas de sevrage récent dâÂÂun alcoolisme chronique, le risque dâÂÂatteinte hépatique est majoré.
En cas de découverte d'une hépatite virale aiguë, il convient d'arrêter le traitement.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  
Liées àla présence de paracétamol
Interactions avec les examens paracliniques :
La prise de paracétamol peut fausser le dosage de la glycémie par la méthode au glucose oxydase-peroxydase en cas de concentrations anormalement élevées.
La prise de paracétamol peut fausser le dosage de lâÂÂacide urique sanguin par la méthode àlâÂÂacide phosphotungstique.
Associations faisant l'objet de précautions dâÂÂemploi
+ Anticoagulants oraux : Warfarine et autres antivitamines K (AVK) :
Risque dâÂÂaugmentation de lâÂÂeffet de la warfarine et des autres AVK et du risque hémorragique en cas de prise de paracétamol aux doses maximales (4 g/j) pendant au moins 4 jours. Contrôle biologique incluant un contrôle plus fréquent de lâÂÂINR. Adaptation éventuelle de la posologie de la warfarine et des autres AVK pendant le traitement par le paracétamol et après son arrêt.
+ Les résines chélatrices :
La prise de résine chélatrice peut diminuer lâÂÂabsorption intestinale, et potentiellement lâÂÂefficacité du paracétamol pris simultanément. DâÂÂune façon générale, la prise de la résine doit se faire àdistance de celle du paracétamol en respectant un intervalle de plus de 2 heures, si possible.
+ Flucloxacilline
Il convient dâÂÂêtre prudent lors de lâÂÂutilisation concomitante de paracétamol et de flucloxacilline, car la prise simultanée a été associée àune acidose métabolique àtrou anionique élevé, en particulier chez les patients présentant des facteurs de risque (voir rubrique 4.4).
+ Médicaments hépatotoxiques
La toxicité du paracétamol peut être augmentée chez les patients traités par des médicaments potentiellement hépatotoxiques ou par des médicaments inducteurs enzymatiques du cytochrome P450, tels que les médicaments anti-épileptiques (tels que phénobarbital, phénytoïne, carbamazépine, topiramate), la rifampicine ou en cas de prise concomitante dâÂÂalcool. LâÂÂinduction du métabolisme entraine une production importante du métabolite hépatotoxique du paracétamol. LâÂÂhépatotoxicité se produit si la quantité de ce métabolite dépasse les capacités de liaison au gluthation
Liées àla présence de pseudoéphédrine
Associations contre-indiquées
+ IMAO non sélectifs :
Hypertension paroxystique, hyperthermie pouvant être fatale. Du fait de la durée dâÂÂaction de lâÂÂIMAO, cette interaction est encore possible 15 jours après l'arrêt de l'IMAO.
+ Autres sympathomimétiques indirects (éphédrine, méthylphénidate, phényléphrine (alias néosynéphrine), pseudoéphédrine) :
Risque de vasoconstriction et/ou de crises hypertensives.
+ Sympathomimétiques alpha (voies orale et/ou nasale) (étiléfrine, midodrine, naphazoline, oxymétazoline, phényléphrine, synéphrine, tétryzoline, tuaminoheptane, tymazoline) :
Risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.
Associations déconseillées
+ Alcaloïdes de lâÂÂergot de seigle dopaminergiques (bromocriptine, cabergoline, lisuride, pergolide) :
Risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.
+ Alcaloïdes de lâÂÂergot de seigle vasoconstricteurs (dihydroergotamine, ergotamine, méthylergométrine, méthysergide) :
Risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.
+ IMAO-A sélectifs (moclobemide, toloxatone) :
Risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.
+ Linézolide :
Risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.
Association faisant lâÂÂobjet de précautions dâÂÂemploi
+ Anesthésiques volatils halogénés :
Poussée hypertensive peropératoire.
En cas dâÂÂintervention programmée, il est préférable dâÂÂinterrompre le traitement quelques jours avant lâÂÂintervention.
Liées àla présence de Doxilamine
+ Médicaments atropiniques : Il faut prendre en compte le fait que les substances atropiniques peuvent additionner leurs effets indésirables et entrainer plus facilement une rétention urinaire, une poussée aiguë de glaucome, une constipation, une sécheresse de la boucheâ¦
Les divers médicaments atropiniques sont représentés par les antidépresseurs imipraminiques, la plupart des antihistaminiques H1 atropiniques, les antiparkinsoniens anticholinergiques, les antispasmodiques atropiniques, le disopyramide, les neuroleptiques phénothiaziniques, ainsi que la clozapine.
+ Médicaments hypnotiques :
Les hypnotiques actuellement prescrits sont soit des benzodiazépines et apparentés (zolpidem, zopiclone), soit des antihistaminiques H1. Outre une majoration de la sédation lorsquâÂÂils sont prescrits avec dâÂÂautres médicaments dépresseurs du SNC, ou en cas de consommation alcoolique, il faut prendre en compte également, pour les benzodiazépines, la possibilité de majoration de lâÂÂeffet dépresseur respiratoire lorsquâÂÂelles sont associées avec des morphinomimétiques, dâÂÂautres benzodiazépines, ou du phénobarbital, et cela notamment chez le sujet âgé.
+ Médicaments sédatifs :
Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer àdiminuer la vigilance. Il sâÂÂagit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), neuroleptiques, barbituriques, benzodiazépines, anxiolytiques autres que benzodiazépines (par exemple méprobamate), hypnotiques, antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), antihistaminiques H1 sédatifs, antihypertenseurs centraux, baclofène et thalidomide.
Majoration de la dépression centrale.
LâÂÂaltération de la vigilance peut rendre dangereuse la conduite de véhicules et lâÂÂutilisation de machines.
Associations déconseillées
+ Consommation dâÂÂalcool
Majoration par lâÂÂalcool de lâÂÂeffet sédatif de la doxylamine.
LâÂÂaltération de la vigilance peut rendre dangereuse la conduite de véhicules et lâÂÂutilisation de machines. Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de lâÂÂalcool.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  
La présence de pseudoéphédrine parmi les constituants conditionne la conduite àtenir pendant la grossesse et lâÂÂallaitement.
Grossesse
Par mesure de prudence et compte tenu des puissantes propriétés vasoconstrictrices de ce médicament, son utilisation est déconseillée pendant la grossesse.
Lié au paracétamol
Une vaste quantité de données portant sur les femmes enceintes démontrent lâÂÂabsence de toute malformation ou de toute toxicité fà Âtale/néonatale. Les études épidémiologiques consacrées au neurodéveloppement des enfants exposés au paracétamol in utero produisent des résultats non concluants.
Lié àla pseudoéphédrine
Il nâÂÂy a pas de données fiables de tératogenèse chez lâÂÂanimal.
En clinique, les études épidémiologiques nâÂÂont pas mis en évidence dâÂÂeffet malformatif lié àlâÂÂutilisation de la pseudoéphédrine.
La pseudoéphédrine passe dans le lait maternel. Compte tenu des possibles effets cardiovasculaires et neurologiques des vasoconstricteurs, la prise de ce médicament est contre-indiquée pendant lâÂÂallaitement.
4.7. Effets sur l'aptitude àconduire des véhicules et àutiliser des machines  
Ce phénomène est accentué par la prise de boissons alcoolisées ou de médicaments contenant de lâÂÂalcool.
4.8. Effets indésirables  
Réactions dâÂÂhypersensibilité liées àlâÂÂun des composants de ce médicament.
Les effets indésirables mentionnés ci-dessous, pouvant survenir avec DOLIRHUMEPRO PARACETAMOL, PSEUDOEPHEDRINE ET DOXYLAMINE, comprimé, sont listés par classe de systèmes dâÂÂorganes et par fréquence selon la convention suivante : très fréquent (âÂÂ¥ 1/10) ; fréquent (âÂÂ¥1/100,
Tableau 1 : Effets indésirables liés àla présence de pseudoéphédrine
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Fréquence indéterminée |
÷ palpitations ÷ tachycardie ÷ infarctus du myocarde |
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Affections oculaires |
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Fréquence indéterminée |
÷ crise de glaucome par fermeture de lâÂÂangle ÷ neuropathie optique ischémique |
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Affections gastro-intestinales |
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Fréquence indéterminée |
÷ sécheresse buccale ÷ nausées ÷ vomissements ÷ colite ischémique |
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Affections du système nerveux |
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Fréquence indéterminée |
÷ accidents vasculaires cérébraux hémorragiques, exceptionnellement chez des patients ayant utilisé des spécialités àbase de chlorhydrate de pseudoéphédrine : ces accidents vasculaires cérébraux sont apparus lors de surdosage ou mésusage et/ou chez des patients présentant des facteurs de risques vasculaires ÷ accidents vasculaires ischémiques ÷ céphalées ÷ convulsions ÷ syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible ÷ accident ischémique transitoire |
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Affections psychiatriques |
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Fréquence indéterminée |
÷ anxiété ÷ agitation ÷ troubles du comportement ÷ hallucinations ÷ insomnie ÷ symptômes maniaques tels que : insomnie, irritabilité et sautes dâÂÂhumeur, surestime de soi, activité accrue ou agitation, accélération de la pensée, du flux de paroles et tendances àla distraction Une fièvre, un surdosage, une association médicamenteuse susceptible de diminuer le seuil épileptogène ou de favoriser un surdosage ont souvent été retrouvés et semblent prédisposer àla survenue de tels effets (voir rubriques 4.3 et 4.4). |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Fréquence indéterminée |
÷ dysurie (en particulier en cas de troubles urétroprostatiques) ÷ rétention urinaire (en particulier en cas de troubles urétroprostatiques) |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Fréquence indéterminée |
÷ sueurs, ÷ exanthème, ÷ prurit, ÷ urticaire, ÷ réactions cutanées graves, telles que la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG). |
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Affections vasculaires |
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Fréquence indéterminée |
÷ hypertension (poussée hypertensive) ÷ troubles ischémiques |
Tableau 2 : Effets indésirables liés àla présence de paracétamol
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Affections du système immunitaire |
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Rare |
÷ réactions dâÂÂhypersensibilité àtype de choc anaphylactique, à Âdème de Quincke
Leur survenue impose lâÂÂarrêt définitif de ce médicament et des médicaments apparentés. |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Rare |
÷ érythème ÷ urticaire ÷ rash cutané
Leur survenue impose lâÂÂarrêt définitif de ce médicament et des médicaments apparentés. |
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Très rare |
÷ effets indésirables cutanés graves |
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Fréquence indéterminée |
÷ érythème pigmenté fixe |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Très rare |
÷ thrombopénie ÷ leucopénie ÷ neutropénie |
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Fréquence indéterminée |
÷ agranulocytose ÷ anémie hémolytique chez les patients présentant un déficit en glucose-6-phosphate-deshydrogénase |
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Affections hépatobiliaires |
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Fréquence indéterminée |
÷ augmentation des transaminases ÷ atteinte hépatique cytolytique ÷ hépatite aiguë ÷ hépatite massive en particulier lors dâÂÂune utilisation dans une situation àrisque (cf. rubrique 4.4 Précautions dâÂÂemploi). |
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Affections cardiaques |
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Fréquence indéterminée |
÷ syndrome de Kounis |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Fréquence indéterminée |
÷ bronchospasme (voir rubrique 4.4) |
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Affections du métabolisme et de la nutrition |
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Fréquence indéterminée |
÷ acidose pyroglutamique, chez les patients présentant des facteurs prédisposant àla déplétion du glutathion |
Tableau 3 : Effets indésirables liés àla présence de doxylamine
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Affections |
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Rare |
÷ effets anticholinergiques : éventuellement constipation, sécheresse buccale, troubles de lâÂÂaccommodation et palpitations cardiaques |
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Affections |
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Fréquence indéterminée |
÷ somnolence |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Lié àla pseudoéphédrine
Le surdosage en pseudoéphédrine peut entrainer : accès hypertensif, troubles du rythme, convulsions, délire, hallucinations, agitation, troubles du comportement, insomnie, mydriase, accident vasculaire cérébral.
Lié àla doxylamine
Les premières manifestations de lâÂÂintoxication aiguë sont une somnolence et des signes de la série anticholinergique : agitation, mydriase, paralysie de lâÂÂaccommodation, sécheresse de la bouche, rougeur de la face et du cou, hyperthermie et tachycardie sinusale. Délire, hallucinations et mouvements athétosiques sont plus souvent observés chez les enfants ; ils annoncent parfois la survenue de convulsions qui sont des complications rares dâÂÂintoxications massives. Même en lâÂÂabsence de convulsions, lâÂÂintoxication aiguë par la doxylamine est parfois responsable dâÂÂune rhabdomyolyse qui peut se compliquer dâÂÂune insuffisance rénale aiguë. Cette atteinte musculaire nâÂÂest pas exceptionnelle, ce qui justifie son dépistage systématique par la mesure de lâÂÂactivité de la créatine phosphokinase (CPK).
Le traitement est symptomatique. Lorsque la prise en charge est précoce, lâÂÂadministration de charbon activé (50 g chez l'adulte1 g/kg chez lâÂÂenfant) est souhaitable.
Lié au paracétamol
Symptômes
Nausées, vomissements, anorexie, pâleur, douleurs abdominales apparaissant généralement dans les 24 premières heures.
Un surdosage de paracétamol peut provoquer une cytolyse hépatique susceptible dâÂÂentrainer une insuffisance hépatocellulaire, un saignement gastro-intestinal, une acidose métabolique, une encéphalopathie, un coma et un décès.
En cas de surdosage aigu, il peut être observé dans les 12 à48 heures une augmentation des transaminases hépatiques, de la lactico-déshydrogénase, de la bilirubine et une diminution du taux de prothrombine.
Le surdosage peut également entrainer une pancréatite, une hyperamylasémie et une insuffisance rénale aiguë et une pancytopénie
Conduite dâÂÂurgence
÷ Transfert immédiat en milieu hospitalier.
÷ Prélever un tube de sang pour faire le dosage plasmatique initial de paracétamol. Ce dosage sera àinterpréter en fonction du délai entre lâÂÂheure supposée de la prise et lâÂÂheure de prélèvement.
÷ ÃÂvacuation rapide du produit ingéré par lavage gastrique.
÷ Le traitement du surdosage comprend classiquement lâÂÂadministration, aussi précoce que possible de lâÂÂantidote N-acétylcystéine par voie I.V. ou voie orale, si possible avant la dixième heure.
÷ Traitement symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUESÂ Â 
5.1. Propriétés pharmacodynamiques  
Classe pharmacothérapeutique : AUTRES MEDICAMENTS DU RHUME EN ASSOCIATION â Code ATC : R05X.
Ce médicament associe un antalgique : le paracétamol, un antihistaminique H1, la doxylamine, et un vasoconstricteur, la pseudoéphédrine.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques  
Absorption
LâÂÂabsorption du paracétamol par voie orale est complète et rapide. Les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes 30 à60 minutes après ingestion.
Distribution
Le paracétamol se distribue rapidement dans tous les tissus. Les concentrations sont comparables dans le sang, la salive et le plasma. La liaison aux protéines plasmatiques est faible.
Biotransformation
Le paracétamol est métabolisé essentiellement au niveau du foie. Les 2 voies métaboliques majeures sont la glycuroconjugaison et la sulfoconjugaison. Cette dernière voie est rapidement saturable aux posologies supérieures aux doses thérapeutiques. Une voie mineure, catalysée par le cytochrome P 450, est la formation dâÂÂun intermédiaire réactif (le N-acétyl benzoquinone imine), qui, dans les conditions normales dâÂÂutilisation, est rapidement détoxifié par le glutathion réduit et éliminé dans les urines après conjugaison àla cystéine et àlâÂÂacide mercaptopurique. En revanche, lors dâÂÂintoxications massives, la quantité de ce métabolite toxique est augmentée.
ÃÂlimination
LâÂÂélimination est essentiellement urinaire. 90 % de la dose ingérée est éliminée par le rein en 24 heures, principalement sous forme glycuroconjuguée (60 à80 %) et sulfoconjuguée (20 à30 %). Moins de 5 % est éliminé sous forme inchangée.
La demi-vie dâÂÂélimination est dâÂÂenviron 2 heures.
Variations physiopathologiques
÷ Insuffisance rénale : en cas dâÂÂinsuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à10 ml/min), lâÂÂélimination du paracétamol et de ses métabolites est retardée.
÷ Sujet âgé : la capacité de conjugaison nâÂÂest pas modifiée.
De la pseudoéphédrine
Après administration par voie orale, la pseudoéphédrine est excrétée essentiellement par voie rénale sous forme inchangée (70 à90 %). Sa demi-vie dâÂÂélimination est dépendante du pH urinaire. LâÂÂalcalinisation des urines entraîne une augmentation accrue de la réabsorption tubulaire, avec pour conséquence, un allongement de la demi-vie dâÂÂélimination de la pseudoéphédrine.
De la doxylamine
La concentration maximale (Cmax) dans le sang est obtenue en moyenne 2 heures (Tmax) après la prise du succinate de doxylamine. La demi-vie dâÂÂélimination plasmatique (T ý) est en moyenne de 10 heures. Le succinate de doxylamine est partiellement métabolisé dans le foie par déméthylation et N-acétylation.
Les différents métabolites issus de la dégradation de la molécule sont quantitativement peu importants puisque 60 % de la dose administrée sont retrouvés dans les urines sous forme de doxylamine inchangée.
5.3. Données de sécurité préclinique  
Aucune étude conventionnelle sâÂÂappuyant sur les normes actuellement admises pour évaluer la toxicité pour la reproduction et le développement nâÂÂest disponible.
Amidon de blé, amidon de pomme de terre pré-gélatinisé, carboxyméthylamidon sodique (type A), lactose monohydraté, stéarate de magnésium.
Comprimé nuit rond :
Lactose monohydraté, carboxyméthylamidon sodique (type A), amidons de maïs et de pomme de terre pré-gélatinisés, talc, stéarate de magnésium.
6.3. Durée de conservation  
3 ans
6.4. Précautions particulières de conservation  
A conserver àune température ne dépassant pas 30ðC.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur  
16 comprimés sous plaquette (PVC/Aluminium)
6.6. Précautions particulières dâÂÂélimination et de manipulation  
Pas d'exigences particulières.
7. TITULAIRE DE LâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
82, AVENUE RASPAIL
94250 GENTILLY
8. NUMERO(S) DâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
÷ 34009 369 860 4 6 : 16 comprimés en plaquette (PVC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LâÂÂAUTORISATION  
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTEÂ Â 
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUESÂ Â 
Médicament non soumis àprescription médicale.