ANSM - Mis ÃÂ jour le : 12/05/2022
1. DENOMINATION DU MEDICAMENTÂ Â 
PARACETAMOL BIOGARAN 500 mg, comprimé effervescent
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVEÂ Â 
Paracétamol........................................................................................................................ 500 mg
Sous forme de paracétamol COMPAP PVP 3
Pour un comprimé effervescent.
Excipients ÃÂ effet notoire : lactose, sodium, sorbitol.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques  
Cette présentation est réservée àlâÂÂadulte et àlâÂÂenfant àpartir de 27 kg (soit àpartir dâÂÂenviron 8 ans).
4.2. Posologie et mode d'administration  
Population pédiatrique
Il est impératif de respecter les posologies définies en fonction du poids de lâÂÂenfant et donc de choisir une présentation adaptée. Les âges approximatifs en fonction du poids sont donnés àtitre dâÂÂinformation.
La dose quotidienne de paracétamol recommandée est dâÂÂenviron 60 mg/kg/jour, àrépartir en 4 ou 6 prises, soit environ 15 mg/kg toutes les 6 heures ou 10 mg/kg toutes les 4 heures.
Pour les enfants ayant un poids de 27 à40 kg (environ 8 à13 ans), la posologie est de 1 comprimé de 500 mg par prise, àrenouveler si besoin au bout de 6 heures, sans dépasser 4 comprimés par jour.
Pour les enfants ayant un poids de 41 à50 kg (environ 12 à15 ans), la posologie est de 1 comprimé de 500 mg par prise, àrenouveler si besoin au bout de 4 heures, sans dépasser 6 comprimés par jour.
Chez les adultes et les enfants dont le poids est supérieur à50 kg (àpartir dâÂÂenviron 15 ans) :
La posologie unitaire usuelle est de 1 à2 comprimés de 500 mg par prise, àrenouveler en cas de besoin au bout de 4 h minimum.
Il nâÂÂest généralement pas nécessaire de dépasser 3 g de paracétamol par jour, soit 6 comprimés par jour.
Cependant, en cas de douleurs plus intenses, la posologie maximale peut être augmentée jusquâÂÂà4 g par jour, soit 8 comprimés par jour.
Toujours respecter un intervalle de 4 h entre les prises.
Doses maximales recommandées : voir rubrique 4.4.
Fréquence dâÂÂadministration
Les prises systématiques permettent dâÂÂéviter les oscillations de douleur ou de fièvre :
Chez lâÂÂenfant, elles doivent être régulièrement espacées, y compris la nuit, de préférence de 6 heures, et dâÂÂau moins 4 heures.
Chez lâÂÂadulte, elles doivent être espacées dâÂÂau moins 4 heures.
Insuffisance rénale
En cas d'insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à10 ml/min), l'intervalle entre deux prises sera au minimum de 8 heures. La dose de paracétamol ne devra pas dépasser 3 g par jour, soit 6 comprimés.
Autres situations cliniques
La dose journalière efficace la plus faible possible doit être envisagée, sans excéder 60 mg/kg/jour (sans dépasser 3 g/j) dans les situations suivantes :
÷ adultes de moins de 50 kg,
÷ Insuffisance hépatocellulaire légère àmodérée,
÷ Alcoolisme chronique,
÷ Déshydratation.
÷ Réserves basses en glutathion telles que par exemple malnutrition chronique, jeûne, amaigrissement récent, sujet âgé de plus de 75 ans ou de plus de 65 ans et polypathologique, hépatite virale chronique et VIH, mucoviscidose, cholémie familiale (maladie de Gilbert).
Mode dâÂÂadministration
Voie orale.
Laisser dissoudre complètement le comprimé dans un verre dâÂÂeau.
÷ Insuffisance hépatocellulaire sévère.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  
Mises en garde spéciales
Pour éviter un risque de surdosage :
÷ Vérifier lâÂÂabsence de paracétamol dans la composition dâÂÂautres médicaments.
÷ Respecter les doses maximales recommandées.
Doses maximales recommandées :
÷ Chez lâÂÂenfant de moins de 40 kg, la dose totale de paracétamol ne doit pas dépasser 80 mg/kg/j (voir rubrique 4.9).
÷ Chez lâÂÂenfant de 41 kg à50 kg, la dose totale de paracétamol ne doit pas excéder 3 g par jour (voir rubrique 4.9).
÷ Chez lâÂÂadulte et lâÂÂenfant de plus de 50 kg, LA DOSE TOTALE DE PARACETAMOL NE DOIT PAS EXCEDER 4 GRAMMES PAR JOUR (voir rubrique 4.9).
Précautions dâÂÂemploi
LâÂÂadministration de paracétamol peut exceptionnellement entrainer une toxicité hépatique, même àdose thérapeutique après un traitement de courte durée et chez des patients sans antécédent de troubles hépatiques (voir rubrique 4.8).
÷ Le paracétamol est àutiliser avec précaution sans dépasser 3 g/jour dans les situations suivantes (voir rubrique 4.2) :
o Poids
o Insuffisance hépatocellulaire légère àmodérée,
o Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine
o Alcoolisme chronique,
o Déshydratation,
o Réserves basses en glutathion telles que par exemple malnutrition chronique, jeûne, amaigrissement récent, sujet âgé de plus de 75 ans ou de plus de 65 ans et polypathologique, hépatite virale chronique et VIH, mucoviscidose, cholémie familiale (Maladie de Gilbert)
o Allergie àlâÂÂaspirine et/ou aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
La consommation de boissons alcoolisées pendant le traitement est déconseillée.
En cas de sevrage récent dâÂÂun alcoolisme chronique, le risque dâÂÂatteinte hépatique est majoré.
En cas de découverte dâÂÂune hépatite virale aiguë, il convient dâÂÂarrêter le traitement.
La prudence est recommandée en cas d'administration concomitante de paracétamol et de flucloxacilline en raison d'un risque accru d'acidose métabolique àtrou anionique élevé (AMTAE), en particulier chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère, de septicémie, de malnutrition et d'autres sources de déficit en glutathion (par exemple, alcoolisme chronique), ainsi que chez ceux qui utilisent des doses quotidiennes maximales de paracétamol. Une surveillance étroite, incluant la mesure de la 5-oxoproline urinaire, est recommandée.
Chez lâÂÂenfant, la posologie devra être ajustée en fonction du poids (voir rubrique 4.2).
Chez un enfant traité par 60 mg/kg/jour de paracétamol, l'association d'un autre antipyrétique n'est justifiée qu'en cas d'inefficacité.
Ce médicament contient du sorbitol. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose (maladie héréditaire rare).
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).
Ce médicament contient du sodium. Ce médicament contient 317 mg de sodium par comprimé effervescent. A prendre en compte chez les patients suivant un régime hyposodé strict.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  
Associations faisant l'objet de précautions dâÂÂemploi
+ Anticoagulants oraux : warfarine et autres antivitamines K (AVK)
Risque d'augmentation de l'effet de la warfarine et des autres AVK et du risque hémorragique en cas de prise de paracétamol aux doses maximales (4 g/j) pendant au moins 4 jours. Contrôle biologique incluant un contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de la warfarine et des autres AVK pendant le traitement par le paracétamol et après son arrêt.
+ Les résines chélatrices
La prise de résine chélatrice peut diminuer lâÂÂabsorption intestinale, et potentiellement lâÂÂefficacité du paracétamol pris simultanément. DâÂÂune façon générale, la prise de résine doit se faire àdistance de celle du paracétamol en respectant un intervalle de plus de 2 heures, si possible.
+ Flucloxacilline
Il convient d'être prudent lors de l'utilisation concomitante de paracétamol et de flucloxacilline, car la prise simultanée a été associée àune acidose métabolique àtrou anionique élevé, en particulier chez les patients présentant des facteurs de risque (voir rubrique 4.4).
+ Médicaments hépatotoxiques
La toxicité du paracétamol peut être augmentée chez les patients traités par des médicaments potentiellement hépatotoxiques ou par des médicaments inducteurs enzymatiques du cytochrome P450, tels que les médicaments antiâÂÂépileptiques (tels que phénobarbital, phénytoïne, carbamazépine, topiramate), la rifampicine ou en cas de prise concomitante dâÂÂalcool. LâÂÂinduction du métabolisme entraine une production importante du métabolite hépatotoxique du paracétamol. LâÂÂhépatotoxicité se produit si la quantité de ce métabolite dépasse les capacités de liaison au glutathion.
Interaction avec les examens paracliniques
La prise de paracétamol peut fausser le dosage de la glycémie par la méthode de la glucose oxydase-peroxydase en cas de concentrations anormalement élevées.
La prise de paracétamol peut fausser le dosage de lâÂÂacide urique sanguin par la méthode àlâÂÂacide phosphotungstique.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  
Grossesse
Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène ou fà Âtotoxique du paracétamol.
Une vaste quantité de données portant sur les femmes enceintes démontrent lâÂÂabsence de toute malformation ou de toute toxicité fà Âtale/néonatale.
Les études épidémiologiques consacrées au neurodéveloppement des enfants exposés au paracétamol in utero produisent des résultats non concluants.
Si cela sâÂÂavère nécessaire dâÂÂun point de vue clinique, le paracétamol peut être utilisé pendant la grossesse ; cependant il devra être utilisé àla dose efficace la plus faible, pendant la durée la plus courte possible et àla fréquence la plus réduite possible.
A doses thérapeutiques, l'administration de ce médicament est possible pendant l'allaitement.
Fertilité
En raison du mécanisme dâÂÂaction potentiel sur les cyclo-oxygénase et la synthèse de prostaglandines, le paracétamol pourrait altérer la fertilité chez la femme, par un effet sur lâÂÂovulation réversible àlâÂÂarrêt du traitement.
Des effets sur la fertilité des mâles ont été observés dans une étude chez l'animal. La pertinence de ces effets chez l'homme n'est pas connue.
4.7. Effets sur l'aptitude àconduire des véhicules et àutiliser des machines  
4.8. Effets indésirables  
Affections du système immunitaire
Rare : réactions d'hypersensibilité àtype de choc anaphylactique, à Âdème de Quincke. Leur survenue impose l'arrêt définitif de ce médicament et des médicaments apparentés.
Affections de la peau et des tissus sous-cutanés
Rare : érythème, urticaire, rash cutané ont été rapportés. Leur survenue impose lâÂÂarrêt définitif de ce médicament et des médicaments apparentés.
De très rares cas dâÂÂeffets indésirables cutanés graves ont été rapportés.
Fréquence indéterminée : érythème pigmenté fixe.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Très exceptionnel : thrombopénie, leucopénie et neutropénie.
Fréquence indéterminée : agranulocytose, anémie hémolytique chez les patients présentant un déficit en glucose-6-phosphate-déshydrogénase.
Affections hépatobiliaires
Fréquence indéterminée : augmentation des transaminases, atteinte hépatique cytolytique, hépatite aiguë, hépatite massive en particulier lors dâÂÂune utilisation dans une situation àrisque (voir rubrique 4.4).
Affections cardiaques
Fréquence indéterminée : syndrome de Kounis.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquence indéterminée : bronchospasme (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Le risque d'une intoxication grave peut être particulièrement élevé chez les sujets âgés, chez les jeunes enfants (surdosage thérapeutique ou intoxication accidentelle fréquente), chez les patients avec une atteinte hépatique, en cas d'alcoolisme chronique, chez les patients souffrant de réserves basses en glutathion telles que la malnutrition chronique (voir rubrique 4.2), le jeûne , lâÂÂamaigrissement récent, le vieillissement, les virus de lâÂÂhépatite virale chronique et du VIH, la cholémie familiale (Maladie de Gilbert). Dans ces cas, l'intoxication peut être mortelle.
Symptômes
Nausées, vomissements, anorexie, pâleur, douleurs abdominales apparaissent généralement dans les 24 premières heures.
Un surdosage de paracétamol peut provoquer une cytolyse hépatique susceptible d'entrainer une insuffisance hépatocellulaire, un saignement gastro-intestinal, une acidose métabolique, une encéphalopathie, un coma et le décès.
En cas de surdosage aigu, il peut être observé dans les 12 à48 heures une augmentation des transaminases hépatiques, de la lactico-deshydrogénase, de la bilirubine et une diminution du taux de prothrombine.
Le surdosage peut également entrainer une pancréatite, une hyperamylasémie, une insuffisance rénale aiguë et une pancytopénie.
Conduite dâÂÂurgence
÷ Transfert immédiat en milieu hospitalier.
÷ Prélever un tube de sang pour faire le dosage plasmatique initial de paracétamol. Ce dosage sera àinterpréter en fonction du délai entre lâÂÂheure supposée de la prise et lâÂÂheure de prélèvement.
÷ Evacuation rapide du produit ingéré par lavage gastrique, en cas de prise orale.
÷ Le traitement du surdosage comprend classiquement l'administration aussi précoce que possible de l'antidote N-acétylcystéine par voie I.V. ou voie orale si possible avant la dixième heure.
÷ Traitement symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUESÂ Â 
5.1. Propriétés pharmacodynamiques  
Mécanisme dâÂÂaction
Le paracétamol a un mécanisme dâÂÂaction central et périphérique.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques  
LâÂÂabsorption du paracétamol par voie orale est complète et rapide. Les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes 30 à60 minutes après lâÂÂingestion.
Distribution
Le paracétamol se distribue rapidement dans tous les tissus. Les concentrations sont comparables dans le sang, la salive et le plasma. La liaison aux protéines plasmatiques est faible.
Biotransformation
Le paracétamol est métabolisé essentiellement au niveau du foie. Les 2 voies métaboliques majeures sont la glycuroconjugaison et la sulfoconjugaison. Cette dernière voie est rapidement saturable aux posologies supérieures aux doses thérapeutiques. Une voie mineure, catalysée par le cytochrome P450, est la formation dâÂÂun intermédiaire réactif (le N-acétyl benzoquinone imine), qui dans les conditions normales dâÂÂutilisation, est rapidement détoxifié par le glutathion réduit et éliminé dans les urines après conjugaison àla cystéine et àlâÂÂacide mercaptopurique. En revanche, lors dâÂÂintoxications massives, la quantité de ce métabolite toxique est augmentée.
ÃÂlimination
LâÂÂélimination est essentiellement urinaire. 90% de la dose ingérée est éliminée par le rein en 24 heures, principalement sous forme glycuroconjuguée (60 à80%) et sulfoconjuguée (20 à30%).
Moins de 5% est éliminé sous forme inchangée.
La demi-vie dâÂÂélimination est dâÂÂenviron 2 heures.
Variations physiopathologiques
÷ Insuffisance rénale : en cas dâÂÂinsuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à30 ml/min), lâÂÂélimination du paracétamol et de ses métabolites est retardée.
÷ Sujet âgé : la capacité de conjugaison nâÂÂest pas modifiée.
5.3. Données de sécurité préclinique  
6.3. Durée de conservation  
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation  
A conserver àune température ne dépassant pas +25ðC.
Conserver le pilulier soigneusement fermé, àl'abri de l'humidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   
16 comprimés en pilulier (Polypropylène) avec bouchon (Polyéthylène) muni d'une cartouche de déshydratant (gel de silice).
6.6. Précautions particulières dâÂÂélimination et de manipulation  
Pas dâÂÂexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
15 BOULEVARD CHARLES DE GAULLE
92700 COLOMBES
8. NUMERO(S) DâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
÷ 34009 361 333 5 8 : 16 comprimés en pilulier (Polypropylène)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LâÂÂAUTORISATION  
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTEÂ Â 
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUESÂ Â 
Médicament non soumis àprescription médicale.