ANSM - Mis ÃÂ jour le : 13/01/2022
1. DENOMINATION DU MEDICAMENTÂ Â 
TOPLEXIL 0,33 mg/ml, sirop
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVEÂ Â 
Oxomémazine...................................................................................................................... 0,033 g
Pour 100 ml de sirop
Excipients ÃÂ effet notoire : saccharose, sodium.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques  
4.2. Posologie et mode d'administration  
RESERVE A L'ADULTE ET A L'ENFANT DE PLUS DE 2 ANS.
Chez lâÂÂadulte : 10 ml par prise, 4 fois par jour.
Population pédiatrique
Chez lâÂÂenfant : la posologie quotidienne est fonction du poids de lâÂÂenfant (1 ml de sirop par kg de poids corporel et par jour), soit àtitre indicatif :
÷ Enfant de 13 à20 kg (soit 2 à6 ans) : 5 ml par prise, 2 à3 fois par jour,
÷ Enfant de 20 à30 kg (soit 6 à10 ans) : 10 ml par prise, 2 à3 fois par jour,
÷ Enfant de 30 à40 kg (soit 10 à12 ans) : 10 ml par prise, 3 à4 fois par jour
÷ Enfant de plus de 40 kg (soit 12 ans) : 10 ml par prise, 4 fois par jour.
Les prises sont àrenouveler en cas de besoin et espacées de 4 heures minimum.
Mode dâÂÂadministration
Voie orale. Utiliser le gobelet doseur.
Il convient de privilégier les prises vespérales en raison de lâÂÂeffet sédatif, surtout en début de traitement, de lâÂÂoxomémazine.
Ce médicament est CONTREâÂÂINDIQUE dans les cas suivants :
÷ Hypersensibilité àlâÂÂun des constituants, et notamment aux antihistaminiques,
÷ En raison de la présence dâÂÂoxomémazine
o nourrisson (moins de 2 ans) (voir rubrique 4.4),
o antécédents dâÂÂagranulocytose,
o risque de rétention urinaire liée àdes troubles urétro-prostatiques,
o risque de glaucome par fermeture de lâÂÂangle,
÷ En association avec la cabergoline et le quinagolide (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  
Les toux productives, qui sont un élément fondamental de la défense bronchopulmonaire, sont àrespecter.
Il est illogique dâÂÂassocier un expectorant ou un mucolytique àce médicament antitussif.
Avant de prescrire un traitement antitussif, il convient de rechercher les causes de la toux qui requièrent un traitement spécifique.
Si la toux résiste àun antitussif administré àune posologie usuelle, on ne doit pas procéder àune augmentation des doses, mais àun réexamen de la situation clinique.
Précautions dâÂÂemploi :
LIEES A LA PRESENCE DâÂÂOXOMEMAZINE :
Dans la mesure où les phénothiazines ont été considérées comme dâÂÂhypothétiques facteurs de risque dans la survenue de mort subite du nourrisson, lâÂÂoxomémazine ne doit pas être utilisée chez lâÂÂenfant de moins de 2 ans.
La surveillance (clinique et éventuellement électrique) doit être renforcée chez les épileptiques en raison de la possibilité dâÂÂabaissement du seuil épileptogène.
LâÂÂoxomémazine doit être utilisée avec prudence :
÷ Chez le sujet âgé présentant :
o une plus grande sensibilité àlâÂÂhypotension orthostatique, aux vertiges et àla sédation,
o une constipation chronique (risque dâÂÂiléus paralytique),
o une éventuelle hypertrophie prostatique.
÷ Chez les sujets porteurs de certaines affections cardioâÂÂvasculaires, en raison des effets tachycardisants et hypertenseurs des phénothiazines.
÷ En cas dâÂÂinsuffisance hépatique et/ou rénale sévères (en raison du risque dâÂÂaccumulation).
En cas dâÂÂutilisation chez lâÂÂenfant, il convient dâÂÂéliminer un asthme bronchique ou un reflux gastroâÂÂà Âsophagien avant dâÂÂutiliser lâÂÂoxomémazine comme antitussif.
La prise de boissons alcoolisées ou de médicaments contenant de lâÂÂalcool (voir rubrique 4.5) est fortement déconseillée pendant la durée du traitement.
Compte-tenu de lâÂÂeffet photosensibilisant des phénothiazines, il est préférable de ne pas sâÂÂexposer au soleil pendant le traitement.
Les antihistaminiques H1 doivent être utilisés avec prudence en raison du risque de sédation. LâÂÂassociation avec dâÂÂautres médicaments sédatifs doit être déconseillée (voir rubrique 4.5).
Ce médicament contient du saccharose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase.
Ce médicament contient 3,7 g de saccharose par prise de 5 ml et 7,3 g par prise de 10 ml dont il faut tenir compte dans la ration journalière en cas de régime pauvre en sucre ou de diabète.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose de 10 ml, câÂÂest-à-dire quâÂÂil est essentiellement ë sans sodium û.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  
Médicaments abaissant le seuil épileptogène
L'utilisation conjointe de médicaments proconvulsivants, ou abaissant le seuil épileptogène, devra être soigneusement pesée, en raison de la sévérité du risque encouru. Ces médicaments sont représentés notamment par la plupart des antidépresseurs (imipraminiques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), les neuroleptiques (phénothiazines et butyrophénones), la méfloquine, la chloroquine, le bupropion, le tramadol.
Médicaments atropiniques
Il faut prendre en compte le fait que les substances atropiniques peuvent additionner leurs effets indésirables et entraîner plus facilement une rétention urinaire, une poussée aiguë de glaucome, une constipation, une sécheresse de la bouche, etcâ¦
Les divers médicaments atropiniques sont représentés par les antidépresseurs imipraminiques, la plupart des antihistaminiques H1 atropiniques, les antiparkinsoniens anticholinergiques, les antispasmodiques atropiniques, le disopyramide, les neuroleptiques phénothiaziniques ainsi que la clozapine.
Médicaments sédatifs
Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer àdiminuer la vigilance. Il s'agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide.
Associations contre-indiquées
÷ Dopaminergiques, hors Parkinson (cabergoline, quinagolide) : Antagonisme réciproque de lâÂÂagoniste dopaminergique et des neuroleptiques.
Associations déconseillées
÷ Autres médicaments sédatifs : Potentialisation de lâÂÂeffet sédatif des antihistaminiques H1.
÷ Consommation dâÂÂalcool : Majoration par lâÂÂalcool de lâÂÂeffet sédatif de ces substances. LâÂÂaltération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et lâÂÂutilisation de machines. Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
Associations faisant l'objet de précautions dâÂÂemploi
÷ Topiques gastroâÂÂintestinaux, antiacides et charbon : Diminution de lâÂÂabsorption digestive des neuroleptiques phénothiaziniques. Prendre les topiques gastroâÂÂintestinaux et antiacides àdistance des neuroleptiques phénothiaziniques (plus de 2 heures, si possible).
Associations ÃÂ prendre en compte
÷ Antihypertenseurs : Majoration du risque dâÂÂhypotension, notamment orthostatique.
÷ BêtaâÂÂbloquants (sauf esmolol et sotalol) : Effet vasodilatateur et risques dâÂÂhypotension, notamment orthostatique (effet additif).
÷ BêtaâÂÂbloquants dans lâÂÂinsuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédidol, métoprolol, nébivolol) : effet vasodilatateur et risques dâÂÂhypotension, notamment orthostatique (effet additif).
÷ Dérivés nitrés et apparentés : Majoration du risque dâÂÂhypotension, notamment orthostatique.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  
La présence dâÂÂoxomémazine conditionne la conduite àtenir pendant la grossesse et lâÂÂallaitement.
Grossesse
Aspect malformatif :
Il nâÂÂy a pas de données fiables de tératogenèse chez lâÂÂanimal.
Il nâÂÂexiste pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de lâÂÂoxomémazine lorsquâÂÂelle est administrée pendant la grossesse.
Aspect foetotoxique :
Chez les nouveauxâÂÂnés de mères traitées au long cours par de fortes posologies de médicaments anticholinergiques ont été rarement décrits des signes digestifs liés aux propriétés atropiniques (distension abdominale, iléus méconial, retard àlâÂÂémission du méconium, difficulté de la mise en route de lâÂÂalimentation, tachycardies, troubles neurologiquesâ¦).
CompteâÂÂtenu de ces données, lâÂÂutilisation de ce médicament est déconseillée au cours du premier trimestre de la grossesse. Il ne sera prescrit que si nécessaire par la suite, en se limitant au 3ème trimestre, àun usage ponctuel.
Si lâÂÂadministration de ce médicament a eu lieu en fin de grossesse, il semble justifié dâÂÂobserver une période de surveillance des fonctions neurologiques et digestives du nouveauâÂÂné.
Le passage de lâÂÂoxomémazine dans le lait maternel nâÂÂest pas connu. CompteâÂÂtenu des possibilités de sédation ou dâÂÂexcitation paradoxale du nouveauâÂÂné, et plus encore des risques dâÂÂapnée du sommeil évoqués avec les phénothiazines, ce médicament est déconseillé en cas dâÂÂallaitement.
4.7. Effets sur l'aptitude àconduire des véhicules et àutiliser des machines  
4.8. Effets indésirables  
Les caractéristiques pharmacologiques de la molécule dâÂÂoxomémazine sont àlâÂÂorigine dâÂÂeffets indésirables dâÂÂinégale intensité et liés ou non àla dose (voir rubrique 5.1) :
Effets neurovégétatifs :
÷ sédation ou somnolence, plus marquée en début de traitement ;
÷ effets anticholinergiques àtype de sécheresse des muqueuses, constipation, troubles de lâÂÂaccommodation, mydriase, palpitations cardiaques, risque de rétention urinaire ;
÷ hypotension orthostatique ;
÷ troubles de lâÂÂéquilibre, vertiges, baisse de la mémoire ou de la concentration (plus fréquent chez le sujet âgé) ;
÷ incoordination motrice, tremblements ;
÷ confusion mentale, hallucinations ;
÷ plus rarement, effets àtype dâÂÂexcitation : agitation, nervosité, insomnie.
Réactions de sensibilisation :
÷ érythèmes, eczéma, prurit, purpura, urticaire éventuellement géant,
÷ à Âdème, plus rarement à Âdème de Quincke,
÷ choc anaphylactique,
÷ photosensibilisation.
Troubles hématologiques :
÷ leucopénie, neutropénie, agranulocytose exceptionnelle,
÷ thrombocytopénie,
÷ anémie hémolytique.
En raison de la présence de glycérol, risque de troubles digestifs et de diarrhée.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Signes dâÂÂun surdosage en oxomémazine : convulsions (surtout chez lâÂÂenfant), troubles de la conscience, coma.
Un traitement symptomatique sera institué en milieu spécialisé.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUESÂ Â 
5.1. Propriétés pharmacodynamiques  
Classe pharmacothérapeutique : ANTIHISTAMINIQUES àUSAGE SYSTÃÂMIQUE, code ATC : R06AD08
Oxomémazine : antihistaminique H1, phénothiazine àchaîne latérale aliphatique, qui se caractérise par :
÷ un effet sédatif marqué aux doses usuelles, dâÂÂorigine histaminergique et adrénolytique centrale,
÷ un effet anticholinergique àlâÂÂorigine dâÂÂeffets indésirables périphériques,
÷ un effet adrénolytique périphérique, pouvant retentir au plan hémodynamique (risque dâÂÂhypotension orthostatique).
Les antihistaminiques ont en commun la propriété de sâÂÂopposer, par antagonisme compétitif plus ou moins réversible, aux effets de lâÂÂhistamine notamment sur la peau, les bronches, lâÂÂintestin, et les vaisseaux.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques  
Les données de pharmacocinétique avec lâÂÂoxomémazine font défaut.
Pour lâÂÂensemble des antihistaminiques, notamment phénothiaziniques, des éléments dâÂÂordre général peuvent être apportés :
÷ La biodisponibilité est généralement moyenne.
÷ Le cas échéant, le métabolisme peut être intense, avec formation de nombreux métabolites, ce qui explique le très faible pourcentage de produit retrouvé inchangé dans les urines.
÷ La demiâÂÂvie est variable mais souvent prolongée, autorisant une seule prise quotidienne.
÷ La liposolubilité de ces molécules est àlâÂÂorigine de la valeur élevée du volume de distribution.
Variation physiopathologique : risque dâÂÂaccumulation des antihistaminiques chez les insuffisants rénaux ou hépatiques.
5.3. Données de sécurité préclinique  
6.3. Durée de conservation  
3 ans.
A conserver maximum six mois après la première ouverture du flacon.
6.4. Précautions particulières de conservation  
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
A conserver dans lâÂÂemballage primaire dâÂÂorigine, àlâÂÂabri de la lumière.
Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   
150 ml en flacon (verre brun type Ill) avec fermeture sécurité enfant et gobelet doseur (polypropylène).
200 ml en flacon (verre brun type Ill) avec fermeture sécurité enfant et gobelet doseur (polypropylène).
250 ml en flacon (verre brun type Ill) avec fermeture sécurité enfant et gobelet doseur (polypropylène).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières dâÂÂélimination et de manipulation  
Pas dâÂÂexigences particulières pour lâÂÂélimination.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément àla réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
82, AVENUE RASPAIL
94250 GENTILLY
8. NUMERO(S) DâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
÷ 34009 359 578 4 9 : 150 ml en flacon (verre brun) avec fermeture sécurité enfant et gobelet doseur (polypropylène).
÷ 34009 359 579 0 0 : 200 ml en flacon (verre brun) avec fermeture sécurité enfant et gobelet doseur (polypropylène).
÷ 34009 359 580 9 9 : 250 ml en flacon (verre brun) avec fermeture sécurité enfant et gobelet doseur (polypropylène).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LâÂÂAUTORISATION  
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTEÂ Â 
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUESÂ Â 
Médicament non soumis àprescription médicale.