ANSM - Mis ÃÂ jour le : 06/12/2022
1. DENOMINATION DU MEDICAMENTÂ Â 
DIARETYL 2 mg, gélule
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVEÂ Â 
Chlorhydrate de lopéramide................................................................................................. 2,00 mg
Quantité correspondant àlopéramide base........................................................................... 1,86 mg
Pour une gélule
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques  
Ce traitement est un complément des mesures diététiques.
4.2. Posologie et mode d'administration  
Réservé àlâÂÂadulte (àpartir de 15 ans).
Posologie initiale : 2 gélules, puis 1 gélule supplémentaire, àprendre après chaque selle non moulée, mais :
÷ ne jamais dépasser 6 gélules par jour,
÷ ne jamais dépasser 2 jours de traitement.
Mode dâÂÂadministration
Voie orale.
Poussées aiguës de rectocolite hémorragique (risque de colectasie).
Hypersensibilité àlâÂÂun des constituants de la gélule.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  
÷ Ce médicament n'est pas adapté àl'enfant (moins de 15 ans).
÷ Si au bout de 2 jours de traitement la diarrhée persiste, la conduite àtenir devra être réévaluée et la nécessité d'une réhydratation par soluté de réhydratation orale ou par voie intraveineuse devra être envisagée.
Précautions dâÂÂemploi
÷ Le lopéramide ne doit pas être utilisé comme traitement de première intention dans les dysenteries aiguës avec présence de sang dans les selles et fièvre importante.
÷ Le lopéramide ne doit pas être utilisé en cas de diarrhées survenant au cours dâÂÂun traitement antibiotique àlarge spectre. En effet, on doit craindre alors une colite pseudomembraneuse avec toxi-infection. Dans ce cas, tout traitement entraînant une stase fécale doit être évité.
÷ En règle générale, le lopéramide ne doit pas être utilisé lorsqu'une inhibition du péristaltisme doit être évitée et son administration doit être interrompue en cas d'apparition de constipation ou de distension abdominale.
÷ L'insuffisant hépatique doit faire l'objet d'une surveillance particulière du fait de l'important effet de 1er passage.
Des effets cardiaques y compris un allongement de l'intervalle QT et un élargissement du complexe QRS, et des torsades de pointes ont été signalés en relation avec un surdosage. Pour certains de ces cas lâÂÂévolution a été fatale (voir rubrique 4.9). Le surdosage peut révéler un syndrome de Brugada existant. Les patients ne doivent pas dépasser la dose et/ou la durée de traitement recommandées.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  
LâÂÂadministration concomitante de lopéramide (dose unique de 16 mg) et de kétoconazole, un inhibiteur du CYP 3A4 et de la glycoprotéine P., a entraîné une augmentation des concentrations plasmatiques de lopéramide dâÂÂun facteur 5. Cette augmentation nâÂÂa pas été associée àune augmentation des effets pharmacodynamiques lors de mesures par pupillométrie.
LâÂÂassociation avec la desmopressine orale a entrainé une augmentation des concentrations plasmatiques de desmopressine dâÂÂun facteur 3, sans doute due au ralentissement de la motilité intestinale.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  
Grossesse
Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, àce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.
En clinique, l'utilisation du lopéramide au cours d'un nombre limité de grossesses n'a apparemment révélé aucun effet malformatif ou fà Âtotoxique particulier àce jour.
Toutefois, des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer les conséquences d'une exposition en cours de grossesse.
En conséquence, l'utilisation du lopéramide ne doit être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire.
En cas de traitement prolongé, tenir compte de ses propriétés opiacées pouvant en particulier retentir sur les fonctions digestives du nouveau-né.
Le passage du lopéramide dans le lait maternel est très faible; en conséquence, l'allaitement est possible en cas de traitement ponctuel par ce médicament.
En cas de traitement prolongé, tenir compte de ses propriétés opiacées.
4.7. Effets sur l'aptitude àconduire des véhicules et àutiliser des machines  
4.8. Effets indésirables  
Le tableau suivant présente les effets indésirables rapportés lors de lâÂÂutilisation de DIARETYL, gélule. Les effets indésirables sont classés par système organe et fréquence en utilisant la convention suivante : Très fréquent (âÂÂ¥ 1/10) ; fréquent (âÂÂ¥ 1/100 ÃÂ
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SOC (MedDRA) |
Fréquence |
Effet indésirable |
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Affections de lâÂÂoreille et du labyrinthe |
Indéterminée |
Vertiges |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Rare |
Rash cutané, urticaire, angio-oedème |
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Affections du système immunitaire |
Rare |
Réactions dâÂÂhypersensibilité |
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Très rare |
Choc anaphylactique |
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Affections du système nerveux |
Indéterminée |
Somnolence |
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Affections gastro-intestinales |
Indéterminée |
Constipation, distension abdominale (voir rubriques 4.2 et 4.3), douleurs abdominales, ballonnements, nausées, vomissements, sécheresse buccale Pancréatite aigüe |
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Très rare |
Iléus (risque pouvant être majoré dans le cas où les informations concernant lâÂÂutilisation nâÂÂont pas été respectées voir rubriques 4.2 et 4.3) |
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Troubles généraux et anomalies au site dâÂÂadministration |
Indéterminée |
Asthénie |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/
Symptômes
En cas de surdosage (y compris de surdosage lié àune insuffisance hépatique), une dépression du système nerveux central (diminution de la vigilance, somnolence, myosis, hypertonie, dépression respiratoire, incoordination motrice) et un iléus peuvent être observés. Les enfants peuvent être plus sensibles aux effets sur le système nerveux central.
Des effets cardiaques, tels quâÂÂun allongement de l'intervalle QT, et un élargissement du complexe QRS, des torsades de pointes, dâÂÂautres arythmies ventriculaires graves, un arrêt cardiaque et une syncope, ont été observés chez les personnes ayant ingéré des doses excessives de lopéramide (voir rubrique 4.4). Des cas mortels ont également été signalés. Le surdosage peut révéler un syndrome de Brugada existant.
Procédure dâÂÂurgence, antidote :
La Naloxone peut être utilisée comme antidote. La durée d'action de la spécialité étant plus longue que celle de la Naloxone (1 à3 heures), il peut être nécessaire de renouveler l'administration de cette dernière. En conséquence, le patient doit être maintenu sous surveillance médicale pendant au moins 48 heures pour déceler toute dépression du système nerveux central.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUESÂ Â 
5.1. Propriétés pharmacodynamiques  
÷ Antidiarrhéique analogue structurel des opiacés.
÷ Activité antisécrétoire par augmentation du flux hydro-électrolytique de la lumière intestinale vers le pôle plasmatique de l'entérocyte et réduction du flux inverse.
÷ Ralentissement du transit colique avec augmentation des contractions segmentaires.
÷ Effets rapides et durables.
÷ Respecte les caractères bactériologiques et parasitologiques des selles
5.2. Propriétés pharmacocinétiques  
Le lopéramide est peu résorbé par voie digestive. Il subit un important effet de premier passage hépatique.
Les concentrations plasmatiques sont faibles (2 ng/ml après l'administration d'environ 8 mg de lopéramide par jour).
Chez l'homme, le pic plasmatique se situe entre 2 et 4 heures.
Le lopéramide est principalement métabolisé par le foie, et sa demi-vie d'élimination est de 10 à15 heures. Son élimination se fait essentiellement dans les fèces
5.3. Données de sécurité préclinique  
Amidon de maïs modifié (STARCH 1500), cellulose microcristalline (AVICEL pH 102), talc
Composition de l'enveloppe de la gélule :
÷ Tête (vert foncé) : jaune de quinoléine, indigotine.
÷ Corps (vert clair) : jaune de quinoléine, bleu patenté V
6.3. Durée de conservation  
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation  
A conserver àune température ne dépassant pas 30ðC.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   
6 ou 12 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).
6.6. Précautions particulières dâÂÂélimination et de manipulation  
Pas dâÂÂexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
COOPERATION PHARMACEUTIQUE FRANCAISE
PLACE LUCIEN AUVERT
77020 MELUN CEDEX
8. NUMERO(S) DâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
÷ 34009 341 154 8 6 : 6 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)
÷ 34009 358 421 4 5 : 12 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC / Aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LâÂÂAUTORISATION  
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTEÂ Â 
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUESÂ Â 
Médicament non soumis àprescription médicale.