ANSM - Mis ÃÂ jour le : 21/10/2022
1. DENOMINATION DU MEDICAMENTÂ Â 
KARDEGIC 75 mg, poudre pour solution buvable en sachet-dose
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVEÂ Â 
Acétylsalicylate de DL-Lysine................................................................................................ 135 mg
Quantité correspondant àacide acétylsalicylique..................................................................... 75 mg
Pour un sachet dose
Excipient ÃÂ effet notoire : Lactose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Poudre pour solution buvable.
4.1. Indications thérapeutiques  
Prévention des complications cardiovasculaires et cérébrovasculaires liées àlâÂÂathérosclérose chez les patients àhaut risque vasculaire ayant une pathologie artérielle ischémique confirmée (cf. rubrique 5.1).
Réduction de lâÂÂocclusion des greffons après pontage aorto-coronaire.
Prévention des accidents vasculaires cérébraux chez les patients ayant une fibrillation auriculaire pour lesquels le traitement par antivitamine K est contre-indiqué ou non indiqué, après examen du bénéfice et du risque (cf. rubrique 5.1).
4.2. Posologie et mode d'administration  
Ce médicament ne sera administré que sur prescription médicale.
Réservé àlâÂÂadulte. Voie orale.
Ce faible dosage nâÂÂest pas adapté aux situations dâÂÂurgence. Il est réservé au traitement dâÂÂentretien après la prise en charge des situations dâÂÂurgence (voir ci-dessous rubrique 4.4).
La posologie recommandée en traitement chronique est de 1 sachet par jour.
Verser le contenu du sachet dans un grand verre. Ajouter de lâÂÂeau. Une dissolution totale est obtenue rapidement.
÷ Hypersensibilité àla substance active (lâÂÂacide acétylsalicylique) ou àlâÂÂun des excipients mentionnés àla rubrique 6.1, ou aux autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (réaction croisée).
÷ Asthme ou antécédents d'asthme avec ou sans polypes nasaux induit par les salicylés ou les substances d'activité proche, notamment les anti-inflammatoires non stéroïdiens.
÷ Ulcère gastroduodénal en évolution, antécédent dâÂÂhémorragie gastrique ou de perforation après un traitement par lâÂÂacide acétylsalicylique ou un autre anti-inflammatoire non stéroïdien.
÷ Toute maladie hémorragique constitutionnelle ou acquise.
÷ Grossesse, àpartir du début du 6ème mois (au-delàde 24 semaines dâÂÂaménorrhée) pour des doses dâÂÂaspirine supérieures à100 mg par jour (voir. rubrique 4.6).
÷ Patients atteints dâÂÂune mastocytose, chez lesquels lâÂÂutilisation de lâÂÂacide acétylsalicylique peut entrainer des réactions dâÂÂhypersensibilité sévères (y compris les chocs circulatoires avec bouffées vasomotrices, hypotension, tachycardie et des vomissements).
÷ Risque hémorragique.
÷ Insuffisance hépatique sévère.
÷ Insuffisance rénale sévère (Clairance de la créatinine
÷ Insuffisance cardiaque sévère non contrôlée.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  
En cas dâÂÂassociation avec dâÂÂautres médicaments, pour éviter un risque de surdosage, vérifier lâÂÂabsence dâÂÂacide acétylsalicylique dans la composition des autres médicaments.
Chez les patients recevant un traitement concomitant avec le nicorandil et les AINS incluant lâÂÂacide acétylsalicylique, il y a un risque augmenté de complications graves telles que la survenue dâÂÂulcérations gastro-intestinales, de perforations et dâÂÂhémorragies. Ainsi, il convient dâÂÂêtre prudent si de lâÂÂacide acétylsalicylique ou des AINS sont pris en même temps que le nicorandil (voir rubrique 4.5).
KARDEGIC 75 mg seul ne convient pas au traitement de la phase aiguë de lâÂÂinfarctus du myocarde ou de lâÂÂangor instable car des doses supérieures dâÂÂacide acétylsalicylique peuvent être nécessaires lors de lâÂÂinitiation dâÂÂun traitement antiagrégant plaquettaire.
La surveillance du traitement doit être renforcée dans les cas suivants :
÷ antécédents dâÂÂulcère gastroduodénal, dâÂÂhémorragie digestive ou de gastrite,
÷ insuffisance rénale légère àmodérée (lâÂÂacide acétylsalicylique étant contre indiqué en cas dâÂÂinsuffisance rénale sévère, voir rubrique 4.3),
÷ insuffisance hépatique légère àmodérée (lâÂÂacide acétylsalicylique étant contre indiqué en cas dâÂÂinsuffisance hépatique sévère, voir rubrique 4.3),
÷ asthme : la survenue de crise dâÂÂasthme, chez certains sujets, peut être liée àune allergie aux anti-inflammatoires non stéroïdiens ou àlâÂÂacide acétylsalicylique. Dans ce cas, ce médicament est contre-indiqué (voir rubrique 4.3),
÷ métrorragies ou ménorragies (risque dâÂÂaugmentation de lâÂÂimportance et de la durée des règles).
Des hémorragies gastro-intestinales ou des ulcères/perforations peuvent se produire ànâÂÂimporte quel moment au cours du traitement sans quâÂÂil y ait nécessairement des symptômes préalables ou dâÂÂantécédents. Le risque relatif augmente avec la dose, chez le sujet âgé, le sujet de faible poids corporel, les sujets ayant des antécédents dâÂÂulcères gastriques notamment en cas de complications de type hémorragie ou perforation et le malade soumis àun traitement anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire (voir rubrique 4.5). En cas dâÂÂhémorragie gastro-intestinale, interrompre immédiatement le traitement.
Compte-tenu de lâÂÂeffet antiagrégant plaquettaire de lâÂÂacide acétylsalicylique, apparaissant dès les très faibles doses et persistant plusieurs jours, il convient de prévenir le patient des risques hémorragiques pouvant survenir en cas de geste chirurgical même mineur (ex : extraction dentaire). La durée de lâÂÂinterruption du traitement avant lâÂÂintervention doit être déterminée au cas par cas.
Le traitement concomitant par la lévothyroxine et les salicylés doit être évité. Les salicylés peuvent inhiber la liaison des hormones thyroïdiennes aux protéines porteuses et ainsi produire une augmentation initiale temporaire des hormones thyroïdiennes libres, suivie d'une réduction globale du taux d'hormones thyroïdiennes totales. Par conséquent, en cas de prise concomitante de lévothyroxine et de salicylés, les taux dâÂÂhormones thyroïdiennes doivent être surveillés (voir rubrique 4.5).
Chez les patients hypertendus traités par AAS, la pression artérielle doit être bien contrôlée, compte-tenu de lâÂÂaugmentation du risque vasculaire cérébral hémorragique chez les patients hypertendus non contrôlés.
Dans certains cas de forme grave de déficit en G6PD, des doses élevées dâÂÂacide acétylsalicylique ont pu provoquer des hémolyses. LâÂÂadministration dâÂÂacide acétylsalicylique en cas de déficit en G6PD doit se faire sous contrôle médical strict.
Des syndromes de Reye, pathologies très rares mais présentant un risque vital, ont été observés chez des enfants avec des signes dâÂÂinfections virales (en particulier varicelle et épisodes dâÂÂallure grippale) et recevant de lâÂÂacide acétylsalicylique. KARDEGIC ne doit pas être administré aux enfants et adolescents (voir rubrique 4.2).
LâÂÂutilisation de ce médicament est déconseillée en cas dâÂÂallaitement (voir rubrique 4.6).
La prise concomitante dâÂÂacide acétylsalicylique àdes doses antiagrégantes plaquettaires est déconseillée avec (voir rubrique 4.5) :
÷ lâÂÂanagrélide,
÷ les anticoagulants oraux, chez les patients ayant des antécédents dâÂÂulcère gastro-duodénal,
÷ le clopidogrel (en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus),
÷ le défibrotide,
÷ le nicorandil,
÷ la ticlopidine,
÷ le ticagrélor (en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus),
÷ le probénécide,
÷ la lévothyroxine.
La prise dâÂÂalcool peut augmenter le risque de lésions gastro-intestinales et prolonger le temps de saignement lors dâÂÂune prise concomitante avec de lâÂÂacide acétylsalicylique. Ainsi, les patients traités avec de lâÂÂacide acétylsalicylique doivent faire preuve de prudence lors de la consommation de boissons alcoolisées jusquâÂÂà36 heures suivant la prise du traitement.
Excipients ÃÂ effet notoire
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares).
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par sachet-dose, câÂÂest-à-dire quâÂÂil est essentiellement ë sans sodium û.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  
Plusieurs substances sont impliquées dans des interactions, du fait de leurs propriétés antiagrégantes plaquettaires : lâÂÂacide acétylsalicylique, le cilostazol, la ticlopidine et le clopidogrel, le tirofiban, l'eptifibatide et l'abciximab, lâÂÂepoprostenol, l'iloprost, le trometamol, le prasugrel, le ticagrelor.
LâÂÂutilisation de plusieurs antiagrégants plaquettaires majore le risque de saignement, de même que leur association àtout autre médicament augmentant les risques de saignement par effet additif (héparine et molécules apparentées, anticoagulants oraux et autres thrombolytiques â¦). Ces associations doivent être prises en compte en maintenant une surveillance clinique régulière.
Associations déconseillées
÷ Anticoagulants oraux : Aspirine àdes doses antiagrégantes et en cas dâÂÂantécédent dâÂÂulcère gastro-duodénal : majoration du risque hémorragique. Nécessité d'un contrôle, le cas échéant, en particulier du temps de saignement.
÷ Ticlopidine : majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires. Si lâÂÂassociation ne peut être évitée, surveillance clinique étroite.
÷ Clopidogrel, en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus : majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires.
÷ Ticagrélor, en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus : majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires.
÷ Probénécide : diminution de l'effet uricosurique par compétition de l'élimination de l'acide urique au niveau des tubules rénaux,
÷ Anagrélide : majoration des événements hémorragiques.
÷ Défibrotide : risque hémorragique accru.
÷ Nicorandil : Majoration du risque de complications gastrointestinales sévères (ulcération, perforation, hémorragie).
÷ Acétazolamide : Augmentation du risque de toxicité de lâÂÂacide acétylsalicylique (vomissements, tachycardie, hyperpnée, confusion mentale) ou de lâÂÂacétazolamide (fatigue, léthargie, somnolence, confusion, acidose métabolique hyperchlorémique).
÷ Lévothyroxine : les salicylés, en particulier àdes doses supérieures à2 g/jour, peuvent inhiber la liaison des hormones thyroïdiennes aux protéines porteuses et ainsi entraîner une augmentation initiale transitoire des hormones thyroïdiennes libres, suivie d'une diminution globale des taux d'hormones thyroïdiennes totales. Par conséquent, les taux d'hormones thyroïdiennes doivent être surveillés (voir rubrique 4.4).
÷ Pémétrexed : en cas de fonction rénale faible àmodérée (entre 45 ml/min et 80ml/min), risque de majoration de la toxicité du pémétrexed (diminution de sa clairance rénale par l'acide acétylsalicylique àdoses anti-inflammatoires). Surveillance clinique étroite de la toxicité du pémétrexed.
Associations faisant l'objet de précautions dâÂÂemploi
÷ Méthotrexate (aux doses > 20 mg/semaine) : Aspirine àdes doses antiagrégantes : majoration de la toxicité, notamment hématologique, du méthotrexate (diminution de sa clairance rénale par lâÂÂacide acétylsalicylique). Contrôle hebdomadaire de lâÂÂhémogramme durant les premières semaines de lâÂÂassociation. Surveillance accrue en cas dâÂÂaltération (même légère) de la fonction rénale, ainsi que chez le sujet âgé.
÷ Cobimetinib : majoration du risque hémorragique. Surveillance clinique.
÷ Topiques gastro-intestinaux, antiacide et adsorbants : diminution de lâÂÂabsorption de lâÂÂacide acétylsalicylique. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides àdistance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible).
÷ Clopidogrel, dans les indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus : majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires. Surveillance clinique.
÷ Ticagrélor : dans les indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus : majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires. Surveillance clinique.
÷ Ibrutinib : augmentation du risque hémorragique.
÷ Acide valproïque : Diminution possible de la liaison protéique de l'acide valproïque et inhibition du métabolisme de l'acide valproïque entraînant une augmentation des taux sériques d'acide valproïque total et libre. Surveillance clinique étroite des taux de valproate.
÷ Ténofovir (fumarate de ténofovir disoproxil) : Augmentation possible du risque d'insuffisance rénale, en particulier chez les patients présentant des facteurs de risque de dysfonctionnement rénal. La fonction rénale doit être surveillée de manière adéquate.
Associations ÃÂ prendre en compte
÷ Anticoagulants oraux : Aspirine àdes doses antiagrégantes : majoration du risque hémorragique.
÷ Thrombolytiques : augmentation du risque hémorragique.
÷ Héparines (doses curatives et/ou sujet âgé) : Aspirine àdes doses antiagrégantes : augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastroduodénale par lâÂÂacide acétylsalicylique).
÷ Héparines (doses préventives) : lâÂÂutilisation conjointe de médicaments agissant àdivers niveaux de lâÂÂhémostase majore le risque de saignement. Ainsi, chez le sujet de moins de 65 ans, lâÂÂassociation de lâÂÂhéparine àdoses préventives, ou de substances apparentées, àlâÂÂacide acétylsalicylique, quelle que soit la dose, doit être prise en compte en maintenant une surveillance clinique et éventuellement biologique.
÷ Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : Aspirine àdoses antiagrégantes : majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
÷ Médicaments mixtes adrénergiques-sérotoninergiques : majoration du risque hémorragique.
÷ Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine : majoration du risque hémorragique
÷ Antidiabétiques (en particulier sulfonylurées) et lâÂÂinsuline : Potentialisation de lâÂÂeffet antidiabétique.
÷ Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone en traitement substitutif) : A des doses antalgiques ou antipyrétiques dâÂÂacide acétylsalicylique (âÂÂ¥ 500 mg par prise et/ou
÷ Métamizole : Réduction possible de lâÂÂeffet de lacide acétylsalicylique sur lâÂÂagrégation plaquettaire lors dâÂÂune prise concomitante. A utiliser avec prudence chez les patients prenant de faibles doses dâÂÂacide acétylsalicylique en prévention cardiovasculaire.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  
Grossesse
Faibles doses, inférieures ou égales à100 mg par jour :
Les études cliniques montrent que des doses allant jusqu'à100 mg/jour semblent être sûres dans le cas dâÂÂutilisations obstétricales extrêmement limitées nécessitant une surveillance spécialisée.
Doses comprises entre 100 et 500 mg par jour :
LâÂÂexpérience clinique concernant lâÂÂadministration de doses comprises entre 100 mg et 500 mg par jour est insuffisante. En conséquence, les recommandations ci-dessous pour les doses supérieures à500 mg par jour sâÂÂappliquent àces doses.
Doses supérieures ou égales à500 mg par jour :
LâÂÂinhibition de la synthèse des prostaglandines par les AINS peut affecter le déroulement de la grossesse et/ou le développement de lâÂÂembryon ou du foetus.
Risques associés àlâÂÂutilisation au cours du 1er trimestre
Les données des études épidémiologiques suggèrent une augmentation du risque de fausse-couche, de malformations cardiaques et de gastroschisis, après traitement par un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début de grossesse. Le risque absolu de malformation cardiovasculaire est passé de moins de 1% dans la population générale, àapproximativement 1,5 % chez les personnes exposées aux AINS. Le risque paraît augmenter en fonction de la dose et de la durée du traitement. Chez lâÂÂanimal, il a été montré que lâÂÂadministration dâÂÂun inhibiteur de la synthèse des prostaglandines provoquait une perte pré et post-implantatoire accrue et une augmentation de la létalité embryo-foetale. De plus, une incidence supérieure de certaines malformations, y compris cardiovasculaires, a été rapportée chez des animaux ayant reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours de la phase dâÂÂorganogénèse de la gestation.
Risques associés àlâÂÂutilisation àpartir de la 12ème semaine dâÂÂaménorrhée et jusquâÂÂàla naissance:
A partir de la 12ème semaine dâÂÂaménorrhée et jusquâÂÂàla naissance, tous les AINS, par lâÂÂinhibition de la synthèse des prostaglandines, peuvent exposer le fà Âtus àune atteinte fonctionnelle rénale :
÷ in utero pouvant s'observer dès 12 semaines d'aménorrhée (mise en route de la diurèse fà Âtale) : oligoamnios (le plus souvent réversible àl'arrêt du traitement), voire anamnios en particulier lors d'une exposition prolongée.
÷ àla naissance, une insuffisance rénale (réversible ou non) peut persister en particulier en cas d'exposition tardive et prolongée (avec un risque d'hyperkaliémie sévère retardée).
Risques associés àlâÂÂutilisation au-delàde la 24ème semaine dâÂÂaménorrhée et jusquâÂÂàla naissance:
Au-delàde la 24ème semaine dâÂÂaménorrhée, les AINS peuvent exposer le fà Âtus àune toxicité cardio-pulmonaire (fermeture prématurée du canal artériel et hypertension artérielle pulmonaire). La constriction du canal artériel peut survenir àpartir de 5 mois révolus et peut conduire àune insuffisance cardiaque droite fà Âtale ou néonatale voire une mort fà Âtale in utero. Ce risque est d'autant plus important que la prise est proche du terme (moindre réversibilité). Cet effet existe même pour une prise ponctuelle.
En fin de grossesse, la mère et le nouveau-né peuvent présenter :
÷ un allongement du temps de saignement du fait dâÂÂune action anti-agrégante pouvant survenir même après administration de très faibles doses de médicament.
÷ une inhibition des contractions utérines entraînant un retard de terme ou un accouchement prolongé.
En conséquence pour les doses supérieures à100 mg/j :
÷ Sauf nécessité absolue, ce médicament ne doit pas être utilisé chez une femme qui envisage une grossesse ou au cours des 5 premiers mois de grossesse (24 premières semaines dâÂÂaménorrhée). Si ce médicament est administré chez une femme souhaitant être enceinte ou enceinte de moins de 6 mois, la dose devra être la plus faible possible et la durée du traitement la plus courte possible. Une prise prolongée est fortement déconseillée.
÷ A partir du début du 6ème mois (au-delàde 24 semaines : toute prise de ce médicament, même ponctuelle, est contre-indiquée. Une prise par mégarde àpartir de cette date justifie une surveillance cardiaque et rénale, fà Âtale et/ou néonatale selon le terme d'exposition. La durée de cette surveillance sera adaptée àla demi-vie d'élimination de la molécule.
Allaitement
L'acide acétylsalicylique passant dans le lait maternel, ce médicament est déconseillé pendant l'allaitement.
Fertilité
Comme tous les AINS, l'utilisation de ce médicament peut temporairement altérer la fertilité féminine, en agissant sur lâÂÂovulation ; il est donc déconseillé chez les femmes souhaitant concevoir un enfant. Chez les femmes rencontrant des difficultés pour concevoir ou réalisant des tests de fertilité, l'arrêt du traitement doit être envisagé
4.7. Effets sur l'aptitude àconduire des véhicules et àutiliser des machines  
Aucun effet sur lâÂÂaptitude àconduire des véhicules et àutiliser des machines nâÂÂa été observé.
4.8. Effets indésirables  
La fréquence des effets indésirables ne peut être estimée. De ce fait, les fréquences sont référencées comme indéterminées.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Effets hématologiques :
÷ Syndromes hémorragiques (hématome, hémorragie urogénitale, épistaxis, gingivorragies, purpura...) avec augmentation du temps de saignement. Cette action persiste 4 à8 jours après l'arrêt de l'aspirine. Elle peut créer un risque hémorragique en cas d'intervention chirurgicale.
÷ Des hémorragies gastro-intestinales et intracrâniennes peuvent également survenir. Dans certains cas, le pronostic vital peut être engagé. Une hémorragie intracrânienne peut être fatale, en particulier chez les sujets âgés.
÷ Thrombopénie, pancytopénie, bicytopénie, anémie aplasique, insuffisance médullaire, agranulocytose, neutropénie, leucopénie.
÷ Anémie hémolytique chez les patients ayant un déficit en G6PD (voir rubrique 4.4).
Affections du système immunitaire
÷ Réactions dâÂÂhypersensibilité, réactions anaphylactiques, asthme, bronchospasme, à Âdème de Quincke.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
÷ LâÂÂAAS àfaible dose peut réduire lâÂÂexcrétion de lâÂÂacide urique, ce qui peut aboutir àune crise de goutte chez des patients prédisposés.
Affections du système nerveux central
÷ Bourdonnements dâÂÂoreille qui peuvent apparaître lors des traitements àlong terme avec des doses élevées et qui sont habituellement la marque dâÂÂun surdosage (voir rubrique 4.9).
÷ Sensation de baisse de lâÂÂacuité auditive qui constitue généralement le premier signe dâÂÂun surdosage, voir rubrique 4.9,
÷ Céphalées, sensation vertigineuse qui peuvent apparaître lors des traitements àlong terme avec des doses élevées. En cas de vertiges, le traitement doit être arrêté immédiatement.
÷ Hémorragie intracrânienne pouvant être fatale, en particulier chez les sujets âgés.
Affections cardiaques
÷ Syndrome de Kounis dans un contexte de réaction dâÂÂhypersensibilité àlâÂÂacide acétylsalicylique.
Affections vasculaires
÷ Vascularites dont le purpura rhumatoïde de Henoch-Schönlein.
÷ Hémorragies pouvant être fatales.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
÷ à Âdème pulmonaire non cardiogénique possible en cas dâÂÂutilisation au long cours qui peut également apparaître dans le contexte dâÂÂune réaction dâÂÂhypersensibilité liée àlâÂÂacide acétylsalicylique.
÷ Bronchospasme et asthme.
Affections gastro-intestinales
÷ Troubles du tube digestif haut : des symptômes digestifs de type douleurs abdominales, dyspepsie, hyperacidité ont été rapportés. Des lésions telles quâÂÂune à Âsophagite, une ulcération à Âsophagienne, une gastrite érosive, une duodénite érosive, un ulcère gastrique ou duodénal voire une perforation digestive sont décrits, pouvant être àlâÂÂorigine dâÂÂun saignement. Ce saignement digestif peut provoquer une anémie aiguë ou chronique.
÷ Des troubles du tube digestif bas de type ulcères de lâÂÂintestin grêle (jéjunum, iléon) et du gros intestin (côlon, rectum), colite et perforation intestinale ont également été décrits.
÷ La toxicité digestive de lâÂÂAAS est dose-dépendante et existe dès la dose 75 mg. La prise prolongée dâÂÂaspirine peut induire une gastrite, des érosions gastroduodénales ou lâÂÂextension de lésions ulcéreuses préexistantes. LâÂÂhémorragie qui peut apparaître est aggravée par lâÂÂaction anti-thrombotique de lâÂÂaspirine ; le saignement peut être asymptomatique (hématémèse et méléna sont rares) ; plus fréquemment on observe une anémie chronique.
Ces réactions peuvent se produire chez les patients avec ou sans signes d'alerte ou d'antécédents gastro-intestinaux graves.
÷ Pancréatite aiguë dans un contexte de réaction dâÂÂhypersensibilité àlâÂÂacide acétylsalicylique.
Affections hépatobiliaires
÷ Elévations des enzymes hépatiques, atteinte du foie principalement hépatocellulaire.
÷ Hépatite chronique.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
÷ Urticaire, réactions cutanées.
÷ Erythème pigmenté fixe.
Affections du rein et des voies urinaires
÷ Insuffisance rénale.
Affections des organes reproducteurs et du sein
÷ Hématospermie.
Troubles généraux et anomalies au site dâÂÂadministration
÷ Syndrome de Reye (en particulier chez les enfants et les adolescents avec des signes dâÂÂinfections virales (en particulier varicelle et épisodes dâÂÂallure grippale) - voir rubrique 4.4).
÷ Des à Âdèmes ont été rapportés pour des doses élevées (doses anti-inflammatoires) dâÂÂacide acétylsalicylique.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
Le surdosage est peu probable en raison de la faible quantité dâÂÂacide acétylsalicylique présente dans KARDEGIC. Toutefois des cas dâÂÂintoxication (surdosage accidentel) chez les très jeunes enfants ou le surdosage thérapeutique chez les sujets âgés peuvent se présenter comme décrits ci-dessous.
Symptômes :
÷ Intoxication modérée : bourdonnements d'oreille, sensation de baisse de l'acuité auditive, céphalées, vertiges sont la marque d'un surdosage et peuvent être contrôlés par réduction de la posologie.
÷ Intoxication sévère : chez l'enfant, le surdosage peut être mortel àpartir de 100 mg/kg en une seule prise. Les symptômes sont : fièvre, hyperventilation, cétose, alcalose respiratoire, acidose métabolique, coma, collapsus cardiovasculaire, insuffisance respiratoire, hypoglycémie importante.
Un à Âdème pulmonaire non cardiogénique menaçant le pronostic vital peut survenir en cas de surdosage aigu et chronique avec lâÂÂacide acétylsalicylique (voir rubrique 4.8).
Conduite d'urgence :
÷ transfert immédiat en milieu hospitalier spécialisé,
÷ décontamination digestive et administration de charbon activé,
÷ contrôle de l'équilibre acide base,
÷ diurèse alcaline permettant d'obtenir un pH urinaire entre 7,5 et 8,
÷ possibilité d'hémodialyse dans les intoxications graves,
÷ traitement symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUESÂ Â 
5.1. Propriétés pharmacodynamiques  
Classe pharmacothérapeutique : ANTITHROMBOTIQUE/INHIBITEUR DE L'AGREGATION PLAQUETTAIRE, HEPARINE EXCLUE (code ATC : B01AC06).
L'aspirine est un inhibiteur de l'activation plaquettaire : en bloquant par acétylation la cyclo-oxygénase plaquettaire, elle inhibe la synthèse du thromboxane A2, substance activatrice physiologique libérée par les plaquettes, et qui jouerait un rôle dans les complications des lésions athéromateuses.
Des doses répétées de 20 à325-330 mg entraînent une inhibition de l'activité enzymatique de 30 à95 %. Au-delàde 325-330 mg, l'activité inhibitrice n'augmente que très peu, et l'effet sur l'agrégation plaquettaire est àpeu près identique.
LâÂÂeffet inhibiteur ne sâÂÂépuise pas au cours de traitements prolongés et lâÂÂactivité enzymatique reprend progressivement au fur et àmesure du renouvellement des plaquettes, 24 à48 heures après arrêt du traitement.
A la posologie recommandée, lâÂÂaspirine réduit la synthèse de prostacycline endothéliale, mais la signification clinique de cette action est obscure et moins importante en pratique quâÂÂen théorie semble-t-il.
LâÂÂaspirine allonge le temps de saignement dâÂÂenviron 50 à100 % en moyenne, mais des variations individuelles peuvent être observées.
Aux faibles doses, un effet antiagrégant plaquettaire de lâÂÂaspirine sâÂÂobserve après un délai de 48 à72 heures, alors quâÂÂàplus fortes doses (300 à330 mg) et avec une forme dâÂÂabsorption rapide, lâÂÂeffet antiagrégant plaquettaire apparaît plus rapidement, ce qui justifie lâÂÂutilisation de plus fortes doses et de formes àabsorption rapide dans les situations dâÂÂurgence cardiologique (voir rubrique 4.2).
Des données expérimentales suggèrent que lâÂÂibuprofène peut inhiber lâÂÂeffet antiagrégant plaquettaire dâÂÂune faible dose dâÂÂaspirine lorsquâÂÂils sont pris de façon concomitante. Une étude réalisée avec une dose unique de 400 mg dâÂÂibuprofène pris 8 heures avant ou dans les 30 minutes après la prise de 81 mg dâÂÂaspirine àlibération immédiate a montré une diminution de lâÂÂeffet de lâÂÂaspirine sur la formation de la thromboxane ou lâÂÂagrégation plaquettaire. Toutefois, les limites de ces données ex vivo et les incertitudes quant àleur extrapolation en clinique, ne permettent pas dâÂÂémettre de conclusion formelle pour ce qui est de lâÂÂusage régulier de lâÂÂibuprofène ; par ailleurs, en ce qui concerne lâÂÂibuprofène utilisé de façon occasionnelle, la survenue dâÂÂun effet cliniquement pertinent apparaît peu probable (voir rubrique 4.5).
Six études de prévention primaire (aspirine versus placebo) ont été effectuées chez des personnes àrisque cardiovasculaire généralement faible àmodéré. La méta-analyse de ces 6 études a montré une diminution significative des événements cardiovasculaires (de lâÂÂordre de 3 pour 1000) au prix dâÂÂune tendance àlâÂÂaugmentation des accidents hémorragiques graves (estimés à2 pour 1000). Cependant, les populations des études incluses dans la méta-analyse sont trop hétérogènes pour permettre de déterminer chez quels patients lâÂÂaspirine a un rapport bénéfice risque favorable en prévention primaire. Le bénéfice éventuel du traitement par lâÂÂaspirine en prévention primaire chez les sujets àhaut risque devrait donc être mis en balance avec lâÂÂaugmentation du risque hémorragique, en particulier chez le sujet âgé où ce risque hémorragique est augmenté.
Une étude randomisée (Etude CLIPS), en double aveugle, dâÂÂune durée de 2 ans, a comparé lâÂÂefficacité de lâÂÂaspirine (àla dose de 100 mg) associée àde fortes doses dâÂÂantioxydant (600 mg de vitamine E associée à250 mg de vitamine C et 20 mg de béta-carotène) àun placébo chez des patients présentant une artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) de stade I ou II. Le critère de jugement principal (critère combiné) était lâÂÂincidence des événements vasculaires fatals et non fatals (IDM, AVC, embolie pulmonaire), ainsi que les ischémies des membres inférieurs. 366 patients (185 patients dans le groupe aspirine et 181 sous placebo) ont été inclus.
Les résultats montrent que lâÂÂaspirine réduit significativement le risque dâÂÂaccidents vasculaires de 58 % [p=0,013 ou HR= 0,42 (IC 95 % : 0,21-0,83)].
La méta-analyse de lâÂÂAntithrombotic Trialistsâ Collaboration de 2002 a évalué lâÂÂeffet dâÂÂun traitement antiagrégant plaquettaire comparé àcelui de lâÂÂabsence dâÂÂun tel traitement dans 195 essais randomisés rassemblant 135 640 patients àhaut risque vasculaire. Les résultats montrent sous traitement AAP une diminution significative (p
Une mise àjour de la méta-analyse de lâÂÂATC 2002, restreinte aux essais évaluant lâÂÂefficacité de lâÂÂaspirine seule a regroupé 46 études ayant inclus 87654 patients àhaut risque vasculaire ayant une pathologie ischémique artérielle confirmée (maladie coronarienne, cérébrovasculaire, AOMI). Les résultats de cette méta-analyse montrent que lâÂÂaspirine apporte un bénéfice sur la survenue dâÂÂévénements vasculaires (21 %, pdont lâÂÂétude CLIPS â incluant 1710 patients), lâÂÂaspirine a réduit significativement le risque dâÂÂévénement vasculaire de 50 % (p= 0,01) et dâÂÂAVC non mortel de 74 %. Les différences sur les autres critères de jugement nâÂÂétaient pas significatives.
16 études randomisées de prévention des accidents vasculaires cérébraux par une thérapie antithrombotique ont été réalisées chez 9874 patients ayant une fibrillation auriculaire. Les résultats de cette méta-analyse ont montré que lâÂÂaspirine était moins efficace que la warfarine mais néanmoins plus efficace que le placebo (réduction des accidents cérébrovasculaires de 22 % pour lâÂÂaspirine [IC 95 % : 2 %-38 %] contre 62 % pour la warfarine [IC 95 % : 48 %-72 %]). Le traitement par aspirine est àprivilégier chez les patients àfaible risque thromboembolique*, pour lesquels un traitement par antivitamine K serait non indiqué, et chez les patients ayant une contre-indication aux antivitamines K ou lorsque le risque de saignement par antivitamine K paraît excessif.
* Selon les recommandations internationales, sont àhaut risque thromboembolique les patients ayant un ou plusieurs facteurs de risque suivants : antécédent dâÂÂaccident cérébrovasculaire, antécédent dâÂÂaccident ischémique transitoire ou antécédent dâÂÂembolie, sténose mitrale, prothèse valvulaire ; et àfaible risque thromboembolique ceux qui ne présentent aucun facteur de risque ou qui nâÂÂont quâÂÂun seul facteur de risque modéré tels que lâÂÂâge âÂÂ¥ 75 ans, lâÂÂhypertension, lâÂÂinsuffisance cardiaque, une fraction dâÂÂéjection ⤠35 % et le diabète.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques  
LâÂÂacétylsalicylate de lysine se dissociant instantanément et totalement dans lâÂÂeau, lâÂÂabsorption se fait rapidement sous forme dâÂÂacide acétylsalicylique au niveau gastro-intestinal.
LâÂÂacide acétylsalicylique est rapidement hydrolysé dans le plasma en acide salicylique ; le taux sanguin maximum est atteint en 30 à40 minutes selon que le sujet est àjeun ou non.
Les salicylates plasmatiques sont en grande partie liés aux protéines plasmatiques et sont transformées au niveau hépatique (conjugaison et hydroxylation) en métabolites actifs.
LâÂÂensemble des métabolites, de même que lâÂÂacide salicylique, sont éliminés par voie rénale. La clairance augmente avec le pH urinaire. Le caractère saturable de la glycuroconjugaison sur la fonction acide de lâÂÂacide salicylique, et la glycuroconjugaison sur la fonction phénol, est responsable dâÂÂune cinétique dâÂÂaccumulation dont il y a lieu de tenir compte lors de traitements prolongés àposologies élevées : la demi-vie dâÂÂélimination de lâÂÂacide salicylique est dose-dépendante.
5.3. Données de sécurité préclinique  
Sans objet.
Glycine, arôme mandarine (huile essentielle de zeste de mandarine, jus concentré dâÂÂorange, huile essentielle dâÂÂorange, lactose, maltodextrine, gomme arabique, butylhydroxyanisol), glycyrrhizate dâÂÂammonium.
Sans objet.
6.3. Durée de conservation  
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation  
A conserver àune température ne dépassant pas 25ðC.
Conserver les sachets dans lâÂÂemballage extérieur, àlâÂÂabri de lâÂÂhumidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   
153,45 mg en sachet-dose (Papier/Aluminium/PE), boîte de 30.
6.6. Précautions particulières dâÂÂélimination et de manipulation  
Pas dâÂÂexigences particulières.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément àla réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
SANOFI AVENTIS FRANCE
82 AVENUE RASPAIL
94250 GENTILLY
8. NUMERO(S) DâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
÷ 34009 347 441 9 8 : 153,45 mg en sachet-dose (Papier/Aluminium/PE), boîte de 30.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LâÂÂAUTORISATION  
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTEÂ Â 
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUESÂ Â 
Sans objet.
Médicament non soumis àprescription médicale.