ANSM - Mis ÃÂ jour le : 16/02/2022
1. DENOMINATION DU MEDICAMENTÂ Â 
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVEÂ Â 
Pour 100 g de gel
Excipient àeffet notoire : un tube de 60 g de gel contient 15 g dâÂÂéthanol.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques  
Réservé àl'adulte (plus de 15 ans).
Traitement symptomatique des tendinites superficielles.
Traitement symptomatique en traumatologie bénigne : entorses, contusions.
4.2. Posologie et mode d'administration  
La survenue dâÂÂeffets indésirables peut être minimisée par lâÂÂutilisation de la dose la plus faible possible pendant la durée de traitement la plus courte nécessaire au soulagement des symptômes (voir rubrique 4.4).
1 application 3 fois par jour.
Mode dâÂÂadministration
Voie locale.
Faire pénétrer le gel par un massage doux et prolongé, sur la région douloureuse ou inflammatoire.
Se laver soigneusement et de façon prolongée les mains après utilisation.
Durée du traitement :
En l'absence d'amélioration au bout de 5 jours de traitement, consultez votre médecin.
Grossesse, àpartir du début du 6ème mois (au-delàde 24 semaines dâÂÂaménorrhée) (voir rubrique 4.6),
Antécédent d'asthme àl'acide niflumique ou aux substances d'activité proche telles quâÂÂautres AINS, aspirine,
Peau lésée, quelle que soit la lésion : dermatoses suintantes, eczéma, lésion infectée, brûlure ou plaie,
En association avec le mifamurtide (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  
Mises en garde spéciales
÷ En l'absence d'études spécifiques d'innocuité menées chez l'enfant, ce médicament est réservé àl'adulte (plus de 15 ans).
÷ Procéder àun lavage soigneux et prolongé des mains après chaque utilisation du gel.
÷ L'apparition d'une réaction cutanée après application du gel impose l'arrêt immédiat du traitement.
÷ Ne pas appliquer sur les muqueuses, ni sur les yeux.
÷ En cas d'utilisation fréquente par un professionnel de santé, le port de gants est recommandé.
LâÂÂutilisation concomitante de NIFLUGEL 2,5 %, gel, avec dâÂÂautres AINS, y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase 2 (cox-2), doit être évitée.
La survenue dâÂÂeffets indésirables peut être minimisée par lâÂÂutilisation de la dose la plus faible possible pendant la durée de traitement la plus courte nécessaire au soulagement des symptômes (voir rubrique 4.2 et paragraphes ë Effets gastro-intestinaux û, ë Effets cardiovasculaires et cérébro-vasculaires û et ë Insuffisance rénale fonctionnelle û ci-dessous).
Les patients présentant un asthme associé àune rhinite chronique, àune sinusite et/ou àune polypose nasale, ont un risque de manifestation allergique lors de la prise d'acide acétylsalicylique et/ou d'anti-inflammatoires non stéroïdiens plus élevé que le reste de la population.
L'administration de cette spécialité peut entraîner une crise d'asthme, notamment chez certains sujets allergiques àl'acide acétylsalicylique ou àun AINS (voir rubrique 4.3).
Sujet âgé
Les sujets âgés présentent un risque accru dâÂÂeffets indésirables aux AINS, en particulier dâÂÂhémorragie gastro-intestinale et de perforations pouvant être fatales (voir ci-dessous).
Effets gastro-intestinaux
Des hémorragies, ulcérations ou perforations gastro-intestinales parfois fatales, ont été rapportées avec tous les AINS, ànâÂÂimporte quel moment du traitement, sans quâÂÂil y ait eu nécessairement de signes dâÂÂalerte ou dâÂÂantécédents dâÂÂeffets indésirables gastro-intestinaux graves.
Le risque dâÂÂhémorragie, dâÂÂulcération ou de perforation gastro-intestinale augmente avec la dose utilisée chez les patients présentant des antécédents dâÂÂulcère, en particulier en cas de complication àtype dâÂÂhémorragie ou de perforation (voir rubrique 4.3) ainsi que chez le sujet âgé. Chez ces patients, le traitement doit être débuté àla posologie la plus faible possible. Un traitement protecteur de la muqueuse (par exemple misoprostol ou inhibiteur de la pompe àprotons) doit être envisagé pour ces patients, comme pour les patients nécessitant un traitement par de faibles doses dâÂÂacide acétylsalicylique ou traités par dâÂÂautres médicaments susceptibles dâÂÂaugmenter le risque gastro-intestinal (voir ci-dessous et rubrique 4.5).
Les patients présentant des antécédents gastro-intestinaux, surtout sâÂÂil sâÂÂagit de patients âgés, doivent signaler tout symptôme abdominal inhabituel (en particulier les saignements gastro-intestinaux), notamment en début de traitement.
Une attention particulière doit être portée aux patients recevant des traitements associés susceptibles dâÂÂaugmenter le risque dâÂÂulcération ou dâÂÂhémorragie, comme les corticoïdes administrés par voie orale, les anticoagulants oraux tels que la warfarine, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les antiagrégants plaquettaires comme lâÂÂacide acétylsalicylique, les héparines, le nicorandil, le cobimétinib, le déférasirox et les médicaments mixtes adrénergiques-sérotoninergiques (voir rubrique 4.5).
En cas dâÂÂapparition dâÂÂhémorragie ou dâÂÂulcération survenant chez un patient recevant NIFLUGEL 2,5 %, gel le traitement doit être arrêté.
Les AINS doivent être administrés avec prudence et sous étroite surveillance chez les malades présentant des antécédents de maladies gastro-intestinales (recto-colite hémorragique, maladie de Crohn), en raison dâÂÂun risque dâÂÂaggravation de la pathologie (voir rubrique 4.8).
Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires
Une surveillance adéquate et des recommandations sont requises chez les patients présentant des antécédents dâÂÂhypertension et/ou dâÂÂinsuffisance cardiaque légère àmodérée, des cas de rétention hydrosodée et dâÂÂà Âdème ayant été rapportés en association au traitement par AINS.
Des études cliniques et des données épidémiologiques suggèrent que lâÂÂutilisation de certains AINS (surtout lorsquâÂÂils sont utilisés àdoses élevées et sur une longue durée) peut être associée àune légère augmentation du risque dâÂÂévénements thrombotiques artériels (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral). Les données sont actuellement insuffisantes pour écarter cette augmentation du risque pour lâÂÂacide niflumique.
Les patients présentant une hypertension non contrôlée, une insuffisance cardiaque congestive, une cardiopathie ischémique, une maladie artérielle périphérique, et/ou ayant un antécédent dâÂÂaccident vasculaire cérébral (y compris lâÂÂaccident ischémique transitoire) ne devront être traités par lâÂÂacide niflumique quâÂÂaprès une évaluation attentive du rapport bénéfice/risque.
Une attention similaire doit être portée avant toute initiation dâÂÂun traitement àlong terme chez les patients présentant des facteurs de risques pour les pathologies cardiovasculaires (comme une hypertension, une hyperlipidémie, un diabète ou une consommation tabagique).
La tension artérielle doit être étroitement surveillée au début et tout au long du traitement.
Les patients doivent être informés des signes d'effets indésirables cardiovasculaires graves (par exemple, des douleurs thoraciques, essoufflement, faiblesse, troubles de l'élocution) et des mesures àprendre s'ils se produisent.
Il faut être prudent avec l'utilisation de NIFLUGEL 2,5 %, gel chez les patients subissant un pontage aorto-coronarien (PAC), ou immédiatement avant ou après une chirurgie cardiaque, en tenant compte notamment des médicaments concomitants.
Effets cutanés
Des réactions cutanées graves, dont certaines dâÂÂévolution fatale, incluant des dermatites exfoliatives, des syndromes de Stevens-Johnson et des syndromes de Lyell ont été très rarement rapportées lors de traitements par AINS (voir rubrique 4.8).
LâÂÂincidence de ces effets indésirables semble plus importante en début de traitement, le délai dâÂÂapparition se situant, dans la majorité des cas, pendant le premier mois de traitement, NIFLUGEL 2,5 %, gel devra être arrêté dès lâÂÂapparition dâÂÂun rash cutané, de lésions des muqueuses ou de tout autre signe dâÂÂhypersensibilité.
La varicelle peut exceptionnellement être àl'origine de graves complications infectieuses cutanées et des tissus mous. A ce jour, le rôle favorisant des AINS dans l'aggravation de ces infections ne peut être écarté. Il est donc prudent d'éviter l'utilisation de NIFLUGEL 2,5 %, gel en cas de varicelle (voir rubrique 4.8).
Insuffisance rénale fonctionnelle
Les AINS, en inhibant lâÂÂaction vasodilatatrice des prostaglandines rénales, sont susceptibles de provoquer une insuffisance rénale fonctionnelle par diminution de la filtration glomérulaire. Cet effet indésirable est dose dépendant.
En début de traitement ou après une augmentation de la posologie, une surveillance de la diurèse et de la fonction rénale est recommandée chez les patients présentant les facteurs de risque suivants :
÷ sujets âgés,
÷ médicaments associés tels que : IEC, sartans, diurétiques, pemetrexed, ciclosporine, tacrolimus, ténofovir disoproxil (voir rubrique 4.5),
÷ hypovolémie quelle quâÂÂen soit la cause,
÷ insuffisance cardiaque,
÷ insuffisance rénale chronique,
÷ syndrome néphrotique,
÷ néphropathie lupique,
÷ cirrhose hépatique décompensée.
Effets hépatiques
Des augmentations asymptomatiques des valeurs des tests de la fonction hépatique et, dans de rares cas, des augmentations des valeurs des tests de la fonction hépatique trois fois supérieures àla limite supérieure de la normale, avec ou sans effets indésirables graves hépatiques, peuvent survenir chez un pourcentage réduit de patients sous traitement par des AINS.
Les patients prenant NIFLUGEL 2,5 %, gel, doivent être surveillés pour des signes ou symptômes de réactions hépatiques cliniquement significatifs. Si de tels signes ou symptômes se développent, le traitement par NIFLUGEL 2,5 %, gel, doit être interrompu.
Rétention hydrosodée
Rétention hydrosodée avec possibilité dâÂÂà Âdèmes, dâÂÂHTA ou de majoration dâÂÂHTA, dâÂÂaggravation dâÂÂinsuffisance cardiaque. Une surveillance clinique est nécessaire, dès le début de traitement en cas dâÂÂHTA ou dâÂÂinsuffisance cardiaque. Une diminution de lâÂÂeffet des antihypertenseurs est possible (voir rubrique 4.5).
Hyperkaliémie
Hyperkaliémie favorisée par le diabète ou un traitement concomitant par des médicaments hyperkaliémants (voir rubrique 4.5). Une surveillance régulière de la kaliémie doit être effectuée dans ces circonstances.
Précautions d'emploi
LâÂÂacide niflumique, comme tout médicament inhibiteur de la synthèse des cyclooxygénases et des prostaglandines, peut altérer la fertilité. Son utilisation nâÂÂest pas recommandée chez les femmes qui souhaitent concevoir un enfant.
Ce produit doit être utilisé avec précaution dans les affections de nature infectieuse ou comportant un risque infectieux même bien contrôlé. En effet,
÷ l'acide niflumique pourrait être susceptible de réduire les défenses naturelles de l'organisme contre l'infection,
÷ l'acide niflumique pourrait être susceptible de masquer les signes et les symptômes habituels de l'infection.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  
Risque lié àl'hyperkaliémie :
Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont susceptibles de favoriser la survenue d'une hyperkaliémie : les sels de potassium, les diurétiques hyperkaliémiants, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les antagonistes de l'angiotensine Il, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les héparines (de bas poids moléculaires ou non fractionnées), les immunosuppresseurs comme la ciclosporine et le tacrolimus, le triméthoprime.
LâÂÂassociation de ces médicaments majore le risque dâÂÂhyperkaliémie. Ce risque est particulièrement important avec les diurétiques épargneurs de potassium, notamment lorsquâÂÂils sont associés entre eux ou avec des sels de potassium, tandis que lâÂÂassociation dâÂÂun IEC et dâÂÂun AINS, par exemple, est àmoindre risque dès lâÂÂinstant que sont mises en Ã
Âuvre les précautions recommandées.
Pour connaître les risques et les niveaux de contraintes spécifiques aux médicaments hyperkaliémiants, il convient de se reporter aux interactions propres àchaque substance.
Toutefois certaines substances, comme le triméthoprime, ne font pas lâÂÂobjet dâÂÂinteractions spécifiques au regard de ce risque. Néanmoins, ils peuvent agir comme facteurs favorisant lorsquâÂÂils sont associés àdâÂÂautres médicaments comme ceux sus mentionnés.
L'administration simultanée dâÂÂacide niflumique avec les produits suivants nécessite une surveillance rigoureuse de l'état clinique et biologique du malade :
Association contre-indiquée
+ Mifamurtide
Aux doses élevées dâÂÂAINS, risque de moindre efficacité du mifamurtide.
Associations déconseillées
+ Autres anti-inflammatoires non stéroïdiens
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Acide acétylsalicylique àdes doses anti-inflammatoires (âÂÂ¥ 1 g par prise et/ou âÂÂ¥ 3 g par jour), et àdes doses antalgiques ou antipyrétiques (âÂÂ¥ 500 mg par prise et/ou
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Anticoagulants oraux
Augmentation du risque hémorragique de l'anticoagulant oral (agression de la muqueuse gastro-duodénale par les anti-inflammatoires non stéroïdiens).
Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite, voire biologique.
+ Héparines (doses curatives et/ou sujet âgé)
Augmentation du risque hémorragique (agression de la muqueuse gastro-duodénale par les anti-inflammatoires non stéroïdiens).
Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite.
+ Lithium
Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).
Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'anti-inflammatoire non stéroïdien.
+ Méthotrexate, utilisé àdes doses supérieures à20 mg/semaine
Augmentation de la toxicité hématologique du méthotrexate (diminution de la clairance rénale du méthotrexate par les anti-inflammatoires).
+ Nicorandil
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Pemetrexed (patients ayant une fonction rénale faible àmodérée, clairance de la créatinine comprise entre 45 ml / min et 80 ml / min)
Risque de majoration de la toxicité du pemetrexed (diminution de sa clairance rénale par les AINS).
Associations faisant l'objet de précautions dâÂÂemploi
+ Antagonistes des récepteurs de l'angiotensine Il
Insuffisance rénale aiguë chez le patient àrisque (sujet âgé, déshydratation, traitement associé avec diurétiques, altération de la fonction rénale), par diminution de la filtration glomérulaire secondaire àune diminution de la synthèse des prostaglandines rénales. Ces effets sont généralement réversibles. Par ailleurs, réduction de lâÂÂeffet antihypertenseur.
+ Ciclosporine, tacrolimus
Risque dâÂÂaddition des effets néphrotoxiques, notamment chez le sujet âgé.
Surveiller la fonction rénale en début de traitement par lâÂÂAINS.
+ Cobimétinib
Augmentation du risque hémorragique.
Surveillance clinique.
+ Diurétiques, inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC)
Insuffisance rénale aiguë chez le patient àrisque (âgé, déshydraté, sous diurétiques, avec une fonction rénale altérée) par diminution de la filtration glomérulaire secondaire àune diminution de la synthèse des prostaglandines rénales. Ces effets sont généralement réversibles. Par ailleurs, réduction de l'effet antihypertenseur.
Hydrater le malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement et régulièrement pendant lâÂÂassociation.
+ Méthotrexate, utilisé àdes faibles doses (inférieures ou égales à20 mg/semaine)
Augmentation de la toxicité hématologique du méthotrexate (diminution de la clairance rénale du méthotrexate par les anti-inflammatoires).
Contrôle hebdomadaire de l'hémogramme durant les premières semaines de l'association.
Surveillance accrue en cas d'altération (même légère) de la fonction rénale, ainsi que chez le sujet âgé.
+ Pemetrexed (patients ayant une fonction rénale normale)
Risque de majoration de la toxicité du pemetrexed (diminution de sa clairance rénale par les AINS)
Surveillance biologique de la fonction rénale.
+ Tenofovir disoproxil
Risque de majoration de la néphrotoxicité du ténofovir, notamment avec des doses élevées de l'anti-inflammatoire ou en présence de facteurs de risque d'insuffisance rénale.
En cas dâÂÂassociation, surveiller la fonction rénale.
Associations ÃÂ prendre en compte
+ Acide acétylsalicylique àdes doses anti-agrégantes (de 50 mg à375 mg par jour en 1 ou plusieurs prises)
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Antiagrégants plaquettaires
Augmentation du risque hémorragique, notamment gastro-intestinal.
+ Bêta-bloquants (sauf esmolol) (y compris collyres)
Réduction de lâÂÂeffet antihypertenseur (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par les anti-inflammatoires non stéroïdiens).
+ Déférasirox
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone)
Augmentation du risque dâÂÂulcération et dâÂÂhémorragie gastro-intestinale (voir rubrique 4.4).
+ Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (ISRS)
Majoration du risque hémorragique..
+ Héparines (doses préventives)
Augmentation du risque hémorragique.
+ Médicaments mixtes adrénergiques-sérotoninergiques
Augmentation du risque hémorragique.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  
Grossesse
LâÂÂinhibition de la synthèse des prostaglandines par les AINS peut affecter le déroulement de la grossesse et/ou le développement de lâÂÂembryon ou du fà Âtus.
Risques associés àlâÂÂutilisation au cours du 1er trimestre :
Les données des études épidémiologiques suggèrent une augmentation du risque de fausse-couche, de malformations cardiaques et de gastroschisis, après traitement par un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début de grossesse. Le risque absolu de malformation cardiovasculaire est passé de moins de 1% dans la population générale, àapproximativement 1,5 % chez les personnes exposées aux AINS. Le risque paraît augmenter en fonction de la dose et de la durée du traitement. Chez lâÂÂanimal, il a été montré que lâÂÂadministration dâÂÂun inhibiteur de la synthèse des prostaglandines provoquait une perte pré et post-implantatoire accrue et une augmentation de la létalité embryo-foetale. De plus, une incidence supérieure de certaines malformations, y compris cardiovasculaires, a été rapportée chez des animaux ayant reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours de la phase dâÂÂorganogénèse de la gestation.
Risques associés àlâÂÂutilisation àpartir de la 12ème semaine dâÂÂaménorrhée et jusquâÂÂàla naissance :
÷ A partir de la 12ème semaine dâÂÂaménorrhée et jusquâÂÂàla naissance, tous les AINS, par lâÂÂinhibition de la synthèse des prostaglandines, peuvent exposer le fà Âtus àune atteinte fonctionnelle rénale :
o in utero pouvant s'observer dès 12 semaines d'aménorrhée (mise en route de la diurèse fà Âtale) : oligoamnios (le plus souvent réversible àl'arrêt du traitement), voire anamnios en particulier lors d'une exposition prolongée.
o àla naissance, une insuffisance rénale (réversible ou non) peut persister en particulier en cas d'exposition tardive et prolongée (avec un risque d'hyperkaliémie sévère retardée).
Risques associés àlâÂÂutilisation au-delàde la 24ème semaine dâÂÂaménorrhée et jusquâÂÂàla naissance :
Au-delàde la 24ème semaine dâÂÂaménorrhée, les AINS peuvent exposer le fà Âtus àune toxicité cardio-pulmonaire (fermeture prématurée du canal artériel et hypertension artérielle pulmonaire). La constriction du canal artériel peut survenir àpartir du début du 6ème mois (au-delàde la 24ème semaine dâÂÂaménorrhée) et peut conduire àune insuffisance cardiaque droite fà Âtale ou néonatale voire àune mort fà Âtale in utero. Ce risque est d'autant plus important que la prise est proche du terme (moindre réversibilité). Cet effet existe même pour une prise ponctuelle.
En fin de grossesse, la mère et le nouveau-né peuvent présenter :
÷ un allongement du temps de saignement du fait dâÂÂune action anti-agrégante pouvant survenir même après administration de très faibles doses de médicament ;
÷ une inhibition des contractions utérines entraînant un retard de terme ou un accouchement prolongé.
En conséquence :
÷ Sauf nécessité absolue, ce médicament ne doit pas être prescrit chez une femme qui envisage une grossesse ou au cours des 5 premiers mois de grossesse (24 premières semaines dâÂÂaménorrhée). Si ce médicament est administré chez une femme souhaitant être enceinte ou enceinte de moins de 6 mois, la dose devra être la plus faible possible et la durée du traitement la plus courte possible. Une prise prolongée est fortement déconseillée.
÷ A partir du début du 6ème mois (au-delàde 24 semaines d'aménorrhée) : toute prise de ce médicament, même ponctuelle, est contre-indiquée. Une prise par mégarde àpartir de cette date justifie une surveillance cardiaque et rénale, fà Âtale et/ou néonatale selon le terme d'exposition. La durée de cette surveillance sera adaptée àla demi-vie d'élimination de la molécule
Les A.I.N.S. passant dans le lait maternel, ce médicament est déconseillé chez la femme qui allaite.
En cas d'allaitement, ce médicament ne doit en aucun cas être appliqué sur la poitrine.
Fertilité
Comme tous les AINS, l'utilisation de ce médicament peut temporairement altérer la fertilité féminine en agissant sur lâÂÂovulation ; il est donc déconseillé chez les femmes souhaitant concevoir un enfant. Chez les femmes rencontrant des difficultés pour concevoir ou réalisant des tests de fertilité, l'arrêt du traitement doit être envisagé.
4.7. Effets sur l'aptitude àconduire des véhicules et àutiliser des machines  
4.8. Effets indésirables  
Des études cliniques et des données épidémiologiques suggèrent que lâÂÂutilisation de certains AINS (surtout lorsquâÂÂils sont utilisés àdoses élevées et sur une longue durée) peut être associée àune légère augmentation du risque dâÂÂévènement thrombotique artériel (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral) (voir rubrique 4.4).
Effets indésirables liés àla voie d'administration :
Rares manifestations allergiques cutanées, àtype prurit ou érythème localisé.
Effets gastro-intestinaux
Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont de nature gastro-intestinale. Des ulcères peptiques, perforations ou hémorragies gastro-intestinales, parfois fatales, peuvent survenir, en particulier chez le sujet âgé, (voir rubrique 4.4).
Des nausées, vomissements, diarrhées, flatulences, constipation, dyspepsie, stomatite ulcérative, douleur abdominale, melæna, hématémèse, exacerbation dâÂÂune recto-colite ou dâÂÂune maladie de Crohn (voir rubrique 4.4) ont été rapportées àla suite de lâÂÂadministration dâÂÂAINS. Moins fréquemment, des gastrites ont été observées.
Affections cardiovasculaires
Rarement ont été rapportés : élévation de la pression artérielle, tachycardie, douleur thoracique, arythmie, palpitations, hypotension, insuffisance cardiaque congestive,
à Âdème, hypertension et insuffisance cardiaque ont aussi été rapportés en association au traitement par AINS.
Réactions d'hypersensibilité
÷ Possibilité exceptionnelle de photosensibilisation.
÷ Respiratoires : la survenue de crise d'asthme peut être observée chez certains sujets notamment allergiques àl'aspirine et aux autres anti-inflammatoires non stéroïdiens.
÷ Générales : de type malaise général avec hypotension, chocs anaphylactiques.
Affections cutanées et des tissus mous
Très rarement des réactions bulleuses (comprenant le syndrome de Stevens Johnson et le syndrome de Lyell) ont été observées.
Ont également été rapportés : rash, urticaire et aggravation dâÂÂurticaire chronique, prurit, purpura, angià Âdèmes et érythèmes.
Des cas de photosensibilisation ont été exceptionnellement rapportés.
Exceptionnellement, survenue de graves complications infectieuses cutanées et des tissus mous au cours de la varicelle (voir rubrique 4.4).
En raison de la présence d'alcool, les applications fréquentes sur la peau peuvent provoquer des irritations et une sécheresse de la peau.
Effet sur le système nerveux central
Sensations vertigineuses, rares.
Effets rénaux
Insuffisance rénale aiguë, néphrites interstitielles, syndromes néphrotiques exceptionnels.
Effets osseux
Il a été décrit quelques cas de fluorose osseuse après des traitements de plusieurs années àfortes doses.
Modifications biologiques
Exceptionnellement, anomalies des tests hépatiques et thrombocytopénie.
Autres effets systémiques des AINS : ils sont fonction du passage transdermique du principe actif et donc de la quantité de gel appliquée, de la surface traitée, du degré d'intégrité cutanée, de la durée de traitement et de l'utilisation ou non d'un pansement occlusif (effets digestifs, rénaux).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
En cas de trop grande application cutanée, rincer abondamment àl'eau.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUESÂ Â 
5.1. Propriétés pharmacodynamiques  
Mécanisme dâÂÂaction
L'acide niflumique est un anti-inflammatoire non stéroïdien de la classe des acides fénamiques.
Sous forme de gel, il possède une activité anti-inflammatoire et antalgique.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques  
Comparée àla gélule, la biodisponibilité relative du gel est d'environ 20 %.
5.3. Données de sécurité préclinique  
Di-isopropanolamine, carbomère (SYNTHALEN K), éthanol à96 %, eau purifiée.
6.3. Durée de conservation  
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation  
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   
Tube en aluminium verni fermé par un bouchon en polypropylène.
6.6. Précautions particulières dâÂÂélimination et de manipulation  
Pas dâÂÂexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
3, RUE JOSEPH MONIER
92500 RUEIL-MALMAISON
8. NUMERO(S) DâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
÷ 331 866-5 ou 34009 331 866 5 4 : 60 g en tube aluminium verni.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LâÂÂAUTORISATION  
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}
Date de dernier renouvellement:{JJ mois AAAA}
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTEÂ Â 
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
{JJ mois AAAA}
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUESÂ Â 
Médicament non soumis àprescription médicale.