ANSM - Mis ÃÂ jour le : 12/02/2021
1. DENOMINATION DU MEDICAMENTÂ Â 
GYNO-PEVARYL 150 mg, ovule
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVEÂ Â 
Nitrate dâÂÂéconazole â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦150 mg
Pour un ovule.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques  
Traitement local des mycoses vulvo-vaginales surinfectées ou non par des bactéries Gram +.
4.2. Posologie et mode d'administration  
Dans la majorité des cas :
Pendant 3 jours consécutifs, 1 ovule le soir au coucher àintroduire profondément dans le vagin, de préférence en position allongée.
Dans les autres cas :
En cas de récidive, et si lâÂÂexamen de la culture est positif une semaine après le traitement, une seconde cure de traitement doit être réalisée.
Conseils pratiques
Toilette avec un savon ÃÂ pH neutre ou alcalin.
Le traitement s'accompagnera de conseils d'hygiène (port de sous-vêtements en coton, éviter les douches vaginales, éviter de porter des tampons périodiques pendant le traitement...) et dans la mesure du possible, de la suppression des facteurs favorisants.
Ne pas interrompre le traitement pendant les règles.
Le traitement du partenaire se discutera en fonction de chaque cas.
Pour traiter les extensions vulvaires ou périanales de la mycose, il est recommandé d'associer aux ovules gynécologiques, un antifongique en applications locales.
Les femmes enceintes doivent se laver soigneusement les mains avant lâÂÂadministration de GYNOâÂÂPEVARYL (voir rubrique 4.6).
Populations particulières
Population pédiatrique
La sécurité et lâÂÂefficacité nâÂÂa pas été démontrée chez les enfants de moins de 16 ans.
Sujets âgés
Les données sur lâÂÂutilisation de GYNO-PEVARYL chez les personnes âgées (> 65 ans) sont insuffisantes.
En association avec des préservatifs ou des diaphragmes en latex, en raison du risque de rupture des diaphragmes ou des préservatifs en latex.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  
Mises en garde spéciales
En l'absence d'une symptomatologie clinique évocatrice, la seule constatation d'un candida sur la peau ou les muqueuses ne peut constituer en soi une indication.
La candidose confirmée, il faut rechercher avec soin les facteurs écologiques permettant et favorisant le développement du candida.
Pour éviter les rechutes, l'éradication et la prise en compte des facteurs favorisants est indispensable.
Il est souhaitable de traiter simultanément tout foyer àcandida associé reconnu pathogène.
Les patients utilisant des contraceptifs spermicides doivent consulter leur médecin car tout traitement vaginal local peut inactiver le contraceptif spermicide (voir rubrique 4.5).
Les patients présentant une sensibilité aux imidazolés ont également montré une sensibilité au nitrate dâÂÂéconazole.
Précautions d'emploi
En cas d'intolérance locale, dâÂÂirritation importante ou de réaction allergique, le traitement devra être interrompu.
Il est déconseillé d'utiliser un savon àpH acide (pH favorisant la multiplication des candida) : voir rubrique 4.2.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  
Associations contre-indiquées
+ Préservatifs masculins en latex / Diaphragmes en latex
Risque de rupture du diaphragme ou du préservatif en latex.
Associations déconseillées
+ Spermicides
Tout traitement local vaginal est susceptible dâÂÂinactiver une contraception locale spermicide (voir rubrique 4.4).
Associations faisant l'objet de précautions dâÂÂemploi
+ Anticoagulants oraux
LâÂÂéconazole est un inhibiteur connu des CYP3A4/2C9. Malgré un passage systémique limité après une application par voie vaginale, des interactions cliniquement significatives peuvent se produire et ont été rapportées chez des patients prenant des anticoagulants oraux tels que la warfarine et lâÂÂacénocoumarol (augmentation de lâÂÂeffet de lâÂÂanticoagulant oral et du risque hémorragique).
Chez ces patients, des précautions doivent être prises et lâÂÂINR doit être contrôlé plus fréquemment.
LâÂÂadaptation de la posologie de lâÂÂanticoagulant oral peut sâÂÂavérer nécessaire pendant le traitement par éconazole et après son arrêt.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  
Grossesse
Les études chez l'animal nâÂÂont pas mis en évidence dâÂÂeffet tératogène mais ont montré une foetotoxicité àfortes doses (voir rubrique 5.3). On ne sait pas si ces résultats sont pertinents pour lâÂÂhomme.
En lâÂÂabsence dâÂÂeffet tératogène chez lâÂÂanimal, un effet malformatif dans lâÂÂespèce humaine nâÂÂest pas attendu. En effet, àce jour, les substances responsables de malformations dans lâÂÂespèce humaine se sont révélées tératogènes chez lâÂÂanimal au cours dâÂÂétudes bien conduites sur deux espèces.
En clinique, aucun effet malformatif ou fà Âtotoxique particulier nâÂÂest apparu àce jour. Toutefois, le suivi de grossesses exposées àlâÂÂéconazole est insuffisant pour exclure tout risque.
En raison de lâÂÂabsorption par la muqueuse vaginale, lâÂÂutilisation de GYNO-PEVARYL ne doit pas être envisagée au cours du 1er trimestre de la grossesse sauf si le médecin considère que cela est nécessaire.
GYNO-PEVARYL peut être utilisé au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse si le bénéfice potentiel pour la mère est supérieur au risque potentiel pour le fà Âtus.
LâÂÂabsorption du nitrate dâÂÂéconazole par la muqueuse vaginale est faible.
On ne sait pas si le nitrate dâÂÂéconazole passe dans le lait maternel chez lâÂÂhomme.
LâÂÂallaitement est possible mais la prudence sâÂÂimpose lorsque GYNO-PEVARYL est utilisé chez une patiente qui allaite.
4.7. Effets sur l'aptitude àconduire des véhicules et àutiliser des machines  
4.8. Effets indésirables  
La tolérance de GYNOâÂÂPEVARYL a été évaluée chez 3630 patients ayant participé à32 essais cliniques. Sur la base des données de tolérance poolées issues de ces essais cliniques, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (en % dâÂÂincidence) sont des affections de la peau et du tissu sous-cutané, telles que prurit (1,2%) et sensation de brûlure cutanée (1,2%).
Dans le tableau ci-dessous sont présentés les effets indésirables rapportés lors de lâÂÂutilisation de GYNOâÂÂPEVARYL par voie vaginale au cours des essais cliniques (incluant les effets indésirables mentionnés ci-dessus) ainsi que les effets indésirables issus des données post-marketing (notifications spontanées).
Pour les effets indésirables rapportés lors des essais cliniques, les catégories de fréquences présentées dans le tableau sont définies comme suit : très fréquent (ó 1/10) ; fréquent (ó 1/100 àó 1/1 000 àó1/10 000 ÃÂ
Pour les effets indésirables rapportés àpartir des données de notification spontanée, leur fréquence est indéterminée (ne peut pas être estimée àpartir des données disponibles).
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Classes de systèmes dâÂÂorganes |
Effets indésirables |
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Catégories de fréquence |
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Fréquent (âÂÂ¥1/100 à1 |
Peu fréquent (âÂÂ¥1/1 000 à|
Rare (âÂÂ¥ 1/10 000 à|
Indéterminée |
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Affections du système immunitaire |
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Hypersensibilité |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Prurit, Sensation de brûlure cutanée |
Rash |
Erythème |
Angià Âdème, Urticaire, Dermatite de contact, Exfoliation cutanée |
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Affection des organes de reproduction et du sein |
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Sensation de brûlure vulvo-vaginale |
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Troubles généraux et anomalies au site dâÂÂadministration |
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Douleur au site dâÂÂapplication, Irritation au site dâÂÂapplication, Gonflement au site dâÂÂapplication |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
En cas de surdosage avec GYNO-PEVARYL les évènements indésirables attendus sont similaires aux effets indésirables listés en rubrique 4.8.
En cas dâÂÂingestion accidentelle, des nausées, des vomissements ou des diarrhées peuvent apparaitre. Il faut procéder àun traitement symptomatique, si nécessaire.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUESÂ Â 
5.1. Propriétés pharmacodynamiques  
Le nitrate d'éconazole est un dérivé imidazolé doué d'une activité antifongique et antibactérienne.
L'activité a été démontrée in vitro et s'exerce sur les agents responsables des mycoses cutanéo-muqueuses :
÷ les candida et autres levures (agents des mycoses vaginales),
÷ les bactéries Gram + parfois responsables d'une surinfection.
In vitro, les tentatives de sélection de souches de Candida albicans résistantes àl'éconazole n'ont pas mis en évidence de résistances acquises ; in vivo, ce risque est infime.
Mécanisme dâÂÂaction
Différent de celui des antibiotiques, il se situe àplusieurs niveaux : membranaire (augmentation de la perméabilité), cytoplasmique (inhibition des processus oxydatifs au niveau des mitochondries), nucléaire (inhibition de la synthèse de l'ARN).
Ce dosage est adapté au traitement court.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques  
Dans lâÂÂespèce humaine, lâÂÂéconazole est faiblement absorbé après administration vaginale.
Les concentrations maximales dâÂÂéconazole et/ou de ses métabolites dans le plasma ou le sérum observées 1 - 2 jours après administration sont approximativement de 65 ng/ml pour un ovule de 150 mg. Pour un ovule de 150 mg, approximativement 5% de la dose dâÂÂéconazole sont absorbés.
Distribution
Dans la circulation systémique, lâÂÂéconazole et/ou ses métabolites sont fortement liés (> 98%) aux protéines plasmatiques.
Biotransformation et élimination
LâÂÂéconazole est fortement métabolisé par oxydation, désamination et /ou O-désalkylation et les métabolites sont éliminés par voies rénale et fécale.
LâÂÂexcipient forme une émulsion fine et adhérente qui permet une pénétration du nitrate dâÂÂéconazole dans tous les replis de la muqueuse vaginale.
5.3. Données de sécurité préclinique  
Le foie a été identifié comme étant lâÂÂorgane cible. La marge de sécurité associée àcet effet est importante.
Fonctions de la reproduction
Les études réalisées nâÂÂont pas mis en évidence dâÂÂaltération de la fertilité, ni de tératogénicité mais une foetotoxicité àfortes doses.
Allaitement
Après administration orale de nitrate dâÂÂéconazole chez des rates allaitantes, lâÂÂéconazole et/ou ses métabolites ont été excrétés dans le lait et retrouvés chez des petits allaités.
Génotoxicité
Les études réalisées suggèrent lâÂÂinduction dâÂÂaneuploïdie et certaines études indiquent un effet mutagène. LâÂÂensemble de ces études indique cependant que les effets génotoxiques sont limités.
Tolérance locale
Les études effectuées nâÂÂont révélé aucune irritation cutanée ou vaginale, aucune phototoxicité ni sensibilisation.
Glycérides hémi-synthétiques solides
6.3. Durée de conservation  
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation  
A conserver àune température ne dépassant pas + 30ðC.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   
Plaquette thermoformée (PVC/PE) de 3 ovules.
6.6. Précautions particulières dâÂÂélimination et de manipulation  
Pas d'exigences particulières.
7. TITULAIRE DE LâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
BOX 16184
103 24 STOCKHOLM
SUÃÂDE
8. NUMERO(S) DâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
÷ 34009 320 227 6 2 : 3 ovules sous plaquette thermoformée (PVC/PE).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LâÂÂAUTORISATION  
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTEÂ Â 
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUESÂ Â 
Médicament non soumis àprescription médicale.