ANSM - Mis ÃÂ jour le : 16/03/2022
1. DENOMINATION DU MEDICAMENTÂ Â 
NICOPATCHLIB 21 mg/24 heures, dispositif transdermique
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVEÂ Â 
Chaque patch de 30 cmò contient 45 mg de nicotine et délivre 21 mg de nicotine par 24 heures.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Dispositif matriciel translucide, de forme carrée avec coins arrondis.
4.1. Indications thérapeutiques  
Le taux de réussite du sevrage tabagique est généralement amélioré sâÂÂil est accompagné de conseils et dâÂÂun soutien.
4.2. Posologie et mode d'administration  
Ce médicament peut être utilisé en monothérapie ou en association avec dâÂÂautres formes de substituts nicotiniques.
En cas dâÂÂassociation, il est conseillé aux patients de prendre lâÂÂavis dâÂÂun professionnel de santé.
Posologie
NICOPATCHLIB dispositif transdermique est disponible sous 3 dosages : 7 mg/24 h, 14 mg/24 h, 21 mg/24 h.
Monothérapie
Le dosage doit être choisi en fonction du degré de dépendance àla nicotine évalué par le nombre de cigarettes consommées par jour, ou par le test de Fagerström (test disponible dans la notice).
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Phase initiale |
Suivi de traitement |
Sevrage thérapeutique |
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Score de 5 ou plus au test de Fagerström |
NICOPATCHLIB 21 mg/24 h |
NICOPATCHLIB 14 mg/24 h** |
NICOPATCHLIB 7 mg/24 h** |
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Score inférieur à5 au test de Fagerström |
NICOPATCHLIB 14 mg/24 h |
NICOPATCHLIB 7 mg/24 h** |
arrêt du traitement** ou NICOPATCHLIB 7 mg/24 h |
* selon les résultats sur les symptômes de sevrage
** en cas de résultats satisfaisants
Le dosage du patch devra être adapté àla réponse individuelle :
÷ augmentation de la dose ou maintien de la plus forte dose si lâÂÂabstinence tabagique nâÂÂest pas complète ou si des symptômes de sevrage sont observés,
÷ diminution en cas de suspicion de surdosage ou de résultats satisfaisants.
La durée du traitement est dâÂÂenviron 3 mois mais peut varier en fonction de la réponse individuelle. Il est recommandé de ne pas utiliser ce médicament au-delàde 6 mois sans avis médical. Certains ë ex-fumeurs û peuvent nécessiter une durée de traitement plus longue afin dâÂÂéviter la rechute.
En association avec les formes orales de substituts nicotiniques
Les personnes qui, malgré une monothérapie bien conduite, continuent de ressentir des envies irrépressibles de fumer ou les personnes qui ont échoué en monothérapie, peuvent associer, sous surveillance médicale, NICOPATCHLIB avec une forme orale de substitut nicotinique afin dâÂÂagir plus rapidement sur les symptômes de sevrage.
Traitement initial :
Le traitement devra débuter par NICOPATCHLIB 21 mg/24 h, qui sera appliqué quotidiennement sur la peau le matin et retiré puis remplacé le lendemain matin, associé si nécessaire àune forme orale de substitut nicotinique (dont le contenu en nicotine doit être inférieur ou égal à2 mg). Utiliser une forme orale de substituts nicotiniques àchaque fois que lâÂÂenvie impérieuse de fumer apparaît.
Généralement, 5 à6 unités de prise procurent lâÂÂeffet adéquat.
Ne pas utiliser plus de 24 formes orales dosées à2 mg (ou moins) de nicotine par jour.
Ce schéma posologique devra être utilisé pendant 6 à12 semaines, période après laquelle un sevrage progressif des produits de substitution devra être initié.
Sevrage progressif des produits de substitution :
Celui-ci devra être effectué de la façon suivante : utiliser les patchs moins dosés, soit 14 mg/24 h pendant 3 à6 semaines, puis 7 mg/24 h pendant 3 à6 semaines tout en continuant àutiliser le même nombre de forme orale de substituts nicotiniques quâÂÂen début de traitement. Ensuite, réduire le nombre de formes orales utilisées par jour, jusquâÂÂàun maximum sans dépasser une durée totale de traitement de 12 mois.
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Période |
Dispositif transdermique |
Forme orale de substitut nicotinique |
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Traitement initial |
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Premières 6-12 semaines |
Un patch 21 mg/24 h/jour |
Ad libitum (généralement 5-6 unités de prise) |
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Sevrage progressif |
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3-6 semaines suivantes |
Un patch 14 mg/24 h/jour |
Continuer dâÂÂutiliser le nombre nécessaire |
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3-6 semaines suivantes |
Un patch 7 mg/24 h/jour |
Continuer dâÂÂutiliser le nombre nécessaire |
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JusquâÂÂà12 mois |
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Réduire progressivement le nombre jusquâÂÂàlâÂÂarrêt |
Mode dâÂÂadministration
Le patch doit être appliqué sur une partie saine de la peau une fois par jour, àla même heure chaque jour, en général le matin peu de temps après le réveil.
1. Se laver les mains avant dâÂÂappliquer le patch.
2. Ouvrir le sachet avec des ciseaux comme indiqué par la ligne pointillée. Sélectionner une surface de peau sèche, sans lésion cutanée et où la pilosité est rare (telle que partie supérieure du bras, omoplate, poitrine ou hanche).
3. Retirer une première partie du film protecteur en évitant de toucher la surface collante du patch avec les doigts.
4. Appliquer la partie collante sur la peau et retirer la partie restante du film protecteur.
5. LâÂÂadhésivité de ce patch est dépendante de la pression exercée au moment de lâÂÂapplication
÷ Presser fermement le patch sur la peau pendant une dizaine de secondes avec la paume ou les doigts afin dâÂÂassurer une adhésion optimale.
÷ Appuyer fermement avec les doigts sur les quatre bords pour que le dispositif transdermique colle correctement.
Au cours de la manipulation, éviter le contact avec les yeux, le nez et se laver les mains après application.
Un nouveau patch sera appliqué toutes les 24 heures sur un site dâÂÂapplication différent du précédent.
Le patch doit être plié en deux avec le côté collant vers lâÂÂintérieur avant dâÂÂêtre jeté.
÷ Non-fumeur ou fumeur occasionnel
÷ Hypersensibilité àla nicotine ou àlâÂÂun des excipients mentionnés àla rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  
Diabète : il faut conseiller aux patients diabétiques de surveiller leur glycémie plus attentivement que dâÂÂhabitude, àlâÂÂarrêt du tabac et lors de lâÂÂinitiation du traitement de substitution, car la diminution de la libération de cathécholamines induite par la nicotine peut affecter le métabolisme des glucides.
Maladies cardio-vasculaires : Chez les patients ayant eu récemment un infarctus du myocarde, présentant un angor instable ou sâÂÂétant aggravé incluant lâÂÂangor de Prinzmetal, des arythmies cardiaques sévères, une hypertension non contrôlée ou un accident vasculaire cérébral récent, lâÂÂarrêt du tabac ou la mise en place du traitement de substitution doit se faire sous étroite surveillance médicale.
Affections cutanées : utiliser avec précaution (voir rubrique 4.2). En cas de réaction cutanée sévère ou persistante, il est recommandé dâÂÂarrêter le traitement et dâÂÂutiliser une autre forme pharmaceutique.
Une évaluation du rapport bénéfice risque doit être effectuée par un professionnel de santé spécialisé pour les patients présentant les pathologies suivantes :
÷ Insuffisance rénale ou hépatique : utiliser avec précaution chez les patients atteints dâÂÂune forme modérée àsévère dâÂÂinsuffisance hépatique et/ou dâÂÂinsuffisance rénale sévère car la clairance de la nicotine ou ses métabolites peut être diminuée avec le risque dâÂÂune augmentation possible des effets indésirables.
÷ Phéochromocytome et hyperthyroïdie non contrôlée : utiliser avec précaution chez les patients souffrant dâÂÂhyperthyroïdie non contrôlée ou de phéochromocytome car la nicotine provoque la libération de catécholamines.
÷ Maladies gastro-intestinales : utiliser avec précaution chez les patients souffrant dâÂÂulcère gastroduodénal car la nicotine peut exacerber les symptômes.
Utilisation en association avec une autre forme de substitut nicotinique : les mises en garde et précautions dâÂÂemploi de lâÂÂassociation sont celles de chaque traitement utilisé seul.
Danger pour les jeunes enfants : les doses de nicotine tolérées par les fumeurs adultes et adolescents peuvent entraîner une intoxication sévère pouvant être fatale chez le jeune enfant (voir rubrique 4.9). Les produits contenant de la nicotine ne doivent pas être laissés dans des lieux inappropriés, ceci pourrait conduire àdes situations de mésusage, manipulation ou ingestion par des enfants. Même déjàutilisé, un patch peut contenir une quantité résiduelle de nicotine toxique chez lâÂÂenfant. NICOPATCHLIB doit être plié en deux avec le côté collant vers lâÂÂintérieur avant dâÂÂêtre jeté.
Arrêt de la consommation de tabac : les hydrocarbures polycycliques aromatiques présents dans la fumée du tabac sont des inducteurs enzymatiques pour les médicaments dont le métabolisme est catalysé par le cytochrome CYP1A2 (et peut-être le CYP1A1). A lâÂÂarrêt du tabac, le métabolisme peut donc être diminué et entraîner en conséquence une augmentation des taux plasmatiques de ces médicaments (voir rubrique 4.5).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  
Le sevrage tabagique, avec ou sans substitut nicotinique, peut entrainer, chez les ex-fumeurs, une augmentation de la réponse aux médicaments associés. Les hydrocarbures polycycliques (goudrons), présents dans le tabac, étant des inducteurs enzymatiques forts du cytochrome CYP1A2, les patients dont le traitement par des médicaments métabolisés par cette enzyme étaient stabilisés avant lâÂÂarrêt du tabac, peuvent être surexposés àces médicaments suite àla réduction de lâÂÂactivité du cytochrome CYP1A2 en lâÂÂabsence de fumée de tabac. Ainsi, pour les médicaments àmarge thérapeutique étroite, tels que la théophylline, la méthadone, la clozapine et le ropinirole, des conséquences cliniques notables peuvent être observées. Les médecins devraient considérer la réduction graduelle de la dose lors de lâÂÂinitiation du traitement par les substituts nicotiniques.
Les médicaments suivants peuvent nécessiter un ajustement de dose àlâÂÂarrêt du tabagisme :
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Une diminution de dose peut être nécessaire àlâÂÂarrêt du tabagisme |
Possible mécanisme dâÂÂaction |
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théophylline, clozapine, ropinirole, méthadone |
Induction réduite du CYP1A2 |
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Insuline |
Augmentation de lâÂÂabsorption sous-cutanée de lâÂÂinsuline |
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  
Grossesse
Chez les femmes enceintes, il convient de toujours recommander un arrêt complet de la consommation de tabac sans traitement de substitution àla nicotine.
Le tabagisme chez la femme enceinte peut être àl'origine d'un retard de croissance intra-utérin, dâÂÂune mort fà Âtale in utero, dâÂÂune prématurité et d'une hypotrophie néonatale. Ces effets semblent corrélés àl'importance de l'imprégnation tabagique durant la grossesse car ils s'observent lorsque l'imprégnation tabagique se poursuit pendant le troisième trimestre.
Si le sevrage tabagique nâÂÂest pas obtenu chez les fumeuses enceintes fortement dépendantes, il est recommandé de consulter un professionnel de santé avant lâÂÂinitiation dâÂÂun traitement de substitution nicotinique. L'arrêt du tabac, avec ou sans traitement de substitution, ne doit pas s'envisager de façon isolée mais s'inscrire dans le cadre d'une prise en charge globale, prenant en compte le contexte psycho-social et les autres dépendances éventuellement associées. Une consultation spécialisée dans le sevrage tabagique est donc conseillée.
La nicotine libérée par les traitements de substitution n'est pas dépourvue d'effets délétères sur le fà Âtus, comme en témoignent les effets hémodynamiques observés au troisième trimestre (par exemple modifications de la fréquence cardiaque), qui peuvent retentir sur le fà Âtus proche du terme. Cependant, le risque encouru pour le fà Âtus est probablement plus faible que celui lié àla poursuite du tabagisme puisque :
÷ les concentrations plasmatiques maximales de nicotine sont plus faibles avec un traitement de substitution que celles obtenues avec la nicotine inhalée, et par conséquent, une exposition àla nicotine inférieure ou non supérieure àcelle liée àla consommation tabagique.
÷ il nâÂÂy a pas dâÂÂexposition aux hydrocarbures polycycliques ni au monoxyde de carbone.
Par conséquent, au-delàdu sixième mois de grossesse, le patch ne doit être utilisé que sous surveillance médicale chez les fumeuses enceintes nâÂÂayant pas réussi àarrêter de fumer avant le troisième trimestre.
La nicotine passe dans le lait maternel en quantité qui pourrait avoir une incidence sur lâÂÂenfant, même aux doses thérapeutiques. Les produits de substitution nicotinique, de même que le tabagisme, doivent donc être évités durant lâÂÂallaitement. Si lâÂÂarrêt du tabac nâÂÂest pas obtenu, lâÂÂutilisation des formes orales doit être préférée àcelle des dispositifs transdermiques. LâÂÂutilisation du patch durant lâÂÂallaitement ne doit être initiée que sur avis médical.
Fertilité
Chez lâÂÂanimal, il a été démontré que la nicotine pouvait altérer la fertilité (voir section 5.3).
Chez lâÂÂHomme, le tabagisme diminue la fertilité de lâÂÂhomme et de la femme, la contribution spécifique de la nicotine dans la survenue de ces effets nâÂÂétant pas connue.
4.7. Effets sur l'aptitude àconduire des véhicules et àutiliser des machines  
4.8. Effets indésirables  
NICOPATCHLIB peut provoquer certains effets indésirables similaires àceux de la nicotine absorbée via le tabagisme. Les réactions au site dâÂÂapplication sont les effets les plus fréquents associés àNICOPATCHLIB. Ces effets topiques sont en grande majorité dâÂÂintensité légère àmodérée et régressent rapidement après retrait du dispositif. En cas de réaction cutanée sévère ou persistante, il est recommandé dâÂÂarrêter le traitement et dâÂÂutiliser une autre forme de substitut nicotinique.
÷ Le tableau suivant liste les effets indésirables observés lors dâÂÂune étude clinique comprenant 81 patients traités par NICOPATCHLIB, pour lesquels la relation de causalité nâÂÂa pas été ë exclue û.
Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (ó 1/10), fréquent (ó 1/100 àó 1/1000 àó 1/10 000 ÃÂ
La majorité de ces effets était dâÂÂintensité légère àmodérée et régressait spontanément.
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SYSTEME DE CLASSES ORGANES |
Très fréquents |
Fréquents |
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Affections psychiatriques |
Insomnie |
Rêves anormaux |
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Affections du système nerveux |
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Céphalée, étourdissement, paresthésie* |
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Affections gastro-intestinales |
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Constipation, diarrhée, douleur abdominale, nausée, vomissements, sécheresse de la bouche |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Sensation de brûlure de la peau, hyperhidrose |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Myalgie** |
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Troubles généraux et anomalies au site dâÂÂadministration |
Erythème au site dâÂÂapplication, prurit au site dâÂÂapplication |
Erosion au site dâÂÂapplication***, papules au site dâÂÂapplication***, asthénie, irritabilité |
* Pouvant diffuser au-delàdu site dâÂÂapplication. Ces effets sont en grande majorité modérés et régressent spontanément et rapidement après retrait du dispositif
** Les myalgies rapportées ont été décrites comme ë des douleurs musculaires localisées û
*** Parmi les réactions au point dâÂÂapplication rapportées au cours de cet essai clinique, un patient a présenté une réaction associant un érythème, des papules et une érosion au point dâÂÂapplication.
÷ Sur la base des connaissances relatives aux autres patchs nicotiniques commercialisés, les effets indésirables systémiques suivants peuvent être observés avec NICOPATCHLIB : urticaire, éruption cutanée, prurit parfois généralisé, à Âdème de Quincke et palpitations.
Les effets indésirables pouvant apparaître lors de lâÂÂutilisation de lâÂÂassociation (dispositif transdermique et substitut nicotinique oral) ne diffèrent pas de ceux de chaque traitement seul en termes dâÂÂeffets indésirables locaux liés aux formes pharmaceutiques.
Certains des symptômes rapportés tels que la dépression, lâÂÂirritabilité, lâÂÂanxiété, lâÂÂaugmentation de l'appétit et lâÂÂinsomnie peuvent être liés au sevrage tabagique (voir les autres symptômes en section 5.1). Dans ce contexte, quelle que soit la méthode dâÂÂarrêt du tabagisme, les sujets peuvent donc présenter : asthénie, céphalées, étourdissement, troubles du sommeil, augmentation de la toux ou rhume.
Une augmentation de lâÂÂapparition dâÂÂaphtes buccaux peut survenir après lâÂÂarrêt du tabac, mais la relation de causalité nâÂÂest pas clairement établie.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
En cas de surdosage, des symptômes semblables àceux dâÂÂune forte consommation de tabac peuvent être observés.
Les doses de nicotine tolérées par les fumeurs adultes et adolescents peuvent entraîner une intoxication sévère pouvant être fatale chez le jeune enfant. En cas de suspicion dâÂÂintoxication chez lâÂÂenfant, consulter immédiatement un médecin.
Un surdosage avec NICOPATCHLIB peut se produire si plusieurs patchs sont appliqués en même temps.
Les symptômes de lâÂÂintoxication par la nicotine peuvent comporter : faiblesse générale, sueurs, hypersalivation, nausées, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales, troubles auditifs et visuels, céphalées, tachycardie et arythmie cardiaque, dyspnée, prostration, collapsus cardiovasculaire, coma et convulsions terminales.
Conduite ÃÂ tenir en cas de surdosage
Suite àun surdosage, lâÂÂévolution des symptômes peut être rapide en particulier chez lâÂÂenfant.
LâÂÂadministration de nicotine doit être interrompue immédiatement et un traitement symptomatique doit être initié. Surveiller les signes vitaux.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUESÂ Â 
5.1. Propriétés pharmacodynamiques  
Classe pharmacothérapeutique : MEDICAMENTS UTILISES DANS LA DEPENDANCE A LA NICOTINE, code ATC : N07BA01
La nicotine, alcaloïde principal des produits dérivés du tabac, substance naturelle agissant sur le système nerveux autonome, est un agoniste des récepteurs nicotiniques des systèmes nerveux central et périphérique. Consommée via le tabac, la nicotine induit une dépendance.
L'arrêt brutal de la consommation de tabac après un usage quotidien prolongé entraîne un syndrome de sevrage comprenant au moins quatre des symptômes suivants : dysphorie ou humeur dépressive, insomnie, irritabilité, sentiments de frustration ou de colère, anxiété, difficulté de concentration, agitation ou impatience, ralentissement du rythme cardiaque, augmentation de l'appétit, augmentation du poids. La sensation du besoin impérieux de nicotine est considérée comme un symptôme clinique àpart entière du syndrome de sevrage.
Les études cliniques ont montré que les produits de substitution nicotinique peuvent aider les fumeurs às'abstenir de fumer ou àréduire leur consommation de tabac en diminuant les symptômes de sevrage.
Les effets néfastes de tabagisme chez les patients coronariens et/ou des patients ayant des antécédents dâÂÂaccident vasculaire cérébral ont été clairement démontrés. Des études réalisées chez ces patients ont démontré lâÂÂabsence dâÂÂeffet délétère des substituts nicotiniques dans les pathologies coronariennes stables.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques  
Après application transdermique, la nicotine est directement absorbée àtravers la peau vers la circulation systémique.
Une application unique de NICOPATCHLIB 21 mg/24 h chez le fumeur sain, montre que lâÂÂabsorption sâÂÂeffectue progressivement et que les premiers taux détectables de nicotine sont retrouvés 1 heure après application.
LâÂÂaire sous la courbe (0-24h) augmente proportionnellement àla dose de nicotine délivrée par les patchs : NICOPATCHLIB 7 mg, 14 mg et 21 mg par 24 h. Après application répétée des dispositifs à21 mg/24 h, les concentrations plasmatiques moyennes àlâÂÂétat dâÂÂéquilibre varient dâÂÂenviron 6,6 à17,5 ng/ml.
LâÂÂexistence probable dâÂÂun dépôt cutané explique quâÂÂenviron 10% de la nicotine atteignant la circulation sanguine proviennent de la peau après retrait du système.
Distribution
La fixation aux protéines plasmatiques est inférieure à5%. Par conséquent, la modification de la fixation de la nicotine aux protéines plasmatiques par interaction médicamenteuse ou par altération des protéines plasmatiques, nâÂÂa a priori pas de retentissement sur les paramètres cinétiques de la nicotine.
La nicotine traverse la barrière hémato-encéphalique, le placenta et passe dans le lait maternel.
Le volume de distribution après administration I.V. de nicotine est de 2-3 l/kg.
Biotransformation
La nicotine est principalement métabolisée par le foie, et dans une certaine mesure par les reins et les poumons. Plus de 20 métabolites de la nicotine ont été identifiés, tous considérés comme moins actifs que la nicotine. Le principal métabolite plasmatique de la nicotine, la cotinine, a une demi-vie de 15 à20 heures et sa concentration plasmatique atteint des taux 10 fois supérieurs àceux de la nicotine.
Elimination
La clairance plasmatique moyenne est dâÂÂenviron 70 l/h.
Environ 70% de la nicotine est excrété dans les urines sous forme de cotinine (15% de la dose), trans-3-hydroxycotinine (45% de la dose) et nicotine sous forme inchangée (10% de la dose). LâÂÂexcrétion de la nicotine inchangée peut augmenter en cas de filtration glomérulaire importante ou dâÂÂacidification des urines (pH
La demi-vie est approximativement de 2 heures.
Populations particulières
Insuffisant rénal
LâÂÂaggravation de lâÂÂinsuffisance rénale est associée àune diminution de la clairance totale de la nicotine. La clairance de la nicotine a été réduite dâÂÂenviron 50% chez les patients souffrant dâÂÂinsuffisance rénale sévère. Des taux de nicotine élevés ont été observés chez des patients fumeurs dyalisés.
Insuffisant hépatique
Etant donné que la nicotine est fortement métabolisée et que sa clairance systémique totale est dépendante du flux sanguin hépatique, une influence potentielle de lâÂÂinsuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la nicotine (clairance réduite) doit être anticipée.
Personne âgée
Une très faible diminution de la clairance totale de la nicotine a été constatée chez des sujets âgés sains, ne justifiant cependant pas un ajustement posologique.
5.3. Données de sécurité préclinique  
Les expérimentations chez l'animal ont montré que la fertilité des mâles et des femelles pouvait être altérée par la nicotine. Administrée pendant la grossesse, la nicotine provoque une perte embryonnaire post-implantatoire et un retard de croissance du fà Âtus, pouvant conduire ultérieurement àdes modifications de comportement et/ou des déficits de la fonction cognitive.
Seules des informations limitées sont disponibles sur lâÂÂutilisation àlong terme de la nicotine chez lâÂÂanimal afin dâÂÂévaluer les risques cancérigènes. Les données disponibles de cancérogenèse ne permettent pas de mettre en évidence un effet tumorigène clair de la nicotine.
Film support : Film polyester/polyéthylène, encre dâÂÂimpression : blanche
Film protecteur amovible : Film polyester siliconé
6.3. Durée de conservation  
4 ans
6.4. Précautions particulières de conservation  
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
Ne pas congeler.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   
Dispositif transdermique en sachet (papier / polyester / aluminium / copolymères àbase d'éthylène - polyamide).
Boîtes de 7, 14 et 28.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières dâÂÂélimination et de manipulation  
Pas dâÂÂexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
LES CAUQUILLOUS
81500 LAVAUR
8. NUMERO(S) DâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
÷ 34009 300 242 9 4 : dispositif transdermique en sachet (Papier / Polyester / Aluminium / Copolymères àbase d'éthylène - polyamide). Boîte de 14.
÷ 34009 300 243 0 0 : dispositif transdermique en sachet (Papier / Polyester / Aluminium / Copolymères àbase d'éthylène - polyamide). Boîte de 28.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LâÂÂAUTORISATION  
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTEÂ Â 
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUESÂ Â 
Médicament non soumis àprescription médicale.