ANSM - Mis ÃÂ jour le : 20/04/2022
1. DENOMINATION DU MEDICAMENTÂ Â 
RACECADOTRIL BIOGARAN CONSEIL 100 mg, gélule
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVEÂ Â 
Pour une gélule.
Excipient àeffet notoire : chaque gélule contient 41 mg de lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Gélule jaune opaque de taille 2, contenant une poudre blanche ou blanchâtre.
4.1. Indications thérapeutiques  
4.2. Posologie et mode d'administration  
Médicament réservé àlâÂÂadulte.
Posologie
Le premier jour : une gélule d'emblée, quel que soit le moment, puis selon lâÂÂheure de la première prise, jusquâÂÂàun maximum de trois gélules réparties dans la journée, en comptant dans ces trois gélules la première prise dâÂÂemblée. Les prises doivent se faire de préférence avant ou au début des trois principaux repas.
Les jours suivants : trois gélules réparties dans la journée, de préférence avant ou au début des trois principaux repas.
La posologie journalière maximale est de 3 gélules.
Le traitement sera poursuivi jusqu'àl'obtention de deux selles consécutives consistantes ou jusqu'àarrêt de l'émission de selles pendant plus de 12 heures.
Ce traitement est un complément des mesures diététiques.
Le traitement ne devra pas être poursuivi au-delàde 3 jours.
Population pédiatrique
RACECADOTRIL BIOGARAN CONSEIL ne doit pas être utilisé chez le nourrisson et lâÂÂenfant.
Il existe dâÂÂautres présentations adaptées àla population pédiatrique.
Population âgée
Un ajustement posologique ne semble pas justifié chez le sujet âgé (voir rubrique 5.2).
Mode dâÂÂadministration
Voie orale.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  
En présence de signes dâÂÂun syndrome dysentérique aigu, tels la présence de sang ou de pseudo-membranes dans les selles ou dâÂÂune fièvre, le racécadotril ne doit pas être utilisé.
Le racécadotril nâÂÂa pas été évalué et ne doit pas être utilisé au cours des diarrhées associées aux antibiotiques.
Les données sont limitées chez les patients ayant une insuffisance hépatique ou rénale. Ces patients devraient donc être traités avec prudence (voir paragraphe 5.2).
La biodisponibilité peut être réduite chez les patients ayant des vomissements prolongés.
Si au bout de 3 jours de traitement, la diarrhée persiste, une consultation médicale est recommandée et la conduite àtenir devra être réévaluée ainsi que les mesures éventuelles de réhydratation.
Des réactions cutanées ont été rapportées avec lâÂÂutilisation de ce médicament. Dans la plupart des cas, ces réactions sont légères et ne requièrent aucun traitement. Cependant dans certaines situations, ces réactions peuvent être sévères et mettre en jeu le pronostic vital ; le lien avec la prise de racécadotril ne peut pas être entièrement exclu. Si des réactions cutanées sévères apparaissent, le traitement par racécadotril doit être immédiatement arrêté.
Des cas dâÂÂhypersensibilité et dâÂÂà Âdème de Quincke ont été rapportés chez des patients sous racécadotril. Ces évènements peuvent survenir àtout moment au cours du traitement.
Un angio-à Âdème du visage, des extrémités, des lèvres et des muqueuses peut se produire.
Lorsque lâÂÂangio-à Âdème est associé àune obstruction des voies respiratoires supérieures, par exemple au niveau de la langue, de la glotte et/ou du larynx, un traitement dâÂÂurgence doit être immédiatement administré. La prise de racécadotril doit être interrompue et le patient doit faire lâÂÂobjet dâÂÂune surveillance médicale étroite avec initiation dâÂÂun suivi approprié jusquâÂÂàdisparition complète et durable des symptômes.
Les patients ayant des antécédents dâÂÂangio-à Âdème non associé àun traitement par racécadotril peuvent présenter un risque accru de développer un angio-à Âdème.
LâÂÂutilisation concomitante de racécadotril et dâÂÂinhibiteurs de lâÂÂenzyme de conversion (IEC) peut augmenter le risque dâÂÂà Âdème de Quincke (voir rubrique 4.5). Par conséquent, une évaluation rigoureuse du rapport bénéfice/risque est nécessaire avant dâÂÂinitier le traitement par le racécadotril chez les patients sous inhibiteurs de l'enzyme de conversion.
Liées aux excipients
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  
Association déconseillée
Interaction du racécadotril avec les inhibiteurs de lâÂÂenzyme de conversion (IEC)
LâÂÂutilisation concomitante de racécadotril et dâÂÂinhibiteurs de lâÂÂenzyme de conversion (IEC) (par exemple captopril, énalapril, lisinopril, périndopril, ramipril) peut augmenter le risque dâÂÂangio-à Âdème (voir rubrique 4.4).
La prise concomitante de racécadotril avec le lopéramide ou le nifuroxazide ne modifie pas la cinétique du racécadotril.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  
Grossesse
Les études sur lâÂÂanimal nâÂÂont montré aucun effet nocif direct ou indirect concernant la toxicité sur la reproduction. Les données cliniques sur lâÂÂutilisation de racécadotril au cours de la grossesse sont très limitées. En conséquence il est préférable par mesure de prudence dâÂÂéviter dâÂÂutiliser RACECADOTRIL BIOGARAN CONSEIL au cours de la grossesse quel quâÂÂen soit le terme.
Allaitement
En l'absence de données sur le passage de racécadotril dans le lait et en raison de ses propriétés pharmacologiques et de lâÂÂimmaturité du tube digestif du nouveau-né, RACECADOTRIL BIOGARAN CONSEIL ne devrait pas être administré au cours de lâÂÂallaitement.
Fertilité
Aucun effet sur la fertilité nâÂÂa été observé lors des études de fertilité menées chez les rats mâle et femelle.
4.7. Effets sur l'aptitude àconduire des véhicules et àutiliser des machines  
4.8. Effets indésirables  
Dans le cadre des études cliniques sur la diarrhée aiguë, les données de 2193 adultes traités avec racécadotril et 282 traités avec placebo sont disponibles.
Les effets indésirables listés ci-dessous ont été observés plus fréquemment avec racécadotril quâÂÂavec placebo au cours des essais cliniques, ou ont été rapportés pendant la période de commercialisation.
Les effets indésirables sont repris selon les classes principales de systèmes dâÂÂorganes MedDRA. Au sein de chaque classe de systèmes dâÂÂorganes, les effets indésirables sont présentés par fréquence. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité. La fréquence des effets indésirables a été définie selon la convention suivante : très fréquent (âÂÂ¥1/10), fréquent (âÂÂ¥1/100 ÃÂ
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Classes de systèmes dâÂÂorganes |
Fréquence |
Effet indésirable |
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Affections du système nerveux central |
Fréquent |
Céphalée. |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Peu fréquent |
Rash, érythème. |
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Fréquence indéterminée |
Erythème polymorphe, à Âdème de la langue, de la face, des lèvres ou des paupières, angio-à Âdème (à Âdème de Quincke), urticaire, érythème noueux, rash papulaire, prurit, prurigo, toxidermie. |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUESÂ Â 
5.1. Propriétés pharmacodynamiques  
Le racécadotril est une prodrogue, qui doit être hydrolysée en son métabolite actif, le thiorphan, qui est un inhibiteur de l'enképhalinase, enzyme de la membrane cellulaire, présente dans différents tissus, dont lâÂÂépithélium intestinal.
Cette enzyme contribue àlâÂÂhydrolyse de peptides exogènes et endogènes, telles que les enképhalines.
Le racécadotril protège ainsi les enképhalines de la dégradation enzymatique, prolongeant ainsi leur action au niveau des synapses enképhalinergiques de lâÂÂintestin grêle, réduisant ainsi lâÂÂhypersécrétion. Le racécadotril est un antisécrétoire intestinal pur. Il diminue l'hypersécrétion intestinale d'eau et d'électrolytes induite par la toxine cholérique ou l'inflammation sans avoir d'effet sur la sécrétion basale. Il exerce une activité antidiarrhéique rapide, sans modification du temps de transit intestinal.
Le racécadotril n'entraîne pas de ballonnement abdominal. Durant les essais cliniques, une constipation secondaire est observée avec la même fréquence dans les groupes racécadotril et placebo.
Par voie orale, l'activité est uniquement périphérique sans effet sur le système nerveux central.
Une étude clinique randomisée, croisée, a montré que le racécadotril 100 mg àla dose thérapeutique (1 gélule) ou àune dose supérieure (4 gélules) nâÂÂinduit pas de prolongation du QT/QTc chez 56 volontaires sains (contrairement àlâÂÂeffet observé avec la moxifloxacine, utilisé comme contrôle positif).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques  
Après administration orale, le racécadotril est rapidement absorbé. L'activité sur lâÂÂenképhalinase plasmatique apparaît dès la trentième minute.
La biodisponibilité du racécadotril nâÂÂest pas modifiée par les repas, mais le pic dâÂÂactivité est retardé dâÂÂenviron 1 heure et demie.
Distribution
Après administration orale de racécadotril marqué au 14C chez des volontaires sains, la concentration de racécadotril était environ 200 fois supérieure dans le plasma que dans les cellules sanguines et environ 3 fois supérieure dans le plasma que dans le volume total de sang. Le racécadotril ne se lie pas aux cellules sanguines de manière importante.
Dans le plasma, le volume apparent moyen de distribution de 66,4 L/kg démontre une distribution modérée du 14C dans les autres tissus.
Quatre-vingt-dix pour cent du métabolite actif du racécadotril, thiorphan, (RS)-N-(1-oxo-2-(mercaptométhyl)-3-phénylpropyl) glycine, sont liés aux protéines plasmatiques, principalement, lâÂÂalbumine.
Les propriétés pharmacocinétiques du racécadotril ne sont pas modifiées lors de lâÂÂadministration de doses répétées ou chez le sujet âgé.
L'amplitude et la durée d'action du racécadotril sont liées àla dose administrée. Le pic d'activité sur l'enképhalinase plasmatique survient en environ 2 heures après la prise et correspond àune inhibition de 75% pour la dose de 100 mg.
Pour une dose de 100 mg, la durée d'activité sur l'enképhalinase plasmatique est d'environ 8 heures.
Biotransformation
La demi-vie biologique du racécadotril, déterminée àpartir de lâÂÂinhibition plasmatique de lâÂÂenképhalinase, est de 3 heures.
Le racécadotril est rapidement hydrolysé en thiorphan (RS)-N-(1-oxo-2-(mercaptométhyl)-3-phénylpropyl) glycine, son métabolite actif, lui-même transformé en métabolites inactifs S-méthylthiorphan sulfoxyde, S-méthylthiorphan, acide 2-méthanesulfinylméthyl propionique et acide 2-méthylsulfanylméthyl propionique, qui ont tous été formés àplus de 10% de lâÂÂexposition systémique de la molécule mère. DâÂÂautres métabolites mineurs ont également été détectés et quantifiés dans les urines et les matières fécales.
LâÂÂadministration répétée de racécadotril nâÂÂinduit pas dâÂÂaccumulation dans lâÂÂorganisme.
Les données in vitro montrent que, le racécadotril/thiorphan et ses quatre métabolites inactifs majeurs nâÂÂagissent pas de manière significative comme inhibiteurs des isoformes du cytochrome CYP 3A4, 2D6, 2C9, 1A2 et 2C19.
Les données in vitro montrent que, le racécadotril/thiorphan et ses quatre métabolites inactifs majeurs nâÂÂagissent pas de manière significative comme inducteurs des isoformes du cytochrome CYP (famille 3A, 2A6, 2B6, 2C9/2C19, famille 1A, 2E1) et des enzymes qui se lient àla glucuronyltransférase.
Le racécadotril ne modifie pas la liaison protéique de produits fortement liés aux protéines, tels que tolbutamide, warfarine, acide niflumique, digoxine ou phénytoïne.
Chez des patients insuffisants hépatiques (cirrhose, Child-Pugh B), le profil cinétique du métabolite montre les mêmes Tmax et T1/2, et de plus faibles Cmax (- 65 %) et Aire sous la courbe (- 29 %), par rapport àdes sujets sains.
Chez des patients ayant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine entre 11 et 39 ml/min), le profil cinétique du métabolite montre une plus faible Cmax (- 49 %) et de plus grandes Aire sous la Courbe (+15 %) et T1/2, par rapport àdes volontaires sains (clairance de la créatinine > 70 ml/min).
Dans la population pédiatrique, les résultats pharmacodynamiques sont similaires àceux de la population adulte, avec une Cmax atteinte 2 heures 30 minutes après lâÂÂadministration. Il nâÂÂy a pas dâÂÂaccumulation après administration des doses répétées toutes les 8 heures, pendant 7 jours.
ÃÂlimination
Le racécadotril est éliminé via ses métabolites actifs et inactifs. LâÂÂélimination se fait surtout par voie rénale (81,4 %), et àmoindre degré par voie fécale (environ 8 %). LâÂÂexcrétion par voie pulmonaire nâÂÂest pas significative (moins de 1% de la dose).
5.3. Données de sécurité préclinique  
Le racécadotril ne sâÂÂest pas révélé immunotoxique sur la souris traitée pendant 1 mois.
Une exposition de plus longue durée (1 an) chez les singes a montré des infections généralisées et des réponses réduites aux anticorps àla vaccination (àla dose de 500 mg/kg/jour) et aucune infection/dépression immunitaire à120 mg/kg/jour.
De même, chez le chien traité àla dose de 200 mg/kg/jour pendant 26 semaines quelques réactions infectieuses/immunes ont été détectées. Leur signification clinique est méconnue : se référer au paragraphe 4.8.
Aucun effet mutagénique ou clastogénique du racécadotril nâÂÂa été détecté lors des tests standards in vivo et in vitro.
Des tests de cancérogénicité nâÂÂont pas été effectués car il sâÂÂagit dâÂÂun traitement de courte durée.
Etudes de toxicité reproductive et du développement (développement pré-embryonnaire et fertilité, développement pré-natal et post-natal, études de développement embryo-fà Âtal) nâÂÂont révélé aucun effet particulier du racécadotril.
DâÂÂautres effets précliniques (tels quâÂÂanémie sévère vraisemblablement aplasique, augmentation de la diurèse, cétonurie, diarrhée) ont été observés seulement lors dâÂÂune exposition suffisamment supérieure par rapport àlâÂÂexposition maximale chez lâÂÂhomme. Leur signification clinique nâÂÂest pas connue.
Une étude de toxicité réalisée chez des rats juvéniles nâÂÂont mis en évidence aucun effet significatif du au racecadotril àdes doses jusquâÂÂà160 mg/kg/jour qui correspond àune dose 35 fois plus élevée que la dose pédiatrique recommandée (ex : 4.5mg/kg/jour).
Malgré lâÂÂimmaturité de la fonction rénale chez les enfants de moins de 1 an, des niveaux dâÂÂexposition supérieurs ne sont pas attendus chez ceux-ci.
DâÂÂautres études de pharmacologie de sécurité nâÂÂont mis en évidence aucun effet nocif sur le système nerveux central, sur le système cardiovasculaire et les fonctions respiratoires.
Chez lâÂÂanimal, le racécadotril renforce lâÂÂeffet de la butylhyoscine sur le transit intestinal et sur lâÂÂeffet anticonvulsivant de la phénytoïne.
Enveloppe de la gélule : oxyde de fer jaune (E172), dioxyde de titane (E171), gélatine.
6.3. Durée de conservation  
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation  
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   
Boîte de 10 gélules sous plaquette (PVC/PVDC/Aluminium).
6.6. Précautions particulières dâÂÂélimination et de manipulation  
Pas dâÂÂexigences particulières.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément àla réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
15, BOULEVARD CHARLES DE GAULLE
92700 COLOMBES
8. NUMERO(S) DâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
÷ 34009 300 165 2 7 : 10 gélules sous plaquette (PVC/PVDC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LâÂÂAUTORISATION  
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTEÂ Â 
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUESÂ Â 
Médicament non soumis àprescription médicale.