ANSM - Mis ÃÂ jour le : 06/01/2022
1. DENOMINATION DU MEDICAMENTÂ Â 
ASPIRINE PROTECT 100 mg, comprimé gastro-résistant
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVEÂ Â 
Acide acétylsalicylique........................................................................................... â¦â¦â¦â¦..100 mg
Pour un comprimé gastro-résistant.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé gastro-résistant.
Comprimé pelliculé rond, blanc, avec un diamètre de 7 mm.
4.1. Indications thérapeutiques  
ASPIRINE PROTECT est indiqué chez lâÂÂadulte pour les indications suivantes :
÷ Prévention des complications secondaires cardiovasculaires et cérébrovasculaires chez les patients présentant une maladie athéromateuse ischémique (par ex. infarctus du myocarde, angor stable et instable, accident vasculaire cérébral, constitué ou transitoire, dâÂÂorigine ischémique).
÷ Prévention des évènements thrombo-emboliques après chirurgie ou intervention vasculaires telles que angioplastie coronaire transluminale, pontage aorto-coronarien, endartériectomie carotidienne, shunt artério-veineux.
÷ Réduction de lâÂÂocclusion des greffons après pontage aortocoronaire.
Ce médicament nâÂÂest pas recommandé dans les situations dâÂÂurgence. Il est réservé au traitement dâÂÂentretien après la prise en charge des situations dâÂÂurgence.
4.2. Posologie et mode d'administration  
Réservé àlâÂÂadulte. Voie orale.
Posologie
Les comprimés doivent être avalés entiers de préférence au moins 30 minutes avant les repas avec un verre dâÂÂeau plein.
En raison de l'enrobage entérique, les comprimés ne doivent être ni écrasés, ni cassés, ni mâchés pour permettre la libération du principe actif dans le milieu alcalin de lâÂÂintestin.
LâÂÂenrobage prévient des effets irritants locaux sur la muqueuse stomacale.
En traitement chronique
La posologie recommandée est de 100 mg à300 mg par jour àavaler avec un verre dâÂÂeau préférentiellement avant le repas.
Sujet âgé
En général, l'acide acétylsalicylique doit être utilisé avec précaution chez les personnes âgées qui sont plus sujettes aux effets indésirables. La posologie usuelle adulte est recommandée en l'absence d'insuffisance rénale ou hépatique sévère (voir rubriques 4.3 et 4.4). Le traitement devra être revu régulièrement.
Population pédiatrique
L'acide acétylsalicylique ne doit pas être administré aux enfants et adolescents de moins de 16 ans, sauf sur avis médical et lorsque le bénéfice l'emporte sur le risque (voir rubrique 4.4).
Insuffisants hépatiques
LâÂÂacide acétylsalicylique est contre-indiqué chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.3). LâÂÂacide acétylsalicylique doit être utilisé avec prudence chez les patients ayant une insuffisance hépatique (voir rubrique 4.4).
Insuffisants rénaux
LâÂÂacide acétylsalicylique est contre-indiqué chez les patients ayant une insuffisance rénale sévère (voir rubrique 4.3). LâÂÂacide acétylsalicylique doit être utilisé avec prudence chez les patients ayant une insuffisance rénale car l'acide acétylsalicylique peut augmenter le risque d'altération de la fonction rénale et dâÂÂinsuffisance rénale aiguë (voir rubrique 4.4).
Ce médicament ne doit jamais être prescrit dans les situations suivantes :
÷ hypersensibilité àlâÂÂacide acétylsalicylique ou àlâÂÂun des excipients (voir rubrique 6.1), ou aux autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (réaction croisée),
÷ antécédents d'asthme induits par l'administration de salicylés ou de substances d'activité proche, notamment les anti-inflammatoires non stéroïdiens,
÷ ulcère gastro-duodénal évolutif,
÷ maladie hémorragique constitutionnelle ou acquise dont hémorragies digestives, antécédent dâÂÂaccident vasculaire cérébral hémorragique et thrombocytopénie,
÷ grossesse, àpartir du début du 6ème mois (au-delàde 24 semaines dâÂÂaménorrhée) pour des doses dâÂÂaspirine supérieures ou égales à100 mg par jour (voir rubrique 4.6),
÷ risque hémorragique,
÷ insuffisance rénale sévère,
÷ insuffisance hépatique sévère,
÷ insuffisance cardiaque sévère non contrôlée.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  
En cas dâÂÂassociation avec dâÂÂautres médicaments, pour éviter un risque de surdosage, vérifier lâÂÂabsence dâÂÂacide acétylsalicylique (AAS) dans la composition des autres médicaments.
La prise concomitante dâÂÂacide acétylsalicylique àdes doses antiagrégantes plaquettaires est déconseillée avec (voir rubrique 4.5) :
÷ les anticoagulants oraux, chez les patients ayant des antécédents dâÂÂulcère gastro-duodénal,
÷ Le clopidogrel (en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus),
÷ le nicorandil,
÷ la ticlopidine,
÷ le ticagrélor (en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus),
÷ le probénécide.
Des anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme lâÂÂibuprofène et le naproxène peuvent atténuer ou limiter lâÂÂeffet antiagrégant plaquettaire de lâÂÂacide acétylsalicylique. Il est conseillé aux patients traités par ASPIRINE PROTECT de prendre contact avec leur médecin sâÂÂils prévoient de prendre des anti-inflammatoires non stéroïdiens (voir rubrique 4.5).
LâÂÂutilisation de ce médicament est déconseillée en cas dâÂÂallaitement (voir rubrique 4.6).
Précautions dâÂÂemploi
Sujet âgé
Le risque hémorragique sous AAS semble constant dâÂÂune indication àlâÂÂautre et indépendant du niveau de risque cardiovasculaire de base, mais ce risque varie étroitement avec lâÂÂâge et est nettement augmenté chez les sujets âgés (voir rubrique 4.8).
Patients hypertendus
Chez les patients hypertendus traités par AAS, la pression artérielle doit être bien contrôlée, compte-tenu de lâÂÂaugmentation du risque vasculaire cérébral hémorragique chez les patients hypertendus non contrôlés (voir rubrique 4.8).
Intervention chirurgicale (y compris une extraction dentaire)
Compte-tenu de lâÂÂeffet antiagrégant plaquettaire de lâÂÂacide acétylsalicylique, apparaissant dès les très faibles doses et persistant plusieurs jours, il convient de prévenir le patient des risques hémorragiques pouvant survenir en cas de geste chirurgical même mineur (ex : extraction dentaire). La durée de lâÂÂinterruption du traitement avant lâÂÂintervention doit être déterminée au cas par cas.
Un syndrome de Reye, pathologie très rare, pouvant mettre en jeu le pronostic vital, a été observé chez des enfants avec des signes dâÂÂinfections virales (en particulier varicelle et épisodes de syndrome grippal) et recevant de lâÂÂacide acétylsalicylique.
LâÂÂacide acétylsalicylique ne doit pas être administré aux enfants et adolescents sauf sur avis médical et lorsque le bénéfice l'emporte sur le risque (voir rubrique 4.2).
Dans certains cas de forme grave de déficit en G6PD, des doses élevées dâÂÂacide acétylsalicylique sont susceptibles dâÂÂentrainer une hémolyse ou une anémie hémolytique. En cas de déficit en G6PD, lâÂÂadministration dâÂÂacide acétylsalicylique doit se faire sous contrôle médical.
La surveillance du traitement doit être renforcée dans les cas suivants :
÷ antécédents dâÂÂulcère gastroduodénal, dâÂÂhémorragie digestive ou de gastrite. Les patients ayant des antécédents d'ulcère gastroduodénal ou dâÂÂhémorragie digestive doivent éviter de prendre de lâÂÂacide acétylsalicylique en raison du risque dâÂÂirritation et de saignement au niveau du tractus digestif, et notamment en association avec les boissons alcoolisées. Le traitement par AAS doit être interrompu en cas dâÂÂapparition de syndromes hémorragiques, en particulier digestifs,
÷ insuffisance rénale,
÷ insuffisance hépatique,
÷ asthme/hypersensibilité : une étroite surveillance médicale est nécessaire chez les patients présentant un asthme ou une rhinite allergique. La survenue de crise dâÂÂasthme, chez certains sujets, peut être liée àune allergie aux anti-inflammatoires non stéroïdiens ou àlâÂÂacide acétylsalicylique. LâÂÂacide acétylsalicylique peut provoquer un bronchospasme et induire des crises dâÂÂasthme ou dâÂÂautres réactions dâÂÂhypersensibilité. Les facteurs de risque sont des antécédents dâÂÂasthme, de rhinite allergique, de polypes nasaux ou de maladie respiratoire chronique (voir rubrique 4.8),
÷ des hémorragies gastro-intestinales ou des ulcères/perforations peuvent se produire ànâÂÂimporte quel moment au cours du traitement sans quâÂÂil y ait nécessairement des symptômes préalables ou dâÂÂantécédents. Le risque relatif augmente chez le sujet âgé, le sujet de faible poids corporel, le patient sous traitement anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire (voir rubrique 4.5). Le traitement par AAS doit être interrompu en cas dâÂÂapparition de syndromes hémorragiques, en particulier digestifs,
÷ métro-ménorragies : lâÂÂacide acétylsalicylique doit être utilisé avec précaution en cas de saignements très importants (risque dâÂÂaugmentation de lâÂÂimportance et de la durée des règles).
Information sur les excipients
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé gastro-résistant, câÂÂest-à-dire quâÂÂil est essentiellement ë sans sodium û.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  
LâÂÂutilisation de plusieurs antiagrégants plaquettaires (abciximab, acide acétylsalicylique, cilostazol, clopidogrel, epoprostenol, eptifibatide, iloprost, iloprost trometamol, prasugrel, ticagrelor, ticlopidine, tirofiban) majore le risque de saignement, de même que leur association àlâÂÂhéparine et aux molécules apparentées, aux anticoagulants oraux et aux thrombolytiques, et doit être prise en compte en maintenant une surveillance clinique régulière.
Associations déconseillées
+ Anticoagulants oraux (en cas dâÂÂantécédents dâÂÂulcère gastro-duodénal)
Majoration du risque hémorragique. Nécessité dâÂÂun contrôle, en particulier du temps de saignement.
+ Anagrélide
Majoration des évènements hémorragiques et diminution des évènements antithrombotiques.
+ Ticlopidine
Majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires. Si lâÂÂassociation ne peut être évitée, surveillance clinique et biologique étroite.
+ Clopidogrel, en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus
Majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires.
+ Probénécide
Diminution de lâÂÂeffet uricosurique (par compétition de lâÂÂélimination de lâÂÂacide urique au niveau des tubules rénaux).
Majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires.
+ Nicorandil :
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
Augmentation du risque hémorragique. A administrer avec prudence, sous surveillance étroite des paramètres de la coagulation, lors de lâÂÂadministration de défibrotide.
Associations faisant lâÂÂobjet de précautions d'emploi
+ Méthotrexate (aux doses >20 mg/semaine)
Majoration de la toxicité, notamment hématologique, du méthotrexate (diminution de sa clairance rénale par lâÂÂacide acétylsalicylique). Contrôle hebdomadaire de lâÂÂhémogramme durant les premières semaines de lâÂÂassociation. Surveillance accrue en cas dâÂÂaltération (même légère) de la fonction rénale, ainsi que chez le sujet âgé.
+ Topiques gastro-intestinaux, antiacides et charbon
Diminution de lâÂÂabsorption digestive de lâÂÂacide acétylsalicylique. Prendre les topiques gastro-intestinaux et antiacides àdistance (2 heures) de lâÂÂacide acétylsalicylique.
+ Clopidogrel, dans les indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus
Majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires. Surveillance clinique.
Augmentation du risque hémorragique. Surveillance clinique.
+ Ticagrélor : dans les indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus :
Majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires. Surveillance clinique.
+ Ibrutinib :
Augmentation du risque hémorragique. Surveillance clinique.
Associations ÃÂ prendre en compte
+ Anticoagulants oraux (en lâÂÂabsence dâÂÂantécédents dâÂÂulcère gastro-duodénal)
Majoration du risque hémorragique.
+ Thrombolytiques
Augmentation du risque hémorragique.
+ Héparines (doses curatives et/ou sujet âgé) : Aspirine àdes doses antiagrégantes :
Augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastroduodénale par lâÂÂacide acétylsalicylique).
+ Héparines (doses préventives)
LâÂÂutilisation conjointe de médicaments agissant àdivers niveaux de lâÂÂhémostase majore le risque de saignement. Ainsi, chez le sujet de moins de 65 ans, lâÂÂassociation de lâÂÂhéparine àdoses préventives, ou de substances apparentées àlâÂÂacide acétylsalicylique, quelle que soit la dose, doit être prise en compte en maintenant une surveillance clinique et éventuellement biologique.
+ Médicaments mixtes adrénergiques-sérotoninergiques
Majoration du risque hémorragique.
+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens àdes doses antiagrégantes (de 50 mg à375 mg par jour en 1 ou plusieurs prises)
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
LâÂÂutilisation concomitante peut majorer le risque dâÂÂhémorragies gastro-intestinales et dâÂÂulcères.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  
Grossesse
Faibles doses, inférieures à100 mg par jour :
Les études cliniques montrent que des doses inférieures à100 mg/jour semblent être sûres dans le cas dâÂÂutilisations obstétricales extrêmement limitées nécessitant une surveillance spécialisée.
Doses comprises entre 100 et 500 mg par jour :
LâÂÂexpérience clinique concernant lâÂÂadministration de doses comprises entre 100 mg et 500 mg par jour est insuffisante. En conséquence, les recommandations ci-dessous pour les doses supérieures à500 mg par jour sâÂÂappliquent àces doses.
Doses supérieures à500 mg par jour :
LâÂÂinhibition de la synthèse des prostaglandines par les AINS peut affecter le déroulement de la grossesse et/ou le développement de lâÂÂembryon ou du fà Âtus.
Risques associés àlâÂÂutilisation au cours du 1er trimestre
Les données des études épidémiologiques suggèrent une augmentation du risque de fausse-couche, de malformations cardiaques et de gastroschisis, après traitement par un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début de grossesse. Le risque absolu de malformation cardiovasculaire est passé de moins de 1% dans la population générale, àapproximativement 1,5 % chez les personnes exposées aux AINS. Le risque paraît augmenter en fonction de la dose et de la durée du traitement. Chez lâÂÂanimal, il a été montré que lâÂÂadministration dâÂÂun inhibiteur de la synthèse des prostaglandines provoquait une perte pré et post-implantatoire accrue et une augmentation de la létalité embryo-foetale. De plus, une incidence supérieure de certaines malformations, y compris cardiovasculaires, a été rapportée chez des animaux ayant reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours de la phase dâÂÂorganogénèse de la gestation.
Risques associés àlâÂÂutilisation àpartir de la 12ème semaine dâÂÂaménorrhée et jusquâÂÂàla naissance :
A partir de la 12ème semaine dâÂÂaménorrhée et jusquâÂÂàla naissance, tous les AINS, par lâÂÂinhibition de la synthèse des prostaglandines, peuvent exposer le fà Âtus àune atteinte fonctionnelle rénale :
÷ in utero pouvant s'observer dès 12 semaines d'aménorrhée (mise en route de la diurèse fà Âtale) : oligoamnios (le plus souvent réversible àl'arrêt du traitement), voire anamnios en particulier lors d'une exposition prolongée.
÷ àla naissance, une insuffisance rénale (réversible ou non) peut persister en particulier en cas d'exposition tardive et prolongée (avec un risque d'hyperkaliémie sévère retardée).
Risques associés àlâÂÂutilisation au-delàde la 24ème semaine dâÂÂaménorrhée et jusquâÂÂàla naissance :
Au-delàde la 24ème semaine dâÂÂaménorrhée, les AINS peuvent exposer le fà Âtus àune toxicité cardio-pulmonaire (fermeture prématurée du canal artériel et hypertension artérielle pulmonaire). La constriction du canal artériel peut survenir àpartir de 5 mois révolus et peut conduire àune insuffisance cardiaque droite fà Âtale ou néonatale voire une mort fà Âtale in utero. Ce risque est d'autant plus important que la prise est proche du terme (moindre réversibilité). Cet effet existe même pour une prise ponctuelle.
En fin de grossesse, la mère et le nouveau-né peuvent présenter :
÷ un allongement du temps de saignement du fait dâÂÂune action anti-agrégante pouvant survenir même après administration de très faibles doses de médicament.
÷ une inhibition des contractions utérines entraînant un retard de terme ou un accouchement prolongé.
En conséquence pour les doses supérieures ou égales à100 mg/j :
÷ A partir du début du 6ème mois (au-delàde 24 semaines) : toute prise de ce médicament, même ponctuelle, est contre-indiquée. Une prise par mégarde àpartir de cette date justifie une surveillance cardiaque et rénale, fà Âtale et/ou néonatale selon le terme d'exposition. La durée de cette surveillance sera adaptée àla demi-vie d'élimination de la molécule.
L'acide acétylsalicylique passant dans le lait maternel, ce médicament est déconseillé pendant lâÂÂallaitement.
Comme tous les AINS, l'utilisation de ce médicament peut temporairement altérer la fertilité féminine, en agissant sur lâÂÂovulation ; il est donc déconseillé chez les femmes souhaitant concevoir un enfant. Chez les femmes rencontrant des difficultés pour concevoir ou réalisant des tests de fertilité, l'arrêt du traitement doit être envisagé.
4.7. Effets sur l'aptitude àconduire des véhicules et àutiliser des machines  
4.8. Effets indésirables  
La fréquence des effets indésirables ne peut être estimée. De ce fait, les fréquences sont référencées comme indéterminées.
Affections du système immunitaire
Réactions dâÂÂhypersensibilité, réactions anaphylactiques, asthme, bronchospasme, à Âdème de Quincke, rhinite, éruption cutanée, urticaire, et parfois détresse cardio-respiratoire voire choc anaphylactique.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Effets hématologiques : Syndromes hémorragiques (hématome, hémorragie urogénitale, épistaxis, gingivorragies, purpura...) avec augmentation du temps de saignement. Cette action persiste 4 à8 jours après l'arrêt de l'aspirine. Elle peut créer un risque hémorragique en cas d'intervention chirurgicale. Des hémorragies gastro-intestinales et intracrâniennes peuvent également survenir (particulièrement chez des patients avec une hypertension non contrôlée).
Dans certains cas, le pronostic vital peut être engagé.
Des accidents hémolytiques graves ont été observés après administration de fortes doses dâÂÂAAS chez des sujets atteints dâÂÂun déficit en G6PD.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
LâÂÂAAS àfaible dose peut réduire lâÂÂexcrétion de lâÂÂacide urique, ce qui peut aboutir àune crise de goutte chez des patients prédisposés.
Affections du système nerveux central
Effets sur le système nerveux central : céphalées, sensation vertigineuse, sensation de baisse de lâÂÂacuité auditive, bourdonnements dâÂÂoreille, qui sont habituellement les premiers signes dâÂÂun surdosage (voir rubrique 4.9).
Hémorragie intracrânienne.
Affections gastro-intestinales
Des symptômes digestifs de type douleurs abdominales, dyspepsie, hyperacidité ont été rapportés. Des lésions telles quâÂÂune gastrite, un ulcère gastrique ou duodénal voire une perforation digestive sont décrits, pouvant être àlâÂÂorigine dâÂÂun saignement. Ce saignement digestif peut provoquer une anémie aiguë ou chronique.
La toxicité digestive de lâÂÂAAS est dose-dépendante et existe dès la dose 75 mg. La prise prolongée dâÂÂaspirine peut induire une gastrite, des érosions gastroduodénales ou lâÂÂextension de lésions ulcéreuses préexistantes. LâÂÂhémorragie qui peut apparaître est aggravée par lâÂÂaction anti-thrombotique de lâÂÂaspirine ; le saignement peut être asymptomatique (hématémèse et méléna sont rares) ; plus fréquemment on observe une anémie chronique.
Des cas de sténose intestinale en diaphragme ont été rapportés.
Affections hépatobiliaires
Elévations des enzymes hépatiques, atteinte du foie principalement hépatocellulaire (insuffisance hépatique).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Urticaire, réactions cutanées, pouvant être sévères (érythème polymorphe exsudatif).
Troubles rénaux et des voies urinaires
Insuffisance rénale aiguë, particulièrement chez des patients présentant une insuffisance rénale préexistante, une décompensation cardiaque, ou en cas de traitement diurétique concomitant.
Troubles généraux et anomalies au site dâÂÂadministration
Syndrome de Reye (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Le surdosage est peu probable en raison de la faible quantité dâÂÂacide acétylsalicylique présente dans ASPIRINE PROTECT. Toutefois des cas dâÂÂintoxication (surdosage accidentel) chez les très jeunes enfants ou le surdosage thérapeutique chez les sujets âgés, potentiellement dâÂÂévolution fatale, peuvent se présenter comme décrits ci-dessous.
Symptômes
÷ intoxication modérée : bourdonnements d'oreille, sensation de baisse de l'acuité auditive, céphalées, vertiges, sont les signes d'un surdosage et peuvent être contrôlés par réduction de la posologie.
÷ intoxication sévère : chez l'enfant, le surdosage peut être mortel àpartir de 100 mg/kg en une seule prise. Les symptômes sont : fièvre, hyperventilation, cétose, alcalose respiratoire, acidose métabolique, coma, collapsus cardiovasculaire, insuffisance respiratoire.
Les manifestations suivantes peuvent également apparaître : hyperthermie et hypersudation aboutissant àune déshydratation, agitation, convulsions, hallucinations et hypoglycémie.
Une dépression du système nerveux central peut aboutir àun coma, un collapsus cardiovasculaire et un arrêt respiratoire.
Conduite d'urgence :
÷ transfert immédiat en milieu hospitalier spécialisé,
÷ décontamination digestive et administration de charbon activé,
÷ contrôle de l'équilibre acide base,
÷ diurèse alcaline permettant d'obtenir un pH urinaire entre 7,5 et 8,
÷ possibilité d'hémodialyse dans les intoxications graves,
÷ traitement symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUESÂ Â 
5.1. Propriétés pharmacodynamiques  
Classe pharmacothérapeutique : Anti-thrombotiques/ inhibiteurs de lâÂÂagrégation plaquettaire, héparine exclue, code ATC B01AC06 : sang, organes hématopoïétiques
LâÂÂaspirine est un inhibiteur de lâÂÂactivation plaquettaire: en bloquant par acétylation la cyclo-oxygénase plaquettaire, elle inhibe la synthèse du thromboxane A2, substance activatrice physiologique libérée par les plaquettes, et qui jouerait un rôle dans les complications des lésions athéromateuses.
Des doses répétées de 20 à325-330 mg entraînent une inhibition de lâÂÂactivité enzymatique de 30 à95%. Au-delàde 325-330 mg, lâÂÂactivité inhibitrice nâÂÂaugmente que très peu, et lâÂÂeffet sur lâÂÂagrégation plaquettaire est àpeu près identique.
LâÂÂeffet inhibiteur ne sâÂÂépuise pas au cours de traitements prolongés et lâÂÂactivité enzymatique reprend progressivement au fur et àmesure du renouvellement des plaquettes 24 à48 heures après arrêt du traitement.
A la posologie recommandée, lâÂÂaspirine réduit la synthèse de prostacycline endothéliale, mais la signification clinique de cette action est obscure et moins importante en pratique quâÂÂen théorie semble-t-il.
LâÂÂaspirine allonge le temps de saignement dâÂÂenviron 50 à100 % en moyenne, mais des variations individuelles peuvent être observées.
Des données expérimentales suggèrent que lâÂÂibuprofène peut inhiber lâÂÂeffet antiagrégant plaquettaire dâÂÂune faible dose dâÂÂaspirine lorsquâÂÂils sont pris de façon concomitante. Une étude réalisée avec une dose unique de 400 mg d'ibuprofène pris 8 heures avant ou dans les 30 minutes après la prise de 81 mg d'aspirine àlibération immédiate a montré une diminution de l'effet de lâÂÂaspirine sur la formation de la thromboxane ou l'agrégation plaquettaire. Toutefois, les limites de ces données ex vivo et les incertitudes quant àleur extrapolation en clinique, ne permettent pas dâÂÂémettre de conclusion formelle pour ce qui est de lâÂÂusage régulier de lâÂÂibuprofène ; par ailleurs, en ce qui concerne lâÂÂibuprofène utilisé de façon occasionnelle, la survenue dâÂÂun effet cliniquement pertinent apparaît peu probable (voir rubrique 4.5.).
Six études de prévention primaire (aspirine versus placebo) ont été effectuées chez des personnes àrisque cardiovasculaire généralement faible àmodéré. La méta-analyse de ces 6 études a montré une diminution significative des événements cardio-vasculaires (de l'ordre de 3 pour 1000) au prix d'une tendance àlâÂÂaugmentation des accidents hémorragiques graves (estimés à2 pour 1000). Cependant, les populations des études incluses dans la méta-analyse sont trop hétérogènes pour permettre de déterminer chez quels patients l'aspirine a un rapport bénéfice risque favorable en prévention primaire.
Le bénéfice éventuel du traitement par l'aspirine en prévention primaire chez les sujets àhaut risque devrait donc être mis en balance avec l'augmentation du risque hémorragique, en particulier chez le sujet âgé où ce risque hémorragique est augmenté.
Une étude randomisée (ÃÂtude CLIPS), en double aveugle, d'une durée de 2 ans, a comparé l'efficacité de l'aspirine (àla dose de 100 mg) associée àde fortes doses d'antioxydant (300 mg de vitamine E associée à250 mg de Vitamine C et 10 mg de béta carotène) àun placebo chez des patients présentant une Artériopathie des Membres Inférieurs (AOMI) de stade III ou IV (ou pathologie artérielle périphérique). Le critère de jugement principal était l'incidence des événements vasculaires fatals et non fatals, ainsi que les ischémies des membres inférieurs. 366 patients (185 patients dans le groupe aspirine et 181 sous placebo) ont été inclus. Les résultats montrent que l'aspirine réduit significativement le risque d'accidents vasculaires de 64% (p = 0,016 ou HR = 0.35 (IC 95%: 0.15-0.82).
La méta-analyse de lâÂÂAntithrombotic Trialistsâ Collaboration de 2002 a évalué lâÂÂeffet dâÂÂun traitement antiagrégant plaquettaire comparé àcelui de lâÂÂabsence dâÂÂun tel traitement dans 195 essais randomisés rassemblant 135 640 patients àhaut risque vasculaire. Les résultats montrent sous traitement une diminution significative (p
Une mise àjour de la méta-analyse de lâÂÂATC 2002, restreinte aux essais comparant lâÂÂaspirine seule et comprenant l'étude CLIPS, réalisée chez des patients atteints dâÂÂune AOMI, a regroupé 46 études ayant inclus 86 662 patients àhaut risque vasculaire ayant une pathologie ischémique artérielle confirmée. Les résultats de cette méta-analyse confirment que lâÂÂaspirine apporte un bénéfice comparable àcelui de lâÂÂensemble des antiagrégants en termes dâÂÂévénements vasculaires (environ 21%, p
16 études randomisées de prévention des accidents vasculaires cérébraux par une thérapie anti-thrombotique ont été réalisées chez des patients ayant une fibrillation auriculaire. Les résultats de cette méta-analyse ont montré que lâÂÂaspirine était moins efficace que la warfarine mais néanmoins plus efficace que le placebo (réduction des accidents cérébrovasculaires de 22% pour lâÂÂaspirine [95 % CI, 2%-38%] contre 62 % pour la warfarine [95% CI, 48%-72%]). Le traitement par aspirine est àprivilégier chez les patients àfaible risque thromboembolique*, pour lesquels un traitement par antivitamine K serait non indiqué, et chez les patients ayant une contre-indication aux antivitamines K ou lorsque le risque de saignement par antivitamine K paraît excessif.
* Selon les recommandations internationales, sont àhaut risque thromboembolique les patients ayant un ou plusieurs facteurs de risque suivants : antécédent dâÂÂaccident cérébrovasculaire, antécédent dâÂÂaccident ischémique transitoire ou antécédent dâÂÂembolie, sténose mitrale, prothèse valvulaire ; et àfaible risque thromboembolique ceux qui ne présentent aucun facteur de risque ou qui nâÂÂont quâÂÂun seul facteur de risque modéré tels que lâÂÂâge âÂÂ¥ 75 ans, lâÂÂhypertension, lâÂÂinsuffisance cardiaque, une fraction dâÂÂéjection ⤠35% et le diabète.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques  
Durant et après absorption, lâÂÂacide acétylsalicylique est transformé en acide salicylique, son principal métabolite.
En raison de lâÂÂenrobage du comprimé gastro-résistant dâÂÂASPIRINE PROTECT, lâÂÂacide acétylsalicylique nâÂÂest pas libéré dans lâÂÂestomac mais dans le milieu alcalin de lâÂÂintestin. La concentration maximale plasmatique de lâÂÂacide acétylsalicylique, atteinte 2-7 heures après lâÂÂadministration du comprimé gastro-résistant, est retardée comparativement àun comprimé àlibération immédiate.
L'ingestion simultanée d'aliments conduit àune absorption retardée mais complète de l'acide acétylsalicylique. Compte tenu des propriétés pharmacocinétiques et pharmacodynamiques de lâÂÂAAS, le retard d'absorption des comprimés gastro-résistants ASPIRINE PROTECT n'est pas considéré comme limitant pour obtenir une inhibition adéquate de lâÂÂagrégation plaquettaire dans le traitement chronique àfaible dose avec ASPIRINE PROTECT. Néanmoins, afin dâÂÂassurer le bénéfice de la galénique, les comprimés gastro-résistants ASPIRINE PROTECT doivent être pris de préférence (30 minutes ou plus) avant les repas, avec un verre dâÂÂeau plein (voir rubrique 4.2).
LâÂÂacide acétylsalicylique et lâÂÂacide salicylique sont fortement liés aux protéines plasmatiques et sont rapidement distribués dans lâÂÂorganisme. LâÂÂacide salicylique passe dans le lait maternel et traverse le placenta.
LâÂÂacide acétylsalicylique est converti en son principal métabolite lâÂÂacide salicylique. Le groupe acétyle de lâÂÂacide acétylsalicylique commence àse fragmenter par hydrolyse lors de son passage au niveau du tractus intestinal mais la majeure partie de son métabolisme est hépatique. Ses métabolites sont lâÂÂacide salicylurique, le glucuronide phénolique salicylique, le glucuronide salicylacyl, lâÂÂacide gentisique et lâÂÂacide gentisurique.
LâÂÂélimination de lâÂÂacide salicylique est dose-dépendante, son métabolisme étant limité par la capacité enzymatique hépatique. La demi-vie dâÂÂélimination varie de 2 à3 heures pour de faibles doses jusquâÂÂà15 heures pour des doses élevées. LâÂÂacide salicylique et ses métabolites sont excrétés principalement par voie rénale. Les données pharmacocinétiques disponibles de lâÂÂacide acétylsalicylique nâÂÂindiquent pas de différence cliniquement significative pour une posologie comprise entre 100 mg à500 mg.
5.3. Données de sécurité préclinique  
Dans des études chez lâÂÂanimal, les salicylates ont causé des atteintes rénales àdoses élevées mais pas dâÂÂautres lésions organiques.
La mutagénicité de lâÂÂacide acétylsalicylique a été largement étudiée in vitro et in vivo. Un potentiel mutagène nâÂÂa pas été trouvé. Il en est de même pour les études de carcinogénicité.
Les salicylates ont montré des effets tératogènes dans des études chez lâÂÂanimal et sur différentes espèces. Des troubles de lâÂÂimplantation, des effets embryo et foetotoxiques et des troubles de lâÂÂapprentissage chez la progéniture après une exposition prénatale ont été décrits.
Amidon de maïs, poudre de cellulose.
Pelliculage : copolymère dâÂÂacide méthacrylique et dâÂÂacrylate dâÂÂéthyle 1:1, polysorbate 80, laurylsulfate de sodium, talc, citrate de triéthyle.
6.3. Durée de conservation  
5 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation  
A conserver àune température ne dépassant pas +25ðC.
A conserver dans lâÂÂemballage dâÂÂorigine, àlâÂÂabri de lâÂÂhumidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   
30, 50 ou 90 comprimés sous plaquettes (Polypropylène/Aluminium).
30, 50 ou 90 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières dâÂÂélimination et de manipulation  
Pas dâÂÂexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
220, AVENUE DE LA RECHERCHE
59120 LOOS
8. NUMERO(S) DâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
÷ 34009 269 399 3 9 : 30 comprimés sous plaquettes (Polypropylène/Aluminium)
÷ 34009 269 400 1 0 : 50 comprimés sous plaquettes (Polypropylène/Aluminium)
÷ 34009 269 401 8 8 : 90 comprimés sous plaquettes (Polypropylène/Aluminium)
÷ 34009 302 300 0 8: 30 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
÷ 34009 302 300 1 5 : 50 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
÷ 34009 302 300 2 2: 90 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LâÂÂAUTORISATION  
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTEÂ Â 
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUESÂ Â 
Médicament non soumis àprescription médicale.