ANSM - Mis ÃÂ jour le : 25/11/2020
1. DENOMINATION DU MEDICAMENTÂ Â 
ESOMEPRAZOLE BIOGARAN CONSEIL 20 mg, gélule gastrorésistante
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVEÂ Â 
Excipient : saccharose (8,05 mg par gélule), parahydroxybenzoate de méthyle (E218), parahydroxybenzoate de propyle (E216), benzoate de sodium.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par gélule, câÂÂest-à-dire quâÂÂil est essentiellement ë sans sodium û.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Gélule gastrorésistante.
Gélule avec une tête jaune opaque et un corps blanc opaque avec une impression en noir ë 20 mg û sur la tête et le corps. La gélule contient des microgranules sphériques blanc cassé àgrisâtre.
4.1. Indications thérapeutiques  
ESOMEPRAZOLE BIOGARAN CONSEIL est indiqué dans le traitement àcourt terme des symptômes du reflux gastro-à Âsophagien (par exemple pyrosis et régurgitation acide) chez lâÂÂadulte.
4.2. Posologie et mode d'administration  
La dose recommandée est de 20 mg dâÂÂésoméprazole (une gélule) par jour.
La prise des gélules pendant 2 ou 3 jours consécutifs peut être nécessaire pour obtenir une amélioration des symptômes. La durée du traitement peut aller jusquâÂÂà2 semaines. Une fois les symptômes disparus, le traitement doit être arrêté.
En cas de persistance des symptômes après 2 semaines de traitement continu, il doit être conseillé au patient de consulter un médecin
Populations spécifiques
Patients présentant une insuffisance rénale
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale. Les patients présentant une insuffisance rénale sévère doivent être traités avec précaution en raison de lâÂÂexpérience limitée chez ces patients (voir rubrique 5.2).
Patients présentant une insuffisance hépatique
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère àmodérée. Cependant, les patients présentant une insuffisance hépatique sévère doivent être conseillés par un médecin avant de prendre ESOMEPRAZOLE BIOGARAN CONSEIL (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Personnes âgées (> 65 ans)
Aucune adaptation posologique nâÂÂest nécessaire chez le sujet âgé.
Population pédiatrique
Il nâÂÂy a pas dâÂÂutilisation justifiée de ESOMEPRAZOLE BIOGARAN CONSEIL dans la population pédiatrique de moins de 18 ans dans lâÂÂindication ë traitement àcourt terme des symptômes du reflux gastro-à Âsophagien (par exemple pyrosis et régurgitation acide) û.
Mode dâÂÂadministration
Les gélules doivent être avalées entières avec un verre dâÂÂeau. Les gélules ne doivent pas être mâchées ni croquées.
Chez les patients ayant des difficultés de déglutition :
Les gélules peuvent être aussi ouvertes et leur contenu dispersé dans un demi-verre dâÂÂeau non gazeuse. Aucun autre liquide ne doit être utilisé car lâÂÂenrobage entérique peut être dissous. Remuer et boire le liquide avec les granules immédiatement ou dans les 30 minutes. Rincer le verre avec un demi-verre d'eau et le boire. Les granules gastro-résistants ne doivent pas être croqués.
L'ésoméprazole ne doit pas être utilisé de façon concomitante avec le nelfinavir (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  
Il est conseillé aux patients de prendre un avis médical en cas de :
÷ perte de poids significative et non intentionnelle, vomissements répétés, dysphagie, hématémèse ou méléna et en cas de suspicion ou de présence d'un ulcère gastrique, l'éventualité d'une malignité doit être exclue car un traitement avec l'ésoméprazole peut atténuer les symptômes et retarder le diagnostic.
÷ Antécédents dâÂÂulcère gastrique ou de chirurgie digestive.
÷ Traitement symptomatique continu contre lâÂÂindigestion ou les brûlures dâÂÂestomac depuis 4 semaines ou plus.
÷ Jaunisse ou maladie hépatique grave.
÷ Apparition de nouveaux symptômes ou de modification récente des symptômes chez des patients âgés de plus de 55 ans.
Les patients souffrant de troubles persistants et récidivants de type digestion difficile (dyspepsie) ou brûlure dâÂÂestomac (pyrosis) doivent régulièrement consulter leur médecin.
Les patients âgés de plus de 55 ans prenant quotidiennement des médicaments non soumis àprescription en raison dâÂÂune digestion difficile ou de brûlures dâÂÂestomac doivent en informer leur médecin ou leur pharmacien.
Les patients ne doivent pas prendre ESOMEPRAZOLE BIOGARAN CONSEIL comme médicament préventif au long cours.
Un traitement par des inhibiteurs de la pompe àprotons (IPPs) peut conduire àune légère augmentation du risque d'infections gastro-intestinales, notamment àSalmonella et Campylobacter, et éventuellement àClostridium difficile chez des patients hospitalisés (voir rubrique 5.1).
Les patients doivent consulter leur médecin avant de prendre ce médicament si une endoscopie ou un test respiratoire àlâÂÂurée sont prévus.
Association avec dâÂÂautres médicaments
L'association de l'ésoméprazole avec l'atazanavir n'est pas recommandée (voir rubrique 4.5). Si l'association de l'atazanavir avec un inhibiteur de la pompe àprotons est jugée indispensable, une surveillance clinique étroite est recommandée associée àune augmentation de la dose d'atazanavir à400 mg avec 100 mg de ritonavir ; une dose maximale de 20 mg d'ésoméprazole ne doit pas être dépassée.
L'ésoméprazole est un inhibiteur du CYP2C19. Au début ou àla fin d'un traitement avec l'ésoméprazole, le risque d'interactions avec les médicaments métabolisés par le CYP2C19 doit être envisagé. Une interaction entre le clopidogrel et l'ésoméprazole a été observée (voir rubrique 4.5). La pertinence clinique de cette interaction est incertaine. L'utilisation concomitante d'ésoméprazole et de clopidogrel doit être déconseillée.
Les patients ne doivent pas prendre un autre IPP ou anti-H2 de manière concomitante.
Lupus érythémateux cutané subaigu (LECS)
Les inhibiteurs de la pompe àprotons sont associés àdes cas très peu fréquents de LECS. Si des lésions se développent, notamment sur les zones cutanées exposées au soleil, et si elles s'accompagnent d'arthralgie, le patient doit consulter un médecin rapidement et le professionnel de santé doit envisager d'arrêter lâÂÂésoméprazole. La survenue dâÂÂun LECS après traitement par un inhibiteur de la pompe àprotons peut augmenter le risque de LECS avec d'autres inhibiteurs de la pompe àprotons.
Interférence avec les tests de laboratoire
Une augmentation de la concentration en Chromogranine A (CgA) peut interférer lors des tests réalisés pour des tumeurs neuroendocrines. Pour éviter cette interférence, le traitement avec lâÂÂésoméprazole doit être arrêté pendant au moins 5 jours avant le dosage de la CgA (voir rubrique 5.1). Si les taux de CgA et gastrine ne sont pas normalisés après la mesure initiale, les mesures doivent être répétées 14 jours après l'arrêt du traitement par inhibiteur de pompe àprotons.
Excipients
Ce médicament contient du saccharose. Les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies métaboliques rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient des parahydroxybenzoates de méthyle et de propyle et peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées).
Ce médicament contient 1,85 õg de sel de benzoate par gélule. Le sel de benzoate peut accroître le risque dâÂÂictère (jaunissement de la peau et des yeux) chez les nouveau-nés (jusquâÂÂà4 semaines).
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par gélule, câÂÂest-à-dire quâÂÂil est essentiellement ë sans sodium û.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  
Les études dâÂÂinteractions ont été réalisées chez lâÂÂadulte uniquement.
Effets de l'ésoméprazole sur la pharmacocinétique des autres médicaments
Comme lâÂÂésoméprazole est un énantiomère de lâÂÂoméprazole, les interactions rapportées avec lâÂÂoméprazole sont àprendre en considération.
Inhibiteurs de protéase
Des interactions entre l'oméprazole et certains inhibiteurs de protéases ont été rapportées. L'importance clinique et le mécanisme de ces interactions ne sont pas toujours connus. L'augmentation du pH gastrique lors dâÂÂun traitement par oméprazole peut modifier l'absorption des inhibiteurs de protéases. Il existe d'autres mécanismes d'interactions qui se font via lâÂÂinhibition du CYP2C19.
Pour l'atazanavir et le nelfinavir, une diminution des concentrations plasmatiques a été rapportée lorsquâÂÂils sont associés àl'oméprazole ; l'administration concomitante d'oméprazole et de ces médicaments n'est donc pas recommandée. LâÂÂoméprazole (40 mg en une prise par jour) administré en association avec lâÂÂatazanavir 300 mg associé au ritonavir 100 mg, chez des volontaires sains, a entraîné une diminution substantielle des concentrations plasmatiques dâÂÂatazanavir (approximativement une diminution de 75 % de lâÂÂASC, de la Cmax et de la Cmin). LâÂÂaugmentation de la posologie de lâÂÂatazanavir à400 mg nâÂÂa pas compensé lâÂÂeffet de lâÂÂoméprazole sur les concentrations plasmatiques de lâÂÂatazanavir. LâÂÂassociation dâÂÂoméprazole (20 mg une fois par jour) avec lâÂÂatazanavir 400 mg / ritonavir 100 mg chez des volontaires sains a diminué approximativement de 30% lâÂÂexposition àlâÂÂatazanavir en comparaison àlâÂÂexposition observée avec lâÂÂatazanavir 300 mg / ritonavir 100 mg une fois par jour administré seul. LâÂÂassociation dâÂÂoméprazole (40 mg une fois par jour) a diminué de 36 à39% les moyennes de lâÂÂASC, de la Cmax et de la Cmin du nelfinavir et de 75 à92% les moyennes de lâÂÂASC, de la Cmax et de la Cmin de son métabolite pharmacologiquement actif M8. Du fait de la similarité des effets pharmacodynamiques et des propriétés pharmacocinétiques de lâÂÂoméprazole et de lâÂÂésoméprazole, une administration concomitante dâÂÂésoméprazole et dâÂÂatazanavir nâÂÂest pas recommandée (voir rubrique 4.4) et une administration concomitante dâÂÂésoméprazole et de nelfinavir est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
Pour le saquinavir (en association avec le ritonavir), une augmentation de la concentration plasmatique (de 80 à100%) a été rapportée lors dâÂÂun traitement concomitant avec lâÂÂoméprazole (40 mg une fois par jour). Un traitement avec lâÂÂoméprazole 20 mg une fois par jour nâÂÂa pas modifié lâÂÂexposition au darunavir (associé au ritonavir), ni celle àlâÂÂamprénavir (associé au ritonavir).
Un traitement avec lâÂÂésoméprazole 20 mg une fois par jour nâÂÂa pas modifié lâÂÂexposition àlâÂÂamprénavir (associé ou non au ritonavir). Un traitement avec lâÂÂoméprazole 40 mg une fois par jour nâÂÂa pas modifié lâÂÂexposition au lopinavir (associé au ritonavir).
Méthotrexate
Une augmentation des concentrations de méthotrexate a été observée chez certains patients en cas dâÂÂadministration concomitante de méthotrexate avec les inhibiteurs de la pompe àprotons (IPP). Lors de l'administration de fortes doses de méthotrexate, un arrêt provisoire du traitement par ésoméprazole peut être nécessaire.
Tacrolimus
Une augmentation des concentrations sériques du tacrolimus a été rapportée en cas dâÂÂadministration concomitante de tacrolimus et dâÂÂésoméprazole. Une surveillance renforcée des concentrations du tacrolimus et de la fonction rénale (clairance de la créatinine) doit être effectuée, et la dose du tacrolimus doit être adaptée si besoin.
Médicaments dont l'absorption est dépendante du pH
LâÂÂinhibition de l'acide gastrique au cours dâÂÂun traitement avec l'ésoméprazole et dâÂÂautres IPPs pourrait diminuer ou augmenter l'absorption de médicaments si celle-ci est dépendante du pH gastrique. LâÂÂabsorption de médicaments pris par voie orale tels que le kétoconazole, lâÂÂitraconazole et lâÂÂerlotinib peut diminuer pendant le traitement par lâÂÂésoméprazole et lâÂÂabsorption de la digoxine peut augmenter pendant le traitement par lâÂÂésoméprazole.
Un traitement concomitant avec de lâÂÂoméprazole (20 mg par jour) et de la digoxine chez des sujets sains a augmenté la biodisponibilité de la digoxine de 10 % (jusquâÂÂà30 % chez deux des dix sujets). Une toxicité de la digoxine a rarement été rapportée. Cependant une attention particulière doit être portée lorsque lâÂÂésoméprazole est donné àfortes doses chez des patients âgés. La surveillance du traitement par la digoxine doit dès lors être renforcée.
Médicaments métabolisés par le CYP2C19
L'ésoméprazole inhibe le CYP2C19, principale enzyme de métabolisation de l'ésoméprazole. De ce fait, lors d'une administration concomitante avec des médicaments métabolisés par le CYP2C19, tels que la warfarine, la phénytoïne, le citalopram, l'imipramine, la clomipramine, le diazépam, etc., les concentrations plasmatiques de ces médicaments peuvent être augmentées et une réduction des doses peut être nécessaire. Dans le cas du clopidogrel, prodrogue transformée en son métabolite actif via le CYP2C19, les concentrations plasmatiques du métabolite actif peuvent être diminuées.
Warfarine
Un essai clinique a montré que lors de l'administration concomitante de 40 mg d'ésoméprazole chez les patients traités par warfarine, les temps de coagulation restent dans les valeurs normales. Cependant depuis la mise sur le marché, quelques cas isolés d'élévation de l'INR cliniquement significatifs ont été rapportés lors d'un traitement concomitant. Une surveillance est recommandée àl'initiation et àla fin du traitement concomitant de l'ésoméprazole avec la warfarine ou d'autres dérivés coumariniques.
Clopidogrel
Les résultats des études chez les sujets sains ont montré une interaction pharmacocinétique (PK) / pharmacodynamique (PD) entre le clopidogrel (dose de charge de 300 mg suivie de 75 mg par jour en dose dâÂÂentretien) et lâÂÂésoméprazole (40 mg par jour par voie orale), entraînant une diminution de lâÂÂexposition au métabolite actif du clopidogrel de 40% en moyenne et une diminution de lâÂÂinhibition maximale de lâÂÂagrégation plaquettaire (induite par lâÂÂADP) de 14 % en moyenne.
Dans une étude chez des sujets sains, une diminution de lâÂÂexposition dâÂÂenviron 40 % du métabolite actif du clopidogrel a été observée lors de la prise dâÂÂune association fixe dâÂÂésoméprazole 20 mg et dâÂÂacide acétylsalicylique (AAS) 81 mg avec du clopidogrel en comparaison avec le clopidogrel seul. Cependant les niveaux maxima dâÂÂinhibition de lâÂÂagrégation plaquettaire (induite par lâÂÂADP) chez ces patients étaient identiques dans les deux groupes.
Des données contradictoires sur les conséquences cliniques de cette interaction PK/PD en termes de survenue dâÂÂévènements cardiovasculaires majeurs ont été rapportées dans des études observationnelles et cliniques. Par précaution, lâÂÂutilisation concomitante de lâÂÂésoméprazole et de clopidogrel doit être déconseillée.
Phénytoïne
L'administration concomitante de 40 mg d'ésoméprazole conduit àune augmentation de 13 % des concentrations plasmatiques de phénytoïne chez les patients épileptiques. Il est recommandé de surveiller les concentrations plasmatiques de la phénytoïne lors de la mise en à Âuvre ou àl'arrêt du traitement avec l'ésoméprazole.
Voriconazole
L'oméprazole (àla dose de 40 mg en une prise par jour) a entraîné une augmentation des concentrations plasmatiques du voriconazole (un substrat du CYP2C19), avec la Cmax et ASCàaugmentés respectivement de 15 et 41 %.
Cilostazol
Comme lâÂÂoméprazole, lâÂÂésoméprazole est un inhibiteur du CYP2C19. Dans une étude en cross over, lâÂÂoméprazole, administré àla dose de 40 mg àdes sujets sains a augmenté la Cmax et lâÂÂASC du cilostazol de 18 et 26 % respectivement, et de lâÂÂun de ses métabolites actifs de 29 et 69 % respectivement.
Cisapride
Chez les volontaires sains, l'administration concomitante de 40 mg d'ésoméprazole a entraîné une augmentation de 32 % de l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques (ASC) et àune prolongation de 31 % de la demi-vie d'élimination (t1/2) sans augmentation significative du pic plasmatique du cisapride. La légère prolongation de l'intervalle QTc observée après administration du cisapride seul n'est pas majorée lors de l'administration concomitante du cisapride avec l'ésoméprazole
Diazépam
Une administration concomitante de 30 mg d'ésoméprazole a entraîné une diminution de 45 % de la clairance du métabolite du diazépam, métabolisé par le CYP2C19.
Médicaments sans interaction cliniquement significative
Amoxicilline et quinidine
L'ésoméprazole n'a pas montré d'effet cliniquement significatif sur la pharmacocinétique de l'amoxicilline et de la quinidine.
Naproxène ou rofécoxib
Des études àcourt terme évaluant l'administration concomitante d'ésoméprazole avec du naproxène ou du rofécoxib n'ont pas montré d'interaction pharmacocinétique cliniquement significative.
Effets des autres médicaments sur la pharmacocinétique de l'ésoméprazole
Médicaments qui inhibent le CYP2C19 et/ou le CYP3A4
L'ésoméprazole est métabolisé par le CYP2C19 et le CYP3A4. L'administration concomitante d'ésoméprazole avec un inhibiteur du CYP3A4, la clarithromycine (500 mg deux fois par jour) conduit àun doublement de l'exposition (ASC) àl'ésoméprazole. L'administration concomitante d'ésoméprazole et d'un inhibiteur combiné du CYP2C19 et du CYP3A4, peut entraîner une augmentation de plus du double de lâÂÂexposition àl'ésoméprazole.
Le voriconazole, inhibiteur des CYP2C19 et CYP3A4 a entraîné une augmentation de l'ASCàde l'oméprazole de 280 %.
Un ajustement systématique de la dose de l'ésoméprazole n'est pas nécessaire dans l'une ou l'autre de ces situations. Cependant, un ajustement de la dose doit être envisagé chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère, et si un traitement au long cours est indiqué.
Médicaments qui induisent le CYP2C19 et/ou le CYP3A4
Des médicaments connus pour induire le CYP2C19 ou le CYP3A4 ou les deux (comme la rifampicine et le millepertuis (Hypericum perforatum) peuvent conduire àune diminution des taux sériques dâÂÂésoméprazole par augmentation du métabolisme de lâÂÂésoméprazole.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  
Grossesse
Un nombre modéré de données chez la femme enceinte (entre 300 et 1000 résultats de grossesse) n'a mis en évidence aucun effet malformatif ni toxique pour le fà Âtus ou le nouveau-né avec lâÂÂésoméprazole. Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence dâÂÂeffets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Par mesure de précaution, il est préférable dâÂÂéviter lâÂÂutilisation de lâÂÂésoméprazole pendant la grossesse.
On ne sait pas si l'ésoméprazole/métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Il nâÂÂexiste pas de données suffisantes sur les effets de lâÂÂésoméprazole chez les nouveau-nés/nourrissons. LâÂÂésoméprazole ne doit pas être utilisé au cours de l'allaitement.
Fertilité
Les études effectuées chez lâÂÂanimal avec le mélange racémique dâÂÂoméprazole, administré par voie orale, nâÂÂindiquent pas dâÂÂeffet sur la fertilité.
4.7. Effets sur l'aptitude àconduire des véhicules et àutiliser des machines  
4.8. Effets indésirables  
Résumé du profil de sécurité dâÂÂemploi
Maux de tête, douleur abdominale, diarrhées et nausées font partie des effets indésirables qui ont été le plus fréquemment rapportés lors des études cliniques (et également lors de lâÂÂutilisation après commercialisation). De plus, le profil de sécurité dâÂÂemploi est similaire pour les différentes formulations, les indications de traitement, les groupes d'âges et les populations de patients. Aucun effet indésirable lié àla dose nâÂÂa été identifié.
Résumé tabulé des effets indésirables
Les effets indésirables suivants ont été rapportés ou suspectés au cours des essais cliniques de l'ésoméprazole et depuis sa mise sur le marché. Les effets indésirables sont classés par fréquence selon la convention MedDRA : très fréquent > 1/10 ; fréquent âÂÂ¥ 1/100 ÃÂ
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Classes de Systèmes dâÂÂOrganes |
Fréquence |
Effet indésirable |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Rare |
Leucopénie, thrombocytopénie |
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Très rare |
Agranulocytose, pancytopénie |
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Affections du système immunitaire |
Rare |
Réactions d'hypersensibilité telles que fièvre, angio-à Âdème, réaction/choc anaphylactique |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Peu fréquent |
à Âdème périphérique |
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Rare |
Hyponatrémie |
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Fréquence indéterminée |
Hypomagnésémie, une hypomagnésémie sévère peut être associée àune hypocalcémie ; une hypomagnésémie peut aussi entraîner une hypokaliémie. |
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Affections psychiatriques |
Peu fréquent |
Insomnie |
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Rare |
Agitation, confusion, dépression |
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Très rare |
Agressivité, hallucinations |
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Affections du système nerveux |
Fréquent |
Céphalées |
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Peu fréquent |
Etourdissements, paresthésies, somnolence |
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Rare |
Troubles du goût |
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Affections oculaires |
Rare |
Vision trouble |
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Affections de l'oreille et du labyrinthe |
Peu fréquent |
Vertiges |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Rare |
Bronchospasme |
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Affections gastro-intestinales |
Fréquent |
Douleurs abdominales, constipation, diarrhée, flatulence, nausées / vomissements, polypes des glandes fundiques (bénins) |
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Peu fréquent |
Sécheresse buccale |
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Rare |
Stomatite, candidose gastro-intestinale |
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Fréquence indéterminée |
Colite microscopique |
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Affections hépatobiliaires |
Peu fréquent |
Augmentation des enzymes hépatiques |
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Rare |
Hépatite avec ou sans ictère |
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Très rare |
Insuffisance hépatique, encéphalopathie chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère préexistante |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Peu fréquent |
Dermatite, prurit, rash, urticaire |
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Rare |
Alopécie, photosensibilisation |
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Très rare |
Erythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) |
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Fréquence indéterminée |
Lupus érythémateux cutané subaigu (voir rubrique 4.4) |
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Affections musculosquelettiques et systémiques |
Peu fréquent |
Fracture de la hanche, du poignet ou des vertèbres (en cas dâÂÂutilisation au long cours) |
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Rare |
Arthralgie, myalgie |
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Très rare |
Faiblesse musculaire |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Très rare |
Néphrite interstitielle ; chez quelques patients, une insuffisance rénale a été rapportée de façon concomitante |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Très rare |
Gynécomastie |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Rare |
Malaise, augmentation de la sudation |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Des doses uniques de 80 mg par jour ont été bien tolérées. Il n'existe pas d'antidote spécifique connu. L'ésoméprazole est fortement lié aux protéines plasmatiques et donc n'est pas aisément dialysable. En cas de surdosage, un traitement symptomatique approprié doit être instauré.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUESÂ Â 
5.1. Propriétés pharmacodynamiques  
Classe pharmacothérapeutique : Inhibiteur de la pompe àprotons, code ATC : A02BC05.
L'ésoméprazole est l'isomère S de l'oméprazole et diminue la sécrétion gastrique acide par un mécanisme d'action spécifiquement ciblé. C'est un inhibiteur spécifique de la pompe àprotons au niveau de la cellule pariétale. Les deux isomères R et S de l'oméprazole ont une activité pharmacodynamique similaire.
Mécanisme d'action
L'ésoméprazole est une base faible. Il est concentré et converti en forme active dans l'environnement acide des canalicules sécrétoires de la cellule pariétale, où il inhibe l'enzyme H+K+-ATPase (la pompe àprotons), la sécrétion acide basale et la sécrétion acide stimulée.
Effets pharmacodynamiques
Après une prise orale de 20 et 40 mg d'ésoméprazole, l'effet survient dans un délai d'une heure. Après administrations répétées de 20 mg d'ésoméprazole en une prise par jour pendant 5 jours, le pic moyen dâÂÂacide obtenu après stimulation par la pentagastrine diminue de 90 % au 5ème jour, 6 à7 heures après la prise.
Après 5 jours de prises orales de 20 mg et 40 mg d'ésoméprazole, un pH intragastrique supérieur à4 était maintenu respectivement pendant en moyenne 13 heures et 17 heures sur 24 heures chez les patients souffrant de reflux gastro-à Âsophagien (RGO) symptomatique . Les pourcentages de patients dont le pH intragastrique sâÂÂest maintenu au-dessus de 4, pendant au moins 8, 12 et 16 heures après une prise de 20 mg dâÂÂésoméprazole sont respectivement de 76 %, 54 % et 24 %. Avec une dose de 40 mg, les pourcentages correspondants étaient de 97 %, 92 % et 56 %.
En utilisant l'aire sous la courbe, comme paramètre reflétant la concentration plasmatique, une relation entre l'inhibition de la sécrétion acide et lâÂÂexposition a été démontrée.
Au cours du traitement par les médicaments antisécrétoires, la concentration de gastrine dans le sérum augmente en réponse àla réduction de la sécrétion gastrique acide. Aussi la CgA augmente àcause de la diminution de lâÂÂacidité gastrique. Le taux de CgA augmenté peut interférer avec les recherches diagnostiques de tumeurs neuroendocrines.
Des données publiées disponibles suggèrent que les inhibiteurs de la pompe àprotons doivent être arrêtés entre 5 jours et 2 semaines avant les mesures de la CgA, ceci afin de permettre aux taux de CgA qui pourraient être faussement élevés après un traitement par IPP de revenir aux valeurs de référence.
Une augmentation du nombre de cellules ECL en relation possible avec l'augmentation des concentrations sériques de la gastrine a été observée chez certains patients traités au long cours avec l'ésoméprazole.
La diminution de l'acidité gastrique, quelle qu'en soit la cause notamment celle induite par les inhibiteurs de la pompe àprotons (IPP), augmente dans lâÂÂestomac le nombre de bactéries que lâÂÂon trouve normalement dans le tube digestif. Le traitement par IPPs pourrait augmenter légèrement le risque d'infections gastro-intestinales dues àdes germes tels que par Salmonella et Campylobacter et éventuellement par Clostridium difficile chez des patients hospitalisés.
Efficacité clinique
Il a été démontré que l'ésoméprazole 20 mg, traite efficacement les brûlures d'estomac fréquentes chez les sujets recevant une dose par 24 heures pendant 2 semaines. Dans deux études pivots multicentriques, randomisées, en double aveugle, contrôlées versus placebo, 234 sujets ayant des antécédents récents de brûlures d'estomac fréquentes ont été traités avec 20 mg d'ésoméprazole pendant 4 semaines. Les symptômes associés au reflux acide (tels que les brûlures d'estomac et les régurgitations acides) ont été évalués rétrospectivement sur une période de 24 heures. Dans les deux études, l'ésoméprazole 20 mg a été significativement plus efficace que le placebo sur le critère principal, la résolution complète des brûlures d'estomac définie par l'absence de brûlures d'estomac au cours des 7 jours précédant la visite finale (33,9% - 41,6% vs 11,9% - 13,7% pour le placebo (p
Les autres critères secondaires étaient concordants avec le critère principal, y compris le soulagement des brûlures dâÂÂestomac aux semaines 1 et 2, le pourcentage de journées de 24 heures sans brûlures d'estomac aux semaines 1 et 2, la sévérité moyenne des brûlures d'estomac aux semaines 1 et 2 et le temps d'obtention de la première résolution et de la résolution durable des brûlures d'estomac sur une période de 24 heures et pendant la nuit, en comparaison avec le placebo. Environ 78% des sujets recevant 20 mg d'ésoméprazole ont rapporté une première résolution des brûlures d'estomac pendant la première semaine de traitement contre 52% à58% des sujets sous placebo. Le temps d'obtention d'une résolution durable des brûlures d'estomac, définie par 7 journées consécutives sans brûlure d'estomac depuis la première constatation des brûlures d'estomac, était significativement plus court dans le groupe recevant 20 mg d'ésoméprazole (39,7% - 48,7% au jour 14 vs 11,0% - 20,2% sous placebo). Le temps médian d'obtention de la première résolution des brûlures d'estomac nocturnes était de 1 jour, cette valeur était statistiquement significative par rapport au placebo dans une étude (p = 0,048) et proche de la signification dans l'autre (p = 0,069). Environ 80% des nuits étaient sans brûlures d'estomac pendant toutes les périodes et 90% des nuits étaient sans brûlures d'estomac la deuxième semaine de chaque étude clinique, contre 72,4% à78,3% pour le placebo. L'évaluation de la résolution des brûlures d'estomac par les investigateurs concordait avec celle des sujets, avec des différences statistiquement significatives entre l'ésoméprazole (34,7% - 41,8%) et le placebo (8,0% - 11,4%). Les investigateurs ont également établi que l'ésoméprazole était significativement plus efficace que le placebo pour résoudre les régurgitations acides (58,5% - 63,6% vs 28,3% - 37,4% pour le placebo) pendant l'évaluation sur 2 semaines.
Suite àl'évaluation thérapeutique globale des patients àla semaine 2, 78,0% - 80,7% des patients recevant l'ésoméprazole 20 mg, contre 72,4% - 78,3% des patients sous placebo, ont déclaré que leur état de santé était amélioré. La majorité d'entre eux ont estimé l'importance de ce changement de Important àExtrêmement Important dans la réalisation de leurs activités de la vie quotidienne (79% - 86% àla semaine 2).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques  
Absorption
L'ésoméprazole est instable en milieu acide. Il s'administre par voie orale sous forme de granules gastrorésistants. In vivo, la conversion en isomère R est négligeable. L'absorption de l'ésoméprazole est rapide, avec un pic plasmatique survenant environ 1 à2 heures après la prise. La biodisponibilité absolue est de 64 % après administration unique de 40 mg et augmente à89 % après administrations répétées d'une prise par jour. Les valeurs correspondantes pour 20 mg d'ésoméprazole sont 50 % et 68 % respectivement.
La prise d'aliments retarde et diminue l'absorption de l'ésoméprazole bien que cela n'ait pas d'influence significative sur l'effet antisécrétoire de l'ésoméprazole.
Distribution
Le volume de distribution apparent àl'état d'équilibre chez le sujet sain est d'environ 0,22 l/kg. La liaison de l'ésoméprazole aux protéines plasmatiques est de 97 %.
Biotransformation
L'ésoméprazole est totalement métabolisé par le cytochrome P450 (CYP). La majeure partie de son métabolisme est dépendante de l'enzyme polymorphe CYP2C19, responsable de la formation des métabolites hydroxy et déméthyl de l'ésoméprazole. La partie restante est dépendante d'un autre isoenzyme spécifique, le CYP3A4, responsable de la formation du sulfone ésoméprazole, principal métabolite plasmatique.
ÃÂlimination
Les paramètres ci-dessous reflètent principalement le profil pharmacocinétique chez les individus ayant un enzyme CYP2C19 fonctionnel ou métaboliseurs rapides.
La clairance plasmatique totale est d'environ 17 l/h après une dose unique et d'environ 9 l/h après administrations répétées. La demi-vie d'élimination plasmatique est d'environ 1,3 heures après administrations répétées d'une prise par jour.
LâÂÂésoméprazole est totalement éliminé du plasma entre deux administrations sans tendance àlâÂÂaccumulation lors dâÂÂune prise par jour. Les principaux métabolites de l'ésoméprazole n'ont pas d'effet sur la sécrétion gastrique acide. Environ 80 % d'une dose d'ésoméprazole administré par voie orale sont éliminés sous forme de métabolites dans les urines, le reste étant retrouvé dans les fèces. Moins de 1 % de la molécule mère est retrouvé dans les urines.
Linéarité/non-linéarité
La pharmacocinétique de l'ésoméprazole a été étudiée pour des doses allant jusqu'à40 mg deux fois par jour. L'aire sous la courbe (ASC) des concentrations plasmatiques en fonction du temps augmente avec des administrations répétées d'ésoméprazole. Cette augmentation est dose-dépendante et résulte en une augmentation supérieure àla dose-proportionnalité de l'aire sous la courbe après administrations répétées. Cet effet temps et dose-dépendant est dû àune diminution du métabolisme de premier passage et de la clairance systémique probablement causée par une inhibition de l'enzyme CYP2C19 par l'ésoméprazole et/ou son métabolite sulfone.
Populations spécifiques
Métaboliseurs lents
Environ 2,9 ñ 1,5 % de la population sont déficients en enzyme fonctionnel CYP2C19 et sont appelés "métaboliseurs lents". Chez ces individus, le métabolisme de l'ésoméprazole est probablement principalement catalysé par le CYP3A4. Après administrations répétées d'une prise par jour de 40 mg d'ésoméprazole, la moyenne de l'aire sous la courbe (ASC) des concentrations plasmatiques en fonction du temps est environ 100 % plus élevée chez les métaboliseurs lents que chez les sujets ayant un enzyme CYP2C19 fonctionnel (métaboliseurs rapides). Le pic plasmatique est augmenté d'environ 60 %.
Ces observations n'ont pas de conséquence sur la posologie de l'ésoméprazole.
Sexe
Après 'une dose unique de 40 mg d'ésoméprazole, la moyenne de l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques en fonction du temps est d'environ 30 % supérieure chez la femme que chez l'homme. Aucune différence entre les sexes n'a été observée après administrations répétées quotidiennes d'ésoméprazole. Ces observations n'ont aucune influence sur la posologie de l'ésoméprazole.
Insuffisance hépatique
Le métabolisme de l'ésoméprazole chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère àmodérée peut être altéré. Le taux de métabolisation est diminué chez les patients atteints d'insuffisance hépatique sévère, résultant en un doublement de l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques de l'ésoméprazole. Par conséquent, une dose maximale de 20 mg ne doit pas être dépassée chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère. L'ésoméprazole et ses principaux métabolites ne montrent pas de tendance àl'accumulation avec une seule prise par jour.
Insuffisance rénale
Aucune étude n'a été réalisée chez les patients ayant une fonction rénale altérée. Comme le rein est responsable de l'élimination des métabolites de l'ésoméprazole mais pas de l'élimination de la molécule mère, le métabolisme de l'ésoméprazole n'est pas modifié chez les patients avec insuffisance rénale.
Personnes âgées (> 65 ans)
Le métabolisme de l'ésoméprazole n'est pas significativement modifié chez le sujet âgé (71-80 ans).
5.3. Données de sécurité préclinique  
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie, de sécurité, de toxicologie par administration répétée, de génotoxicité, de potentiel carcinogène, de toxicité sur la reproduction et sur le développement n'ont pas révélé de risque particulier chez l'homme. Les effets indésirables suivants nâÂÂont pas été observés dans les études cliniques, mais ont été constatés chez des animaux soumis àdes niveaux dâÂÂexposition semblables àceux utilisés pour lâÂÂhomme et pourraient avoir une signification clinique.
Les études de carcinogénèse chez le rat avec le mélange racémique ont montré une hyperplasie des cellules ECL gastriques et des tumeurs carcinoïdes. Chez le rat, ces modifications gastriques sont le résultat d'une hypergastrinémie prolongée et importante, secondaire àla réduction de la sécrétion gastrique acide et sont observées chez le rat lors de traitement au long cours avec des inhibiteurs de la sécrétion gastrique acide.
Sphères de sucre (saccharose, amidon de maïs)
Hypromellose
Diméticone émulsion 35 % (diméticone, parahydroxybenzoate de propyle (E216), parahydroxybenzoate de méthyle (E218), acide sorbique, benzoate de sodium, monolaurate de sorbitan de polyéthylène glycol, octylphénoxy-polyéthoxy-éthanol et propylène glycol)
Polysorbate 80
Mannitol
Monoglycérides diacétylés
Talc
Dispersion à30 % de copolymère d'acide méthacrylique et d'acrylate d'éthyle (1:1) (copolymère d'acide méthacrylique et d'acrylate d'éthyle, laurilsulfate de sodium et polysorbate 80)
Citrate de triéthyle
Macrogolglycérides stéariques
Enveloppe de la gélule
Oxyde de fer noir (E172)
Gomme laque
Oxyde de fer jaune (E172)
Dioxyde de titane (E171)
Gélatine
6.3. Durée de conservation  
6.4. Précautions particulières de conservation  
A conserver àune température ne dépassant pas 25ðC.
A conserver dans l'emballage extérieur d'origine, àl'abri de l'humidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   
Plaquette (Polyamide-Aluminium-PVC/Aluminium) :
Boîtes de 7 ou 14gélules
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières dâÂÂélimination et de manipulation  
Pas d'exigences particulières.
7. TITULAIRE DE LâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
15 Boulevard Charles de Gaulle
92700 COLOMBES
8. NUMERO(S) DâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
÷ 34009 220 366 4 9 : 14 gélules gastrorésistantes sous plaquettes (Polyamide - Aluminium - PVC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LâÂÂAUTORISATION  
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTEÂ Â 
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUESÂ Â 
Médicament non soumis àprescription médicale.