ANSM - Mis ÃÂ jour le : 18/03/2022
1. DENOMINATION DU MEDICAMENTÂ Â 
ESOMEPRAZOLE VIATRIS CONSEIL 20 mg, gélule gastro-résistante
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVEÂ Â 
Excipient(s) àeffet notoire : chaque gélule contient 8,05 mg de saccharose, 1,85 microgrammes de parahydroxybenzoate de méthyle (E218), 0,56 microgrammes de parahydroxybenzoate de propyle (E216) et 1,8 microgrammes de benzoate de sodium (E211).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Gélule gastro-résistante.
Gélule avec une tête jaune opaque et un corps blanc opaque avec une impression en noir ë 20 mg û sur la tête et le corps. La gélule contient des microgranules sphériques blanc cassé àgrisâtre.
4.1. Indications thérapeutiques  
4.2. Posologie et mode d'administration  
La dose recommandée est de 20 mg dâÂÂésoméprazole (une gélule) par jour.
La prise des gélules pendant 2 ou 3 jours consécutifs peut être nécessaire pour obtenir une amélioration des symptômes. La durée du traitement peut aller jusquâÂÂà2 semaines. Une fois les symptômes disparus, le traitement doit être arrêté.
En cas de persistance des symptômes après 2 semaines de traitement continu, il doit être conseillé au patient de consulter un médecin.
Populations spécifiques
Patients présentant une insuffisance rénale
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale. Les patients présentant une insuffisance rénale sévère doivent être traités avec précaution en raison de l'expérience limitée chez ces patients (voir rubrique 5.2).
Patients présentant une insuffisance hépatique
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère àmodérée. Cependant, les patients présentant une insuffisance hépatique sévère doivent être conseillés par un médecin avant de prendre ESOMEPRAZOLE VIATRIS CONSEIL (voir rubrique 5.2).
Personnes âgés (> 65 ans)
Aucune adaptation posologique nâÂÂest nécessaire chez le sujet âgé.
Population pédiatrique
Il nâÂÂy a pas dâÂÂutilisation justifiée dâÂÂESOMEPRAZOLE VIATRIS CONSEIL dans la population pédiatrique de moins de 18 ans dans lâÂÂindication : ë traitement àcourt terme des symptômes du reflux gastro-à Âsophagien (par exemple pyrosis et régurgitation acide) û.
Mode dâÂÂadministration
Les gélules doivent être avalées entières avec un demi-verre dâÂÂeau. Les gélules ne doivent pas être mâchées ni croquées.
Chez les patients ayant des difficultés de déglutition :
Les gélules peuvent être aussi ouvertes et leur contenu dispersé dans un demi-verre dâÂÂeau non gazeuse. Aucun autre liquide ne doit être utilisé car lâÂÂenrobage entérique peut être dissous. Remuer et boire le liquide avec les granules immédiatement ou dans les 30 minutes. Rincer le verre avec un demi-verre d'eau et le boire. Les granules gastro-résistants ne doivent pas être croqués.
L'ésoméprazole ne doit pas être administré de façon concomitante avec le nelfinavir (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  
Il est conseillé aux patients de prendre un avis médical en cas de :
÷ Perte de poids significative et non intentionnelle, vomissements répétés, dysphagie, hématémèse ou méléna et en cas de suspicion ou de présence dâÂÂun ulcère gastrique, lâÂÂéventualité dâÂÂune malignité doit être exclue car un traitement avec lâÂÂésoméprazole peut atténuer les symptômes et retarder le diagnostic.
÷ Antécédents dâÂÂulcère gastrique ou de chirurgie digestive.
÷ Traitement symptomatique continu contre lâÂÂindigestion ou les brûlures dâÂÂestomac depuis 4 semaines ou plus.
÷ Jaunisse ou maladie hépatique grave.
÷ Apparition de nouveaux symptômes ou de modification récente des symptômes chez des patients âgés de plus de 55 ans.
Les patients souffrant de troubles persistants et récidivants de type digestion difficile (dyspepsie) ou brûlures dâÂÂestomac (pyrosis) doivent régulièrement consulter leur médecin. Les patients âgés de plus de 55 ans prenant quotidiennement des médicaments non soumis àprescription en raison dâÂÂune digestion difficile ou de brûlures dâÂÂestomac doivent en informer leur médecin ou leur pharmacien.
Les patients ne doivent pas prendre Esoméprazole VIATRIS CONSEIL comme médicament préventif au long cours.
Un traitement par des inhibiteurs de la pompe àprotons (IPPs) peut conduire àune légère augmentation du risque dâÂÂinfections gastro-intestinales, notamment àSalmonella et Campylobacter, et éventuellement àClostridium difficile chez des patients hospitalisés (voir rubrique 5.1).
Les patients doivent consulter leur médecin avant de prendre ce médicament si une endoscopie ou un test respiratoire àlâÂÂurée sont prévus.
Association avec dâÂÂautres médicaments
LâÂÂassociation de lâÂÂésoméprazole avec lâÂÂatazanavir nâÂÂest pas recommandée (voir rubrique 5.1). Si lâÂÂassociation de lâÂÂatazanavir avec un inhibiteur de la pompe àprotons est jugée indispensable, une surveillance clinique étroite est recommandée associée àune augmentation de la dose dâÂÂatazanavir à400 mg avec 100 mg de ritonavir. Une dose de 20 mg dâÂÂésoméprazole ne doit pas être dépassée.
LâÂÂésoméprazole est un inhibiteur du CYP2C19. Au début ou àla fin dâÂÂun traitement avec lâÂÂésoméprazole, le risque dâÂÂinteractions avec les médicaments métabolisés par le CYP2C19 doit être envisagé. Une interaction entre le clopidogrel et lâÂÂésoméprazole a été observée. La pertinence clinique de cette interaction est incertaine. LâÂÂutilisation concomitante dâÂÂésoméprazole et de clopidogrel doit être déconseillée (voir rubrique 4.5).
Les patients ne doivent pas prendre un autre IPP ou anti-H2 de manière concomitante.
Interférence avec les tests de laboratoire
Une augmentation du taux de Chromogranine A (CgA) peut interférer avec les tests réalisés pour lâÂÂexploration des tumeurs neuroendocrines.
Pour éviter cette interférence, le traitement par ésoméprazole doit être interrompu au moins 5 jours avant de mesurer le taux de CgA (voir rubrique 5.1). Si les taux de CgA et de gastrine ne sont pas normalisés après la mesure initiale, les mesures doivent être répétées 14 jours après lâÂÂarrêt du traitement par inhibiteur de la pompe àprotons.
Lupus érythémateux cutané subaigu (LECS)
Les inhibiteurs de la pompe àprotons sont associés àdes cas très occasionnels de LECS. Si des lésions se développent, notamment sur les zones cutanées exposées au soleil, et si elles s'accompagnent d'arthralgie, le patient doit consulter un médecin rapidement et le professionnel de santé doit envisager d'arrêter lâÂÂésoméprazole. La survenue dâÂÂun LECS après traitement par un inhibiteur de la pompe àprotons peut augmenter le risque de LECS avec d'autres inhibiteurs de la pompe àprotons.
Saccharose
Ce médicament contient des sphères du saccharose. Les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Parahydroxybenzoates
Ce médicament contient des parahydroxybenzoates et peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées).
Benzoate de sodium
Ce médicament contient 0,0018 mg de benzoate de sodium dans chaque gélule de 20 mg.
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium par gélule ( 23 mg), câÂÂest-à-dire quâÂÂil est ë essentiellement sans sodium û.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  
Les études dâÂÂinteractions ont été réalisées chez lâÂÂadulte uniquement.
Effets de l'ésoméprazole sur la pharmacocinétique dâÂÂautres médicaments
Comme lâÂÂésoméprazole est un énantiomère de lâÂÂoméprazole, les interactions rapportées avec lâÂÂoméprazole sont àprendre en considération.
Inhibiteurs de protéases
Il a été rapporté une interaction entre lâÂÂoméprazole et certains inhibiteurs de protéases. LâÂÂimportance clinique et les mécanismes de ces interactions ne sont pas toujours connus. LâÂÂaugmentation du pH gastrique lors dâÂÂun traitement par lâÂÂoméprazole peut modifier lâÂÂabsorption des inhibiteurs de protéases. Il existe dâÂÂautres mécanismes dâÂÂinteractions possibles qui se font via lâÂÂinhibition du CYP2C19.
Pour lâÂÂatazanavir et le nelfinavir, une diminution des concentrations plasmatiques de ces médicaments a été rapportée lorsquâÂÂils sont administrés de façon concomitante avec lâÂÂoméprazole ; lâÂÂadministration concomitante dâÂÂoméprazole et de ces médicaments nâÂÂest donc pas recommandée. LâÂÂadministration concomitante de lâÂÂoméprazole (40 mg, en une prise par jour) avec lâÂÂatazanavir 300 mg/ritonavir 100 mg chez des volontaires sains, a entraîné une diminution substantielle des concentrations plasmatiques de lâÂÂatazanavir (une diminution dâÂÂenviron 75 % de lâÂÂASC, de la Cmax et de la Cmin).
LâÂÂaugmentation de la posologie de lâÂÂatazanavir à400 mg nâÂÂa pas compensé lâÂÂeffet de lâÂÂoméprazole sur les concentrations plasmatiques de lâÂÂatazanavir. LâÂÂadministration concomitante dâÂÂoméprazole (20 mg, une fois par jour) et dâÂÂatazanavir 400 mg/ritonavir 100 mg chez des volontaires sains a entraîné une diminution dâÂÂenviron 30% de lâÂÂexposition àlâÂÂatazanavir, en comparaison àlâÂÂexposition observée après lâÂÂadministration dâÂÂatazanavir 300 mg/ritonavir 100 mg une fois par jour, sans oméprazole 20 mg une fois par jour. LâÂÂadministration concomitante dâÂÂoméprazole (40 mg, une fois par jour) a diminué de 36 à39 % les moyennes de lâÂÂASC, de la Cmax et de la Cmin du nelfinavir et de 75 à92 % les moyennes de lâÂÂASC, de la Cmax et de la Cmin de son métabolite pharmacologiquement actif M8. Du fait de la similarité des effets pharmacodynamiques et des propriétés pharmacocinétiques de lâÂÂoméprazole et de lâÂÂésoméprazole, lâÂÂadministration concomitante dâÂÂésoméprazole et dâÂÂatazanavir nâÂÂest pas recommandée et lâÂÂadministration concomitante dâÂÂésoméprazole et de nelfinavir est contre-indiquée (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Pour le saquinavir (en association avec le ritonavir), une augmentation de la concentration plasmatique (de 80 à100 %) a été rapportée lors dâÂÂun traitement concomitant avec l'oméprazole (40 mg une fois par jour). Un traitement avec l'oméprazole 20 mg une fois par jour n'a pas modifié l'exposition au darunavir (associé au ritonavir), ni celle àl'amprénavir (associé au ritonavir).
Un traitement avec l'ésoméprazole 20 mg une fois par jour n'a pas modifié l'exposition àl'amprénavir (associé ou non au ritonavir). Un traitement avec l'oméprazole 40 mg une fois par jour n'a pas modifié l'exposition au lopinavir (associé au ritonavir).
Méthotrexate
Une augmentation des concentrations de méthotrexate a été observée chez certains patients en cas dâÂÂadministration concomitante de méthotrexate avec les inhibiteurs de la pompe àprotons (IPP). Lors de lâÂÂadministration de fortes doses de méthotrexate, un arrêt provisoire du traitement par ésoméprazole peut être nécessaire.
Tacrolimus
Une augmentation des concentrations sériques du tacrolimus a été rapportée en cas dâÂÂadministration concomitante de tacrolimus et dâÂÂésoméprazole. Une surveillance renforcée des concentrations du tacrolimus et de la fonction rénale (clairance de la créatinine) doit être effectuée et la posologie du tacrolimus doit être adaptée si besoin.
Médicaments dont l'absorption est dépendante du pH
LâÂÂinhibition de l'acide gastrique au cours du traitement avec l'ésoméprazole et dâÂÂautres IPPs pourrait diminuer ou augmenter l'absorption de médicaments si celle-ci est dépendante du pH gastrique.
L'absorption de médicaments pris par voie orale tels que le kétoconazole, l'itraconazole et lâÂÂerlotinib peut diminuer pendant le traitement avec l'ésoméprazole et lâÂÂabsorption de la digoxine peut augmenter pendant le traitement par lâÂÂésoméprazole.
Un traitement concomitant avec de lâÂÂoméprazole (20 mg par jour) et de la digoxine chez des sujets sains a augmenté la biodisponibilité de la digoxine de 10 % (jusquâÂÂà30 % chez deux des dix sujets). Une toxicité de la digoxine a rarement été rapportée. Cependant, une attention particulière doit être portée lorsque lâÂÂésoméprazole est donné àfortes doses chez des patients âgés. La surveillance du traitement par la digoxine doit dès lors être renforcée.
Médicaments métabolisés par le CYP2C19
L'ésoméprazole inhibe le CYP2C19, principale enzyme de métabolisation de l'ésoméprazole. De ce fait, lors d'une administration concomitante avec des médicaments métabolisés par le CYP2C19, tels que la warfarine, la phénytoïne, le citalopram, l'imipramine, la clomipramine, le diazépam, etcâ¦, les concentrations plasmatiques de ces médicaments peuvent être augmentées et une réduction des doses peut être nécessaire. Dans le cas du clopidogrel, prodrogue transformée en son métabolite actif via le CYP2C19, les concentrations plasmatiques du métabolite actif peuvent être diminuées.
Warfarine
Un essai clinique a montré que lors de l'administration concomitante de 40 mg d'ésoméprazole chez les patients traités par warfarine, les temps de coagulation restent dans les valeurs normales. Cependant depuis la mise sur le marché, quelques cas isolés d'élévation de l'INR cliniquement significatifs ont été rapportés lors d'un traitement concomitant. Une surveillance est recommandée àl'initiation et àla fin du traitement concomitant de l'ésoméprazole avec la warfarine ou d'autres dérivés coumariniques.
Clopidogrel
Les résultats des études chez les sujets sains ont montré une interaction pharmacocinétique (PK)/pharmacodynamique (PD) entre le clopidogrel (dose de charge de 300 mg suivie de 75 mg par jour en dose dâÂÂentretien) et lâÂÂésoméprazole (40 mg par jour par voie orale) entraînant une diminution de lâÂÂexposition au métabolite actif du clopidogrel de 40 % en moyenne et une diminution de lâÂÂinhibition maximale de lâÂÂagrégation plaquettaire (induite par lâÂÂADP) de 14% en moyenne.
Dans une étude chez des sujets sains, une diminution de lâÂÂexposition dâÂÂenviron 40% du métabolite actif du clopidogrel a été observée lors de la prise dâÂÂune association fixe dâÂÂésoméprazole 20 mg et dâÂÂacide acétylsalicylique (AAS) 81 mg avec du clopidogrel en comparaison avec le clopidogrel seul. Cependant, les niveaux maximum dâÂÂinhibition de lâÂÂagrégation plaquettaire (induite par lâÂÂADP) chez ces patients étaient identiques dans les deux groupes.
Des données contradictoires sur les conséquences cliniques de cette interaction PK/PD en termes de survenue dâÂÂévènements cardiovasculaires majeurs ont été rapportées dans des études observationnelles et cliniques. Par précaution, lâÂÂutilisation concomitante de lâÂÂésoméprazole et de clopidogrel doit être déconseillée.
Phénytoïne
LâÂÂadministration concomitante de 40 mg dâÂÂésoméprazole conduit àune augmentation de 13% des concentrations plasmatiques de phénytoïne chez les patients épileptiques. Il est recommandé de surveiller les concentrations plasmatiques de la phénytoïne lors de la mise en à Âuvre ou àlâÂÂarrêt du traitement avec lâÂÂésoméprazole.
Voriconazole
LâÂÂoméprazole (àla dose de 40 mg en une prise par jour) a entraîné une augmentation des concentrations plasmatiques du voriconazole (un substrat du CYP2C19), avec la Cmax et lâÂÂASCt augmentés respectivement de 15 % et 41 %.
Cilostazol
Comme lâÂÂoméprazole, lâÂÂésoméprazole est un inhibiteur du CYP2C19. Dans une étude en cross-over, lâÂÂoméprazole administré àla dose de 40 mg àdes sujets sains a augmenté la Cmax et lâÂÂASC du cilostazol de 18 et 26 % respectivement, et de lâÂÂun de ses métabolites actifs de 29 et 69 % respectivement.
Cisapride
Chez les volontaires sains, l'administration concomitante de 40 mg d'ésoméprazole a entraîné une augmentation de 32 % de l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques (ASC) et àune prolongation de 31 % de la demi-vie d'élimination (t1/2) sans augmentation significative du pic plasmatique du cisapride. La légère prolongation de lâÂÂintervalle QTc observée après administration du cisapride seul n'est pas majorée lors de l'administration concomitante du cisapride avec l'ésoméprazole.
Diazépam
Une administration concomitante de 30 mg dâÂÂésoméprazole a entraîné une diminution de 45 % de la clairance du métabolite du diazépam, métabolisé par le CYP2C19.
Médicaments sans interaction cliniquement significative
Amoxicilline et quinidine
L'ésoméprazole n'a pas montré d'effet cliniquement significatif sur la pharmacocinétique de l'amoxicilline et de la quinidine.
Naproxène ou rofécoxib
Des études àcourt terme évaluant l'administration concomitante d'ésoméprazole avec du naproxène ou du rofécoxib n'ont pas montré d'interaction pharmacocinétique cliniquement significative.
Effets des autres médicaments sur la pharmacocinétique de l'ésoméprazole
Médicaments qui inhibent le CYP2C19 et/ou le CYP3A4
L'ésoméprazole est métabolisé par le CYP2C19 et le CYP3A4. L'administration concomitante d'ésoméprazole avec un inhibiteur du CYP3A4, la clarithromycine (500 mg deux fois par jour) conduit àun doublement de lâÂÂexposition (ASC) àl'ésoméprazole. L'administration concomitante d'ésoméprazole et d'un inhibiteur combiné du CYP2C19 et du CYP3A4, peut entraîner une augmentation de plus du double de lâÂÂexposition àl'ésoméprazole.
Le voriconazole, inhibiteur des CYP2C19 et CYP3A4 a entraîné une augmentation de l'AUCt de l'oméprazole de 280 %.
Un ajustement systématique de la dose d'ésoméprazole n'est pas nécessaire dans l'une ou l'autre de ces situations. Cependant, un ajustement de la dose doit être envisagé chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère, et si un traitement au long cours est indiqué.
Médicaments qui induisent le CYP2C19 et/ou le CYP3A4
Des médicaments connus pour induire le CYP2C19 ou le CYP3A4 ou les deux (comme la rifampicine et le millepertuis (Hypericum perforatum) peuvent conduire àune diminution des taux sériques dâÂÂésoméprazole par augmentation du métabolisme de lâÂÂésoméprazole.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  
Grossesse
Un nombre modéré de données chez la femme enceinte (entre 300-1000 résultats de grossesse) nâÂÂa mis en évidence aucun effet malformatif ni toxique pour le fà Âtus ou le nouveau-né avec lâÂÂésoméprazole.
Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Par mesure de précaution, il est préférable dâÂÂéviter lâÂÂutilisation dâÂÂESOMEPRAZOLE VIATRIS CONSEIL pendant la grossesse.
Allaitement
On ne sait pas si lâÂÂésoméprazole/métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Il nâÂÂexiste pas de données suffisantes sur les effets de lâÂÂésoméprazole chez les nouveau-nés/nourrissons. LâÂÂésoméprazole ne doit pas être utilisé au cours de l'allaitement.
Fertilité
Les études effectuées chez lâÂÂanimal avec le mélange racémique dâÂÂoméprazole, administré par voie orale, nâÂÂindiquent pas dâÂÂeffet sur la fertilité.
4.7. Effets sur l'aptitude àconduire des véhicules et àutiliser des machines  
4.8. Effets indésirables  
Résumé du profil de sécurité dâÂÂemploi
Maux de tête, douleur abdominale, diarrhée et nausées font partie des effets indésirables qui ont été le plus fréquemment rapportés lors des essais cliniques (et également lors de lâÂÂutilisation après commercialisation). De plus, le profil de sécurité dâÂÂemploi est similaire pour les différentes formulations, les indications de traitement, les groupes d'âge et les populations de patients. Aucun effet indésirable lié àla dose nâÂÂa été identifié.
Résumé tabulé des effets indésirables
Les effets indésirables suivants ont été rapportés ou suspectés au cours des essais cliniques de l'ésoméprazole et depuis sa mise sur le marché. Les effets indésirables sont classés par fréquence selon la convention MedDRA : très fréquent âÂÂ¥ 1/10 ; fréquent âÂÂ¥ 1/100 et
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Rare |
Leucopénie, thrombocytopénie |
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Très rare |
Agranulocytose, pancytopénie |
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Affections du système immunitaire |
Rare |
Réactions d'hypersensibilité telles que fièvre, angio-à Âdème, réaction/choc anaphylactique |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Peu fréquent |
à Âdème périphérique |
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Rare |
Hyponatrémie |
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Très rare |
Hypomagnésémie ; une hypomagnésémie sévère peut être associée àune hypocalcémie ; une hypomagnésémie peut aussi entraîner une hypokaliémie. |
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Affections psychiatriques |
Peu fréquent |
Insomnie |
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Rare |
Agitation, confusion, dépression |
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Très rare |
Agressivité, hallucinations |
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Affections du système nerveux |
Fréquent |
Céphalées |
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Peu fréquent |
Sensations vertigineuses, paresthésie, somnolence |
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Rare |
Troubles du goût |
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Affections oculaires |
Rare |
Vision trouble |
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Affections de l'oreille et du labyrinthe |
Peu fréquent |
Vertiges |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Rare |
Bronchospasme |
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Affections gastro-intestinales |
Fréquent |
Douleurs abdominales, constipation, diarrhée, flatulence, nausées /vomissements, polypes des glandes fundiques (bénins) |
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Peu fréquent |
Sécheresse buccale |
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Rare |
Stomatite et candidose gastro-intestinale |
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Fréquence indéterminée |
Colite microscopique |
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Affections hépatobiliaires |
Peu fréquent |
Augmentation des enzymes hépatiques |
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Rare |
Hépatite avec ou sans ictère |
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Très rare |
Insuffisance hépatique, encéphalopathie chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère préexistante |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Peu fréquent |
Dermatite, prurit, rash, urticaire |
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Rare |
Alopécie, photosensibilisation |
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Très rare |
Erythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) |
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Fréquence indéterminée |
Lupus érythémateux cutané subaigu (voir rubrique 4.4) |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Rare |
Arthralgies, myalgies |
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Très rare |
Faiblesses musculaires |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Très rare |
Néphrite interstitielle |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Très rare |
Gynécomastie |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Rare |
Malaise, augmentation de la sudation |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Des doses uniques de 80 mg par jour ont été bien tolérées. Il n'existe pas d'antidote spécifique connu. L'ésoméprazole est fortement lié aux protéines plasmatiques et donc n'est pas aisément dialysable. En cas de surdosage, un traitement symptomatique approprié doit être instauré.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUESÂ Â 
5.1. Propriétés pharmacodynamiques  
Classe pharmacothérapeutique : Médicaments pour les troubles de lâÂÂacidité, inhibiteurs de la pompe àprotons ; code ATC : A02BC05.
L'ésoméprazole est l'isomère S de l'oméprazole et diminue la sécrétion gastrique acide par un mécanisme d'action spécifiquement ciblé. C'est un inhibiteur spécifique de la pompe àprotons au niveau de la cellule pariétale. Les deux isomères R et S de l'oméprazole ont une activité pharmacodynamique similaire.
Mécanisme d'action
L'ésoméprazole est une base faible. Il est concentré et converti en forme active dans l'environnement acide des canalicules sécrétoires de la cellule pariétale, où il inhibe l'enzyme H+K+-ATPase (la pompe àprotons), la sécrétion acide basale et la sécrétion acide stimulée.
Effets pharmacodynamiques
Après une prise orale de 20 et 40 mg d'ésoméprazole, lâÂÂeffet survient dans un délai d'une heure. Après administrations répétées de 20 mg d'ésoméprazole en une prise par jour pendant 5 jours, le pic moyen dâÂÂacide obtenu après stimulation par la pentagastrine diminue de 90 % au 5ème jour, 6 à7 heures après la prise.
Après 5 jours de prises orales de 20 mg et 40 mg d'ésoméprazole, un pH intragastrique supérieur à4 était maintenu respectivement pendant en moyenne 13 heures et 17 heures sur 24 heures chez les patients souffrant de reflux gastro-à Âsophagien (RGO) symptomatique. Les pourcentages de patients dont le pH intragastrique sâÂÂest maintenu au-dessus de 4 pendant au moins 8, 12 et 16 heures après une prise de 20 mg dâÂÂésoméprazole sont respectivement de 76 %, 54 % et 24 %. Avec une dose de 40 mg, les pourcentages correspondants étaient de 97 %, 92 % et 56 %.
En utilisant l'aire sous la courbe (ASC), comme paramètre reflétant la concentration plasmatique, une relation entre l'inhibition de la sécrétion acide et lâÂÂexposition a été démontrée.
Pendant le traitement par des médicaments anti-sécrétoires, la concentration sérique de gastrine augmente en réaction àla diminution de la sécrétion acide. De même, le taux de CgA augmente àcause de la diminution de lâÂÂacidité gastrique. LâÂÂaugmentation du taux de CgA peut interférer avec les tests réalisés pour lâÂÂexploration des tumeurs neuroendocrines.
DâÂÂaprès des données publiées, la prise dâÂÂinhibiteurs de la pompe àprotons devrait être interrompue entre 5 jours et 2 semaines avant de mesurer le taux de CgA. Le but est de permettre un retour àla normale des taux de CgA qui auraient été artificiellement augmentés par la prise dâÂÂIPP.
Une augmentation du nombre de cellules ECL en relation possible avec l'augmentation des concentrations sériques de la gastrine a été observée chez certains patients traités au long cours avec l'ésoméprazole.
La diminution de la sécrétion d'acide gastrique, quelle qu'en soit la cause notamment celle induite par les inhibiteurs de la pompe àprotons (IPPs), augmente dans lâÂÂestomac le nombre de bactéries que lâÂÂon trouve normalement dans le tube digestif. Le traitement par IPPs pourrait augmenter légèrement le risque dâÂÂinfections gastro-intestinales dues àdes germes tels que par Salmonella et Campylobacter et, éventuellement par Clostridium difficile chez des patients hospitalisés.
Efficacité clinique
Il a été démontré que l'ésoméprazole 20 mg, traite efficacement les brûlures d'estomac fréquentes chez les sujets recevant une dose par 24 heures pendant 2 semaines. Dans deux études pivots multicentriques, randomisées, en double aveugle, contrôlées versus placebo, 234 sujets ayant des antécédents récents de brûlures d'estomac fréquentes ont été traités avec 20 mg d'ésoméprazole pendant 4 semaines. Les symptômes associés au reflux acide (tels que les brûlures d'estomac et les régurgitations acides) ont été évalués rétrospectivement sur une période de 24 heures. Dans les deux études, l'ésoméprazole 20 mg a été significativement plus efficace que le placebo sur le critère principal, la résolution complète des brûlures d'estomac définie par l'absence de brûlures d'estomac au cours des 7 jours précédant la visite finale (33,9% - 41,6% vs 11,9% - 13,7% pour le placebo (p
Les autres critères secondaires étaient concordants avec le critère principal, y compris le soulagement des brûlures dâÂÂestomac aux semaines 1 et 2, le pourcentage de journées de 24 heures sans brûlures d'estomac aux semaines 1 et 2, la sévérité moyenne des brûlures d'estomac aux semaines 1 et 2 et le temps d'obtention de la première résolution et de la résolution durable des brûlures d'estomac sur une période de 24 heures et pendant la nuit, en comparaison avec le placebo. Environ 78% des sujets recevant 20 mg d'ésoméprazole ont rapporté une première résolution des brûlures d'estomac pendant la première semaine de traitement contre 52 % à58 % des sujets sous placebo. Le temps d'obtention d'une résolution durable des brûlures d'estomac, définie par 7 journées consécutives sans brûlure d'estomac depuis la première constatation des brûlures d'estomac, était significativement plus court dans le groupe recevant 20 mg d'ésoméprazole (39,7% - 48,7% au jour 14 vs 11,0% - 20,2% sous placebo). Le temps médian d'obtention de la première résolution des brûlures d'estomac nocturnes était de 1 jour, cette valeur était statistiquement significative par rapport au placebo dans une étude (p = 0,048) et proche de la signification dans l'autre (p = 0,069). Environ 80% des nuits étaient sans brûlures d'estomac pendant toutes les périodes et 90 % des nuits étaient sans brûlures d'estomac la deuxième semaine de chaque essai, contre 72,4 % à78,3 % pour le placebo. L'évaluation de la résolution des brûlures d'estomac par les investigateurs concordait avec celle des sujets, avec des différences statistiquement significatives entre l'ésoméprazole (34,7 % - 41,8 %) et le placebo (8,0 % - 11,4 %). Les investigateurs ont également établi que l'ésoméprazole était significativement plus efficace que le placebo pour résoudre les régurgitations acides (58,5 % - 63,6 % vs 28,3 % - 37,4 % pour le placebo) pendant l'évaluation sur 2 semaines.
Suite àl'évaluation thérapeutique globale des patients àla semaine 2, 78,0 % - 80,7 % des patients recevant l'ésoméprazole 20 mg, contre 72,4 % - 78,3 % des patients sous placebo, ont déclaré que leur état de santé était amélioré. La majorité d'entre eux ont estimé l'importance de ce changement de Important àExtrêmement Important dans la réalisation de leurs activités de la vie quotidienne (79 % - 86 % àla semaine 2).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques  
L'ésoméprazole est instable en milieu acide. Il s'administre par voie orale sous forme de granules gastro-résistants. In vivo, la conversion en isomère R est négligeable. L'absorption de l'ésoméprazole est rapide, avec un pic plasmatique survenant environ 1 à2 heures après la prise. La biodisponibilité absolue est de 64 % après administration unique de 40 mg et augmente à89 % après administrations répétées d'une prise par jour. Les valeurs correspondantes pour 20 mg d'ésoméprazole sont 50 % et 68 % respectivement. La prise d'aliments retarde et diminue l'absorption de l'ésoméprazole bien que cela n'ait pas d'influence significative sur l'effet anti-sécrétoire de l'ésoméprazole.
Distribution
Le volume de distribution apparent àl'état d'équilibre chez le sujet sain est d'environ 0,22 l/kg. La liaison de l'ésoméprazole aux protéines plasmatiques est de 97 %.
Biotransformation
L'ésoméprazole est totalement métabolisé par le cytochrome P450 (CYP). La majeure partie de son métabolisme est dépendante de l'enzyme polymorphe CYP2C19, responsable de la formation des métabolites hydroxy- et déméthyl de l'ésoméprazole. La partie restante est dépendante d'un autre isoenzyme spécifique, le CYP3A4, responsable de la formation du sulfone-ésoméprazole, principal métabolite plasmatique.
Elimination
Les paramètres mentionnés ci-dessous reflètent principalement le profil pharmacocinétique chez les individus ayant un enzyme CYP2C19 fonctionnel ou métaboliseurs rapides.
La clairance plasmatique totale est d'environ 17 l/h après une dose unique et d'environ 9 l/h après administrations répétées. La demi-vie plasmatique d'élimination est d'environ 1,3 heures après administrations répétées d'une prise par jour. L'ésoméprazole est éliminé totalement du plasma entre deux administrations sans tendance àl'accumulation lors d'une prise par jour. Les principaux métabolites de l'ésoméprazole n'ont pas d'effet sur la sécrétion gastrique acide.
Environ 80 % d'une dose d'ésoméprazole administré par voie orale sont éliminés sous forme de métabolites dans les urines, le reste étant retrouvé dans les fèces. Moins de 1 % de la molécule mère est retrouvé dans les urines.
Linéarité/non linéarité
La pharmacocinétique de l'ésoméprazole a été étudiée pour des doses allant jusqu'à40 mg deux fois par jour. L'aire sous la courbe (ASC) des concentrations plasmatiques en fonction du temps augmente avec des administrations répétées d'ésoméprazole. Cette augmentation est dose-dépendante et résulte en une augmentation supérieure àla dose-proportionnalité de l'aire sous la courbe après administrations répétées. Cet effet temps et dose-dépendant est dû àune diminution du métabolisme de premier passage et de la clairance systémique probablement causée par une inhibition de l'enzyme CYP2C19 par l'ésoméprazole et /ou son métabolite sulfone.
Populations spécifiques de patients
Métaboliseurs lents
Environ 2,9 ñ 1,5 % de la population sont déficients en enzyme CYP2C19 fonctionnel et sont appelés ë métaboliseurs lents û. Chez ces individus, le métabolisme de l'ésoméprazole est probablement catalysé principalement par le CYP3A4. Après administrations répétées d'une prise par jour de 40 mg d'ésoméprazole, la moyenne de l'aire sous la courbe (ASC) des concentrations plasmatiques en fonction du temps est environ 100 % plus élevée chez les métaboliseurs lents que chez les sujets ayant un enzyme CYP2C19 est fonctionnel (métaboliseurs rapides). Le pic plasmatique moyen est augmenté d'environ 60 %.
Ces observations n'ont pas de conséquence sur la posologie de l'ésoméprazole.
Sexe
Après une dose unique de 40 mg dâÂÂésoméprazole, la moyenne de lâÂÂaire sous la courbe des concentrations plasmatiques en fonction du temps est dâÂÂenviron 30 % supérieure chez la femme que chez lâÂÂhomme. Aucune différence entre les sexes nâÂÂa été observée après administrations répétées quotidiennes dâÂÂésoméprazole. Ces observations nâÂÂont aucune influence sur la posologie de lâÂÂésoméprazole.
Insuffisants hépatiques
Le métabolisme de l'ésoméprazole des patients ayant une insuffisance hépatique légère àmodérée peut être altéré. Le taux de métabolisation est diminué chez les patients atteints d'insuffisance hépatique sévère, résultant en un doublement de l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques de l'ésoméprazole. Par conséquent, une dose maximale de 20 mg ne doit pas être dépassée chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère. L'ésoméprazole et ses principaux métabolites ne montrent pas de tendance àl'accumulation avec une seule prise par jour.
Insuffisants rénaux
Aucune étude n'a été réalisée chez les patients ayant une fonction rénale altérée. Comme le rein est responsable de l'élimination des métabolites de l'ésoméprazole mais pas de l'élimination de la molécule mère, le métabolisme de l'ésoméprazole n'est pas modifié chez les patients avec insuffisance rénale.
Personnes âgées (ó 65 ans)
Le métabolisme de l'ésoméprazole n'est pas significativement modifié chez le sujet âgé (71-80 ans).
5.3. Données de sécurité préclinique  
Les effets indésirables suivants nâÂÂont pas été observés dans les études cliniques, mais ont été constatés chez des animaux soumis àdes niveaux dâÂÂexposition semblables àceux utilisés pour lâÂÂhomme et pourraient avoir une signification clinique. Les études de carcinogénèse chez le rat avec le mélange racémique ont montré une hyperplasie des cellules ECL gastriques et des tumeurs carcinoïdes. Chez le rat, ces modifications gastriques sont le résultat d'une hypergastrinémie prolongée et importante, secondaire àla réduction de la sécrétion gastrique acide et sont observées chez cet animal lors de traitement au long cours avec des inhibiteurs de la sécrétion gastrique acide.
Sphères de sucre (saccharose, amidon de maïs), hypromellose, diméticone émulsion 35 % (diméticone, parahydroxybenzoate de propyle (E216), parahydroxybenzoate de méthyle (E218), acide sorbique, benzoate de sodium, monolaurate de sorbitan de polyéthylène glycol, octylphénoxy-polyéthoxy-éthanol et propylène glycol), polysorbate 80, mannitol, monoglycérides diacétylés, talc, dispersion à30 % de copolymère d'acide méthacrylique et d'acrylate d'éthyle (1:1) (copolymère d'acide méthacrylique et d'acrylate d'éthyle, laurilsulfate de sodium et polysorbate 80), citrate de triéthyle, macrogolglycérides stéariques
Enveloppe de la gélule :
Oxyde de fer noir (E172), gomme laque, oxyde de fer jaune (E172), dioxyde de titane (E171), gélatine.
6.3. Durée de conservation  
Pour le flacon : Après première ouverture du flacon, àconserver maximum 3 mois.
6.4. Précautions particulières de conservation  
A conserver àune température ne dépassant pas 25ðC.
Flacon : Conserver le flacon soigneusement fermé, àl'abri de l'humidité.
Plaquettes : A conserver dans l'emballage extérieur d'origine, àl'abri de l'humidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   
Flacon (PEHD) muni d'un dessicant (gel de silice) et d'un bouchon (Polypropylène) blanc. Le flacon est scellé par une feuille en aluminium : Boîtes de 14 gélules.
Plaquette (Polyamide-Aluminium-PVC/Aluminium) : Boîtes de 7 ou 14 gélules
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières dâÂÂélimination et de manipulation  
Pas dâÂÂexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
1 RUE DE TURIN
69007 LYON
FRANCE
8. NUMERO(S) DâÂÂAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  
÷ 34009 220 349 2 8 : 14 gélules gastro-résistantes sous plaquettes (Polyamide-Aluminium-PVC/Aluminium).
÷ 34009 220 351 7 8 : 14 gélules gastro-résistantes en flacon (PE) avec bouchon (Polypropylène).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LâÂÂAUTORISATION  
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTEÂ Â 
[àcompléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUESÂ Â 
Médicament non soumis àprescription médicale.